Un faim de Loup [PV Rémus]

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Un faim de Loup [PV Rémus]

Message  Julie Palmer le Dim 3 Fév - 22:14

Le sang coule dans sa gorge. Il est doux et sucré. Elle sent de petite touche de praline. Hum… Que c’est bon on dirait qu’elle mange des dragées sauf qu’elle n’a pas à croquer et à se faire mal aux dents. Le liquide carmin glisse tout seul dans sa bouche, elle n’a presqu’aucun effort à faire. Rapidement il n’y à plus rien. Plus de sucrerie pour Julie, plus de sang, elle suce un peu plus fort sur la plaie et mort un peu plus fort, mange la gorge jusqu’au tendon mais il ne reste plus rien. Cinq litres, ce n’est pas suffisant. Elle en veut plus. Elle rejette le corps fébrile et mort en arrière. Elle a encore soif, elle veut boire encore du sang sucré où même celui acide d’un drogué dans une rue. Elle regarde le corps de la jeune femme sur le sol. Elle était si belle, elle était tellement douce, tellement gentille. Trop gentille. Julie ne ressent pas de remord, elle pense juste à la soif, à la faim, peut-importe le nom qu’on donne à cette sensation quand on est vampire … Elle est trois fois, voire dix fois plus forte que celle d’un humaine normal. Elle cherche, renifle. Il lui faut quelqu’un pour étancher cette soif qui la tiraille. A un moment elle passe devant une vitrine. Elle ne voit qu’une ombre. Presque pas de reflet, juste deux yeux noire brillant dans la nuit. Ils sont signes de mauvais pressage. Interloqué par cette chose qu’elle regarde elle se rapproche de la vitrine de livre … Qui est-ce ? Elle regarde plus attentivement mais le reflet et de moins en moins visible, il disparaît petit à petit. Affolé elle cherche un endroit où se mirer. Mais rien, elle ne se voit plus. La dernière image qu’elle à d’elle même et ce monstre aux yeux noirs.

Julie se réveilla en nage. Elle haletait et avait presque criait. Ses camarades de dortoirs avaient presque grommelaient dans leur sommeil. Elle passa une main sur son visage livide. Elle tenta de contrôler sa respiration saccadée et n’y parvient qu’après plusieurs minutes seulement. Elle avait rêvé qu’elle avait tué une jeune femme et que cela ne lui avait pas suffit. Elle était bouleversée, ne sachant comment interpréter ce rêve. Elle savait que les sorciers faisaient parfois des rêves prémonitoires, est ce que ce rêve était un de cela ? Elle avait cependant réellement faim, pourtant, la pleine lune était dans une semaine. Elle commençait à vraiment souffrir de cette faim constante qui n’était plus seulement décuplé pendant les jours de pleines lunes, mais presque continuellement. La jeune fille décida d’aller manger. Certes, il était plus de minuit, mais elle préférait aller dans la cuisine où les elfes la connaissaient et la servait toujours plutôt que de mangeait ses camarades de dortoir dans son sommeil. La jeune fille passa alors un vieux sweat à capuche noire et un pantalon de sport de la même couleur. Elle fourra sa baguette dans sa poche et sortie du dortoir puis de la sale commune. Avec ses sens accrus elle sentait et entendait où se trouver le surveillant de nuit et n’eu aucun mal à les éviter. De toute façon, elle avait l’habitude de se rendre dans la forêt interdite la nuit pour attraper des petits animaux à l’approche de la pleine lune. Sa faim n’était pas assez tenace pour qu’elle s’y aventure ce soir. Aussi elle rêvait d’un steak bleu.

Quand elle arriva dans la cuisine, les lumières étaient allumées. Un elfe de maison, un qu’elle connaissait bien et qui se prénommé Joky, un elfe très joyeux qui aimait bien faire de pitrerie. Joky apparut en faisant une pirouette et ricana : « Juju Juju Juju » cria-t-il en attrapant ses mains et en sautant sur place. « Je sais ce que tu veux Juju, Ho oui, Ho oui, je reviiiiiiens » Il disparu de nouveau et Julie s’installa sur une des paillasses qui servait à découpe des aliments en s’assaillant sur une chaise haute. Quelques minutes plus tard elle entendit des pas venir de la cuisine. Son rythme cardiaque se mit à accélérée, mais l’odeur qui venait de cette personne qui avancé la rassura. Cette odeur caractéristique de chien mouillé mélangé à du tue loup. Elle l’aimait bien cette odeur. Mais cela continua de faire affolé son cœur. Quand les portes de la cuisine s’ouvrirent sur Rémus Lupin elle bafouilla : « Qu’est ce … Mais qu’est ce que tu fais ici ? Tu as faim souvent en pleine nuit toi aussi ? ». Elle avait dit ça presque naïvement, comme si elle était une petite fille. Sa voix c’était même faite plus aigue sur les derniers mots. Elle rougit aussi. Et elle devint couleur pivoine quand Joky l’elfe de Maison réapparut en déposant un énorme plat plein de viande rouge non cuite devant la jeune poufsouffle. Rémus allait voir qu’elle fille horrible elle était. Ceci n’était qu’un aperçut de ce qu’elle aimait réellement. Joky lui s’esclaffa : « Moony ! Moony ! Moony ! Que veux-tu que Joky te prépare ?»
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Julie Palmer

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Re: Un faim de Loup [PV Rémus]

Message  Remus Lupin le Ven 8 Fév - 19:06

C’est officiel, c’est la dernière fois que j’accepte d’échanger mes rondes à la dernière minute. J’aurais pourtant dû le savoir que ce changement était suspect. Qui a une urgence à peine deux heures avant que le tour de ronde ne doive commencer ? Réponse : personne. Enfin presque personne. Mais le problème reste le même, je n’arrive pas à croire que j’ai pu me faire avoir comme un bleu comme ça. Je n’ai même pas pensé à demander la nature de l’urgence en question. Janice avait l’air tellement pressée et désolée que j’en ai automatiquement conclu qu’elle avait vraiment quelque chose d’urgent à faire. Urgent mon œil ! En réalité, elle savait juste qu’avec le match Serdaigle/Serpentard demain, être de ronde ce soir équivalait à se taper toutes les agressions de joueurs. Mais comment j’ai pu oublier ça ? Je suis un crétin fini ! Evidemment que Janice a voulu se débarrasser de son tour de ronde sur le premier idiot venu. Et qui mieux pour cela que Lupin la bonne poire ? Urrgh, je vous jure qu’à la prochaine réunion inter-préfets, elle va m’entendre !

Parce qu’effectivement, j’ai passé la soirée à séparer des personnes, rediriger des sorts mal intentionnés et crier sur à peu près toutes les personnes qui passaient trop près de moi. Non, parce que, je vous assure que celui qui a dit que les seules maisons hypra compétitives étaient Serpentard et Gryffondor n’avait jamais rencontré un Serdaigle en forme ! A mon avis, si la soif du savoir dont ils sont tous de fervents amateurs n’est éloignée que de quelques lettres de la soif du pouvoir ce n’est pas anodin. Non mais c’est vrai quoi bon sang, je n’avais jamais vu autant d’inventivité pour déstabiliser l’adversaire depuis la guerre lancée par James et Sirius contre le gang d’Anderson en quatrième année ! Et avec tout ça, j’en ai loupé l’heure du dîner et je crève de faim. Je suis maudit, c’est obligé.

Enfin, au moins le couvre-feu est désormais passé depuis un bon bout de temps et ma ronde est terminée, je vais donc pouvoir me détendre un peu. Et, pour commencer, je vais aller faire un petit tour aux Cuisines pour me restaurer. C’est que je n’ai jamais très bien fonctionné le ventre vide et, qui plus est, le dortoir est déjà assez bruyant avec les ronflements de Pete, pas besoin d’y ajouter les gargouillis de mon pauvre estomac maltraité. Je prends ainsi tranquillement la direction des sous-sols en imaginant des plans de vengeance. Parce que vous pouvez être sûr que, cette crasse, Janice va me la payer. La prochaine fois que je lui demanderai un échange de rondes, je vais m’arranger pour lui refourguer le pire jour que je puisse trouver et, croyez-moi, je ne lui donnerai pas la possibilité de refuser.

Soudain de bien meilleure humeur maintenant que ma vengeance est sur la bonne piste, j’arrive à proximité de l’entrée des Cuisines le sourire aux lèvres et chatouille absentement la poire qui ouvre les portes du paradis culinaire du château. A peine entré, mes narines se préparent à être assaillies par un mélange délicat de fumets tous plus délicieux les uns que les autres mais à la place la seule chose que je sens c’est une odeur insupportable de … mort. Je sais donc automatiquement qui est sur place avant même de croiser son regard et d’entendre sa voix. Ça ne pouvait pas être son frère sinon Moony se serait excité depuis longtemps, ça ne pouvait donc être qu’elle : Julie Palmer, la demi-vampire du château au même titre que j’en suis le lycanthrope.

J’ai à peine le temps de réaliser qu’elle m’a adressé la parole que Moony commence déjà à faire des siennes et me propose deux solutions : soit faire demi-tour, soit lui montrer qui est le chef. Sauf que je ne suis d’humeur à aucune des deux. J’ai faim et je ne repartirais pas sans avoir mangé. Quant à montrer à une fille que je ne connais en réalité pas tant que ça « qui est le chef » l’idée est si ridicule que je ne prendrais même pas la peine d’y répondre. Je passe mon temps à essayer de prouver aux gens que Moony ne dicte pas ma conduite en dehors d’une nuit par mois, il est donc hors de question de démontrer désormais le contraire. Je m’apprête donc à lui adresser un sourire poli lorsque Joky m’agresse presque avec ses questions. Cet elfe est sous l’effet d’un sort d’Allégresse permanent c’est moi qui vous le dit ! Ça ou on l’a bercé trop près du mur quand il était petit, je ne vois pas d’autre explication à son comportement. Je lui réponds néanmoins, me surprenant moi-même à jeter un regard envieux au plat posé devant Julie.


-La même chose. Avec une part de gâteau au chocolat pour dessert.


Ah oui, il y a des habitudes qui ne changent pas. Même si je suis bien obligé de reconnaître que l’attrait de la viande crue est trop puissant pour le refuser alors qu’il m’est présenté si peu de temps avant la pleine lune et qu’il n’y a personne pour me regarder bizarrement, je ne vais pas pour autant faire l’impasse sur mon sacro-saint chocolat. Surtout que le jour qui précède la pleine lune, je n’arrive pas à le digérer, le goût et l’odeur me font vomir -je sais c’est horrible, ça me fait pleurer aussi- alors il faut en profiter le reste du mois. Je m’assois donc en face de Julie -on ne va pas non plus tenter la chance, je me fais assez confiance pour maîtriser mon colocataire à quatre pattes mais je ne vais pas pour autant le provoquer en m’asseyant à côté d’elle- et répond enfin à sa question.

-A vrai dire non, je suis plutôt du style à ne pas me réveiller sauf en cas de catastrophe imminente.

Habitude acquise à force de partager un dortoir avec trois types bruyants et prompts à tout faire exploser avec qui il faut donc savoir dormir quand on le peut, peu importe les conditions, mais également se réveiller à temps pour éviter les désastres.

-Sauf que ce soir, j’ai fait la bêtise d’accepter le tout de ronde de quelqu’un d’autre et avec les altercations entre Serdaigles et Serpentards, j’en ai sauté le dîner. Résultat, j’avais faim et je me suis dit que j’allais passer ici avant d’aller me coucher. Même si je t’avoue que je n’avais pas originellement pensé avaler un steak cru. Mais bon, le tien était là et …

Je m’arrête là, je n’ai pas besoin de lui faire un dessin non plus, elle est mieux placée que personne pour comprendre.
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