Une lettre peut créer bien des dégâts, attention [pv Alice et Serena]

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Une lettre peut créer bien des dégâts, attention [pv Alice et Serena]

Message  Lucas Crawd le Sam 12 Jan - 0:15

Lucas avait reçu une lettre de la gazette des sorciers pour lui demander ce qu’il s’était passé à la cabane hurlante. De quel droit lui demandaient-ils cela ? Avaient-ils oublié qu’il venait de perdre sa meilleure amie là-bas ? Le poufsouffle s’était énervé le matin même en lisant cela. La scène terrible avait forcément refait surface. Il aurait dû se douter que la lettre ne serait pas une bonne nouvelle vu qu’il n’en recevait jamais. Il avait complètement écrabouillé, déchiré cette lettre et s’était levé furieux de son petit déjeuner. La table s’était à moitié renversée, son contenu avec, mais personne n’avait osé l’approcher pour lui dire quoi que ce soit. Toujours le parchemin dans la main, il avait traversé la grande salle lançant des éclairs à tous ceux qui le regardaient. Les élèves s’étaient vite retirés de son passage. Il entendait des murmures derrière lui, mais il savait qu’il allait exploser s’il disait quoi que ce soit. Des larmes commencèrent à rouler sur ses joues. Il revoyait Gaby rigoler en face de lui. Il la voyait le fuir dans la salle vide, il y avait quelques semaines seulement. Comment osaient-ils lui poser des questions ? Ils se prenaient pour qui ? Ils avaient qu’à demander au directeur ou aux professeurs. Pourquoi lui surtout ? Qu’avait-il bien pu faire pour que ça tombe sur lui ? Il serra encore plus son poing. Il fallait qu’il se vide la tête, tout de suite.

Il se dirigea directement vers le vestiaire du stade. Il savait qu’il faisait froid dehors, mais ça l’importait peu. Il mit son équipement de quidditch et prit l’une des battes à leur disposition. Il lâcha un cognard sur le terrain et se lança à sa poursuite. Il n’était pas un batteur à l’origine, mais il avait besoin de taper quelque chose. La course poursuite contre la balle furieuse commença. Il n’était pas habitué à tenir une batte en plus de se tenir sur son balai, mais cela vint très vite. Il passa longtemps à se détruire les muscles sur ce cognard. Il hurlait à moitié à chaque fois qu’il tapait dedans. Sa rage et son désespoir le rendait furieux. Il avait besoin de faire ressortir toute cette haine. Seulement, à force de le faire, en plus d’être gelé, il se retrouvait sans force. Il avait de plus en plus de mal à vaincre la sphère. Celle-ci devenait de plus en plus violente et agressive. Il n’arrivait plus à la maîtriser. Il finit par la louper et elle vint toucher violemment son bras gauche, encore un peu sensible. Il hurla de douleur et se laissa porter par son balai vers le sol. Il parvint difficilement à récupérer le cognard pour le ranger en sureté. Son bras le lança légèrement, mais au final, c’était plus de colère et de faiblesse qu’il avait crié. Il n’en pouvait plus. Pourquoi fallait-il qu’il soit si faible ? Pourquoi ne pouvait-il pas vaincre ?

Il ne prit pas la peine de se changer. Il n’avait envie de rien. Il était las. Il se dirigea vers la volière. Pourquoi ? Il ne savait pas vraiment. Peut-être pensait-il être seul. Peut-être espérait-il que personne ne vienne le voir pour savoir comment il allait ou pour essayer de lui changer les idées. A quoi cela servait-il ? Même si ses pensées étaient oubliées deux heures, elles revenaient plus brutalement encore. Il s’installa par terre, là où il n’y avait pas trop de fientes. Mettant ses mains dans ses poches, il sentit le parchemin. Il le ressortit. Bizarrement, il se sentit moins furieux face à ses mots. Maintenant qu’il y réfléchissait, ce n’était peut-être pas si idiot. Cela permettrait que tout le monde sache ce qu’il se passait sous leurs yeux. Il était temps que les élèves sachent. Ils ne pouvaient comprendre ce qu’il traversait. Seuls les présents savaient. Seuls eux savaient qu’ils devaient devenir plus forts s’ils ne voulaient pas mourir. Il devait les prévenir. C’était son rôle. Il ne pouvait pas les abandonner dans l’ignorance alors que leurs proches étaient peut-être en danger. Maintenant qu’il savait réellement ce que cela faisait de perdre quelqu’un, il ne pouvait pas laisser ça arriver à n’importe qui d’autre.

Une plume, de l’encre et du parchemin étaient posés un peu plus loin. Etait-ce destiné aux élèves ayant oublié leur matériel ou quelqu’un les avait-il oubliés ? Lucas ne s’en préoccupait guère. Il avait d’autres pensées en tête. Il les attrapa et se réinstalla. Il lut la première question. Il ne comprit pas pourquoi elle était là. En quoi se présenter servait à quelque chose ? Ne devait-il pas dire ce qu’il s’était passé ? Il ferma les yeux, respira un bon coup. Il ne répondit pas à cette question… Il ne voyait pas quoi dire. Il verrait plus tard, s’il y répondait. Il lut la deuxième question : décrire Gaby. Il resta sans voix devant la question. Il avait peur de se souvenir. Il savait dans quel état ça le mettrait. Mais il ne put s’en empêcher. Il la revoyait dans tous ses états, drôle, triste, excitée, énergique. Il ne revoyait que ses bons côtés. Il essaya d’écrire ce qu’il ressentait, mais les mots ne venaient pas vraiment. Sa main se crispa à la plume. Il déchira à moitié le parchemin avec sa pointe. Celle-ci vint s’enfoncer dans sa jambe. Ce fut à ce moment-là qu’il se rendit compte de sa crispation. Son pantalon est tâché d’encre. Il chiffonna le parchemin et l’envoya bouler à l’autre bout. En passant, celui-ci frôla plusieurs chouettes, les dérangeant énormément dans leur sommeil.

Il en vint à la troisième question : raconter ce qu’il s’était passé. Ils voulaient sa mort rapide ou quoi ? Ils voulaient tant que ça le faire souffrir ? Il se rappela cette journée horrible. Son bras le relança en y repensant. Encore une fois, il se retrouva tout contracté. Il revoyait ces mangemorts torturés ses amis. Lui-même n’avait pas réellement eu grand-chose, juste une petite blessure. Ce n’était rien comparé à Gaby ou Sirius. Surtout Sirius qui devait vivre avec ce souvenir. Il envoya balader tout ce qu’il avait sur lui dans la pièce. Une chouette en fut la victime et n’apprécia pas. Elle vint l’attaquer. Lucas n’eut pas le choix que de sortir. Il essaya de la faire partir à coups de bras, mais il se faisait plus mordre qu’autre chose. Il dévala l’escalier. Cependant, il perdit l’équilibre et du se retenir avec son bras fragile. Il tira trop fortement dessus et tomba dans la neige recouvrant les marches. Maintenant, il était totalement trempé et avait réellement mal au bras, sans oublier l’énervement revenu avec la lettre. Il donna un coup de poing par terre avec rage. Soudain, il entendit des bruits de pas. Il ne pouvait donc pas être tranquille ? Il hurla avec colère :

Qui est là ?!
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