Never Let me go [Lucas]

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Never Let me go [Lucas]

Message  Xenia P. Romanova le Lun 4 Mar - 22:10

Never Let me Go





C’était la fin du week-end. Il était cinq heures de l’après-midi. Elle avait été l’esclave d’Evan Rosier, son cousin, toute la journée et cela depuis des semaines. Elle devait montrer à ce-dernier qu’elle se repentait d’avoir touché les sangs indignes. Elle trainait souvent avec des Serpentards maintenant. C’était depuis quelques semaines après la Saint Valentin, quand elle avait dit à tout le monde qu’elle n’était plus avec Lucas Crawd. Leur histoire d'amour avait fait jaser, mais le rupture faisait aussi murmurer. On lui avait souvent demandé pourquoi ? En parfaite sang pure qu'elle devait devenir elle répondait toujours : "Il a été un moment d'égarement. Maintenant je sais qui je suis et je vaux mieux que ça." Elle devait bien se concentrer avant de l’affirmer, car ses pouvoirs de métamorphomage ne devaient pas la trahir. Elle était malheureuse au fond. Elle ne pensait pas du tout ce qu'elle disait. Elle espérait que si cela arrivait aux oreilles de Lucas, il saurait qu'elle disait ça par rapport à leur plan et non pas parce qu'elle ne l'aimait plus. Mais elle avait peur. Elle savait que Lucas avait toujours douté de leur amour et espérait que cela ne réduirait pas leur relation à néant. Elle avait confiance en lui mais lui n'avait pas confiance en lui même. Elle n’aimait pas être méchante avec ceux qui ne le méritaient pas. Elle n'aimait pas plus dire du mal du garçon qu'elle aimait profondément.

Assise dans le parc avec son cousin Rosier et d’autre Serpentard comme Croupton et le jeune Mulciber, elle faisait semblant de rire à gorge déployée aux blagues que ces derniers faisaient sur les élèves qui passaient. Sa cravate était dénouée autour de son cou afin de ne pas faire honte aux autres. Elle avait déjà assez de mal à se faire accepter comme ça auprès de ces sangs purs snobinards. Evan aimait bien lui rappeler ses frasques. Il lui avait même dit que si elle n’était pas sortie avec Crawd, les serviteurs de « Tu-sais-qui » ne l’aurait pas autant amochés. Il rajouta qu’heureusement que l’infirmière avait fait des miracles, car il n’aurait pas supporté une estropiée dans la famille. A un moment Mulciber la regarda avec un sourire narquois et lui glissa à l’oreille :

« Oublie Crawd, je suis là maintenant si tu veux ».

Xenia le regarda avec ses yeux bleu-aciers et afficha un léger sourire. Ses cheveux restèrent blonds. Elle réussissait encore à se contrôler, mais au fond d’elle, elle avait envie de le gifler et de lui dire que jamais elle ne serait avec un garçon comme lui. Elle préférait encore brûler trois fois sous la baguette de la mangemort de la Cabane. Ce dernier posa même sa main sur sa cuisse. Elle ne dit rien, mais après quelques secondes elle prétexta aller aux toilettes puis travailler pour un devoir en Runes qu’elle devait rendre pour le lendemain. Elle se mit à courir dès qu’elle fut sûre qu’ils ne pouvaient plus la voir. Elle se dirigea vers les toilettes de Mimie. Il n’y avait jamais personne dans ces toilettes, tout le monde avait peur d’elle. Xenia aussi d’ailleurs en avait peur avant l’attaque. Mais quand on a vu quelqu’un mourir on a plus peur de voir des fantômes qui gémisse tout le temps. Elle s’enferma et s’assit sur les toilettes. Elle mit son visage dans ses mains et respira profondément. Petit à petit des larmes perlèrent au coin de ses yeux. Ses cheveux devinrent tout noir de désespoir et elle s’effondra en pleure. Ses gémissements auraient pu être ceux de Mimie. D’ailleurs cette dernière vint la voir et fit :

« Et bien ! Une sang pur qui pleure dans mes toilettes, on aura tout vu ! »

Xenia ne releva pas la tête et continua simplement de pleurer en gémissant. A un moment donné, elle se reprit et releva une de ses manches. Son bracelet sertit de pierres précieuses apparut entre ses grosses larmes. Elle le tourna jusqu’à trouver son œuf de Fabergé. Entre deux sanglots elle réussit à prononcer :

« Lucas, mon amour, où t'es-tu enfui ? »

Son améthyste se mit alors à briller. Elle se redressa et se regarda rapidement dans les miroirs pour être sûr qu’elle ne ressemblait pas à une épave. Après avoir essuyé ses yeux elle se laissa diriger vers là où l’œuf accrocher à son bracelet la menait. Ce dernier se dirigea vers la grande salle où les élèves étaient déjà en train de s’installer pour manger. La jeune gryffondor passa alors non loin de Lucas qui était dans son coin et lui toucha doucement le dos en passant comme si de rien n’était avant de s’asseoir à sa table, celle des gryffondor, à son niveau. Ce dernier lui jeta alors un regard et rapidement elle fit mine de passait la main avec son bracelet dans ses cheveux pour lui montrer l’œuf. Il devait normalement comprendre de la retrouvait là où l’œuf l’emmènerait. Elle picora dans son assiette à l’écart des autres gryffondor. Elle pensait. Ses cheveux étaient redevenus blonds et son regard acier ne laissait plus rien transparaître de sa crise de tristesse. Elle quitta la table plus tôt que les autres et prétexta à ceux qui osaient encore lui parler qu’elle était fatiguée. Mais alors qu’elle quittait la table Mulciber la rattrapa et lui glissa dans l’oreille :
« Tu as finis ton devoir pour qu’on puisse aller faire un tour ?
- Non, répondit-elle simplement, je n’ai pas terminé et en plus je suis fatiguée. Bonne nuit. A demain.
- Bonne nuit Duchesse.»

Il lui fit un grand sourire et avant de partir il glissa une de ses mèches de cheveux blonds derrière son oreille. Xenia était raide comme une piquet. Le regard de Lucas venait tout juste de se poser sur elle et sur Mulciber. A se moment ses cheveux commencèrent à changer de couleur passant au gris, mais elle se reprit avant la fin et ils restèrent blonds. Mulciber prit cela pour une réaction positive et afficha un sourire carnassier. Xenia tourna alors les talons et dès qu’elle fut dans les escaliers elle se mit à courir en direction de la sale sur demande. Elle avait l'impression qu'elle était toujours en train de courir pour échapper aux Serpentars ces derniers temps. Elle avait besoin d’un refuge. Oui, c'est ça. Un endroit où elle pourrait se reposer et souffler un peu. Elle voulait un lieu où elle n’aurait plus à faire semblant. Un lieu où elle pourrait pleurer et laisser libre son don. Un lieu où elle pourrait parler à Lucas, le toucher, l'embrasser et le regardait avec amour et non avec cette fierté et cette indifférence. Elle couru jusqu’à perdre haleine. Quand la porte apparut elle s’y engouffra en pensant que Lucas ne viendrait pas longtemps après elle.

En pénétrant dans la salle sur demande elle eu l’impression de se retrouver dans un cocon. La salle avait aménagé un lieu où elle pourrait se reposer et se sentir bien. Un feu crépitait dans un coin. Il y avait un petit salon aménagé avec des marquises style Louis XV rouge et or et d'autre fauteuils. Une grande bibliothèque se dressait dans un autre coin. Le lieu était spacieux et très confortable. Il faisait chaud aussi elle enleva sa robe de sorcier et son pull. Elle enleva ses chaussures et alla s’effondrer sur la marquise. Elle se mit en boule et de nouvelles larmes se mirent à affluer vers ses prunelles céruléennes. Ses cheveux devinrent noirs et raplapla. Sans lumière, sans beauté. En position fœtal elle se sentie en sécurité, calmé dans ce lieu. C’était comme si la salle libérait des molécules pour l’apaiser. Elle s’endormit les larmes aux yeux. Ses cheveux longs lui servirent en quelque sorte de couverture. Ainsi endormie sa chevelure reprit sa couleur argentée habituelle.

Elle se réveilla alors qu’elle sentait quelque chose sur son visage. Quand elle ouvrit ses yeux, sa vision était troubler par ce qu’avait jeté le marchand de sable auparavant. Petit à petit elle vit le visage de Lucas s’illuminer devant elle. Xenia se redressa un peu et toucha elle aussi son visage. Elle caressa sa joue doucement avec ses doigts fins et lui fit un mince sourire. Elle murmura alors :

« Te voilà enfin mon amour … comme tu m’as manqué si tu savais … comme je t’aime … »

Elle se redressa alors un peu plus et approcha son visage de lui. Elle déposa un doux baiser sur ses lèvres. Elle apprécia le contacte chaleureux. Elle dégusta ce mets sucrés qui l'avait tant manquée. Elle avait rêvé toute la semaine du moment où elle pourrait enfin presser ses lèvres sur les siennes. Elle aimaient leur contact Puis une deuxième plus long. Un troisième encore un peu plus. Elle l’embrassa encore et encore tentant de rattraper les jours où elle n’avait pas pu le voir et lui montrer son amour. Ses mains se plongèrent dans ses cheveux blonds alors qu’elle l’embrassait langoureusement comme si c’était la première fois. Après un long baisé passionné elle décolla ses lèvres des siennes et murmura :

« Ne m’abandonne jamais ... »




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Re: Never Let me go [Lucas]

Message  Lucas Crawd le Mer 24 Avr - 18:30

Lucas se sentait bien seul en ce moment. Il ne pouvait pas avoir Xenia dans ses bras comme il l’avait espéré seulement quelques semaines auparavant. Il y avait cru, il avait tellement cru à ce rêve devenu réalité. Il avait enfin réussi à avoir son amour de toujours dans sa vie tel qu’il le souhaitait et là c’était terminé. Elle traînait avec des serpentard, agissait tel qu’eux et se laissait draguer par ces ordures. Il pouvait voir tous les jours ce détritus de Mulciber la toucher devant lui. Il y prenait un certain plaisir à le narguer et à avoir cette princesse à lui tout seul. Dire que Xenia se laissait faire sans jamais protester. A voir son attitude, c’était comme si cela lui plaisait, comme si elle voulait bien se rapprochement progressif. Le poufsouffle n’en pouvait plus de le laisser faire. Il avait juste envie de courir vers eux et de se venger sur cet incapable. Il en était au point de penser que tous ses problèmes étaient dus à ce serpentard précis. Il en tremblait de rage et de retenu dès qu’il le voyait.

En ce moment même, il le fusillait du regard. Mulciber venait de poser sa main sur la cuisse de la princesse. S’il ne savait pas que tout cela était très important pour eux, il serait déjà en train de le mitrailler de sortilèges, plus violents les uns que les autres. A la place, il ne pouvait que crisper ses bras autour de ses genoux. La jeune fille fuit très rapidement les serpentard peu de temps après le geste critique. Un sourire s’afficha grandement sur le visage de Lucas. C’était un pur délice de voir le visage de ce morveux se décomposer face à la fuite rapide de la belle adolescente. Comprenait-il enfin qu’il ne l’aurait jamais ? Il ne pouvait même pas l’approcher tellement il n’était rien. Qu’est-ce qu’il aurait aimé aller vers lui et dire : « et ben, même pas capable de faire mieux qu’un pouffy ? ». Un renouveau d’énergie lui remonta le moral pendant quelques minutes. Certes, il avait mal de la voir loin, mais à chaque fois qu’elle le repoussait, il retrouvait des forces de se battre. Elle ne flanchait pas et il devait être à la hauteur. S’ils arrivaient à passer cette épreuve, tout irait pour le mieux.

On ne se sent pas trop seul l’orphelin ?

Mulciber. Il le suivait partout, ce n’était pas possible. Lucas se releva d’un coup, prêt à attaquer. Ses poings n’étaient plus que deux grosses masses bien compactes. Seulement, il y avait Rosier à côté pour bien calmer les choses :

Attention Crawd, ta princesse pourrait en pâtir de ton problème de contrôle.

Il avait ce petit sourire sadique affiché pendant qu’il parlait. Cela donnait encore plus envie de le mettre à terre à jamais, mais il ne pouvait pas se permettre de mettre en danger Xenia. Il ne put qu’avancer sans rien dire. Il fonça dans Mulciber, lui donnant un grand coup dans l’épaule au passage et se réfugia directement dans le château. Il n’attendit pas de voir si on le suivait, plus vite il serait à l’intérieur, plus vite il serait en sécurité. Il allait en baver, ça c’était sûr, mais quand ?

Ne sachant que faire et ne voulant pas se retrouver totalement seul, le poufsouffle entra dans la grande salle. Il s’installa un peu à l’écart des autres pour un minimum de tranquillité. Il remplit une assiette de nourriture sans faire attention à celle-ci. Il n’avait pas vraiment faim, mais il se disait que ça pourrait toujours arriver à un moment donné, il avait le temps. Il n’avait plus que du temps à perdre maintenant, plus rien à faire, plus rien à apprendre d’utile, plus de motivation. Il joua avec sa viande de sa fourchette, ne voyant pas comment il trouverait l’appétit avec cette bouillie. D’un coup, il crispa tous ses muscles : une main venait de passer dans son dos. Le contact était doux et rassurant, il était attirant, addictif. Il attendit un moment, toujours aussi tendu, pendant quelques minutes, avant de se détendre et de retourner à son jeu de fourchette. Dans le même temps, tandis qu’on pouvait croire que son assiette avait toute son attention, il tourna le regard vers la droite et vit son amour passait sa main dans ses cheveux. Un bracelet particulier attira directement son attention. Il essaya de ne pas trop montrer la joie qui lui montait au cerveau. Il fallait rester dans la même attitude, posture, faire comme si de rien n’était.

Il eut vite fait de finir son assiette. Il en était d’ailleurs à la dernière bouchée quand une altercation attira son attention : Mulciber toujours à faire son dragueur auprès de sa chérie. Il osa prendre ses cheveux pour les remettre bien : la fourchette que tenait Lucas se tordit alors qu’il essayait de contrôler sa colère. Le serpentard attendit que la gryffondor parte pour venir lui exposer sa joie et s’exclamer :

Oublie-la, elle fait de même !

Lucas resta de marbre : la seule pensée qui le permettait de tenir en ce jour, c’était celle qu’il allait la retrouver dans pas si longtemps. Si seulement il savait, si seulement il pouvait se douter de ce qui se passait derrière son dos, il serait décomposé. Le poufsouffle le laissa donc à sa fausse joie et prit le temps d’apprécier un beignet au chocolat. Il ne fallait pas qu’il parte trop vite de peur que quelqu’un découvre le tout. Lorsqu’il eut fini, il s’essuya la bouche, se leva et partit lentement de la salle. Il ignora totalement les critiques des verts. Il s’avança tout simplement vers les escaliers, prenant la direction de la bibliothèque. Lorsqu’il fut hors de vue, il se cacha dans un recoin sombre du couloir et murmura à l’œuf autour de son cou :
Xenia, ma princesse, où es-tu ?

Il suivit ainsi le scintillement de l’œuf. Au départ, il hésitait : c’était la première fois qu’il utilisait ce moyen de direction. Seulement, au bout d’une quinzaine de minute, il comprit le lieu final et se mit à courir en laissant retomber le collier. Il fonça en direction de la salle sur demande. Il eut l’accès à l’intérieur très rapidement, mais il prit tout de même la précaution de vérifier qu’il n’y avait personne aux alentours. Une fois à l’intérieur, il ferma très vite la porte et la verrouilla. Il ne fit pas attention au décor, il se dirigea vers la jeune fille. Elle semblait dormir profondément dans un canapé. Il s’accroupit en face d’elle sans faire de bruit et lui caressa doucement le visage. Il finit par la soulever doucement pour s’assoir et poser sa tête sur ses genoux. Il s’approcha doucement pour lui donner un baiser sur la joue, seulement elle dû sentir le début de barbe qui commençait à pousser car elle ouvrit les yeux. Il lui sourit avec sincérité et douceur. Il entendit à peine ce qu’elle prononça, il sentit juste ses lèvres se poser sur les siennes. Plus les baisers augmentaient, plus sa douceur se transformait en passion. Il ne pouvait plus se passer de ce contact, il en était accro. Il plaça une main sur sa taille et l’autre sur sa nuque pour la rapprocher de lui. Il la voulait proche, il voulait sentir son corps contre lui. Ce fut elle qui coupa le baiser, il n’aurait pas pu le faire. Il la serra dans ses bras en lui répondant doucement :
Je suis là, je ne partirai jamais ! Je suis là, je t’aime !

Il l’embrassa dans le cou, sur la joue, sur le front, sur le nez et fini sur les lèvres. Il y mit tout son amour, toute sa tendresse. Il fallait qu’il l’embrasse de façon à ce qu’ils n’oublient pas. Il en fit d’abord plusieurs petits mais fini par l’embrasser franchement. Entre temps, sa main lui caressait le ventre avec douceur, allant vers le dos. Il passa quelques minutes ou heures comme cela, il ne savait pas. Mais il dû arrêter lui aussi pour lui demander des nouvelles. Il voulait tout savoir pour pouvoir l’aider de la meilleure façon :

Raconte-moi tout ma beauté, dis-moi ce qu’il y a eu cette semaine ? N’aies pas peut surtout !

Il lui caressa le visage avec un petit sourire. Il voulait qu’elle soit à l’aise, qu’elle se confit. Il voulait être là pour elle vu que c’était le seul moment où il le pouvait. Il voulait la libérer d’un poids dans cette vie d’enfer. Dans un murmure à moitié en colère, il ne put s’empêcher de lui demander :

Est-ce que tu veux que je m’occupe de Mulciber ? Je le ferais sans aucun problème…

Il n’osa pas la regarder en prononçant ces paroles. Il devenait violent et jaloux, il le sentait. Il n’aimait pas qu’elle le voit ainsi. Une colère, une hargne régnait dans son corps, dans son cerveau. Sa vie était presque menée par elles. Il fallait qu’il se calme, qu’il trouve un moyen de retrouver une certaine patience. Même à l’orphelinat il n’avait jamais été aussi haineux. Il reprit son inspiration et recommença d’une voix plus douce :

Excuse-moi, je ne devrais pas être ainsi. C’est juste que… C’est juste que de le voir traîner autour de toi me met dans un état pas possible. Je ne supporte plus de le voir. J’ai peur qu’il te fasse du mal en plus. Je crois que si tu n’étais pas là… Je ne serais plus le même…

Il baissa la tête honteux. Il finit par relever la tête et regarder la pièce. Sur une note plus joyeuse, la tenant toujours dans ses bras, il demanda :

Quelle pièce nous as-tu inventé aujourd’hui ?
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Re: Never Let me go [Lucas]

Message  Xenia P. Romanova le Jeu 4 Juil - 19:06

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Tout semblait tellement simple à cet instant. Tout était clair et paisible. Comme si à l’extérieur, derrière cette porte, le monde n’était pas en train de plonger dans la guerre. Comme si elle, Xenia, héritier d’une grande famille de sang pur pouvait décider de tout ce qu’elle voulait faire de sa vie. Sans regrets, sans faire souffrir qui que ce soit, sans être reniée par des personnes qu’elle avait toujours admirée et qui étaient devenues les personnes qu’elle devaient combattre. C’est son frère qui avait toujours eu raison au fond. Etre un sang pur était une plaie. Mais en plus, être de famille royale et sang pur c’était l’enfer. Ne pas se marier avec le petit homme de rue, ne pas aimer l’orphelin, ne pas faire cela, ne pas ressentir ceci. Voilà ce qu’avait toujours été sa vie au final. Petite, elle trouvait cela géniale. Qui n’aurait pas voulu avoir toutes les choses qu’on n’ose même pas rêver d’avoir ? Quand on est enfant on aime tout avoir, car au final ce qu’on veut est simpliste. Trop simple. Plus on approche de l’âge adulte, plus on se rend compte que même tout l’argent et la puissance du monde ne peut permettre d’être heureux. Il y avait toujours un truc qui clochait dans cette vie … Alors Xenia apprécia ce moment avec le seul être qu’elle désirait dans cette existence et le seul qu’elle ne pouvait avoir en plein jour. Peu importait la vie au soleil pour le moment tant qu’elle l’avait dans l’ombre. Le contact des lèvres du jeune homme sur les siennes la fit trembler de plaisir. Elle pensait rêver, tant cela lui faisait du bien après la journée qu’elle avait eut. Elle oublia l’espace d’une instant sa vie avec les serpentard. Elle oublia son cousin cruel et son prétendant trop collant.

Xenia avait commençait pas embrasser Lucas doucement. Puis, plus ses lèvres se pressaient et se décoller de celle du poufsouffle, plus elle se sentit gagner par la passion, par l’envie de le serrer encore plus fort dans ses bras. L’envie de se fondre totalement en lui et ne faire plus qu’un avec lui. Cependant, à un moment elle fut de nouveau assaillit par des pensées négatives et elle le supplia ne jamais la laisser. En amant doux et attentionné, Lucas lui promis que jamais, au grand jamais il ne ferait ça, car il l’aimait. Par Merlin, que c’était bon d’entendre ça ! Oui c’était bon d’entendre qu’on était aimé alors qu’on était soit même. Elle n’avait pas à faire semblant avec lui. Il savait qu’elle était fière, qu’elle avait un caractère de cochon et tous ses autres petits défauts qui faisait d'elle une personne unique. Mais il savait aussi qu’elle était douce et qu’elle était fragile en ce moment. Que son visage de marbre cachait une jeune fille qui avait grandit, comme lui, trop vite. Une jeune fille qui devait devenir une jeune femme et protéger ce qu’ils voulaient construire ensemble.

Après ces paroles réconfortantes, Lucas vint chercher son cou avec ses lèvres. Elle frissonna d’envie et de contentement. Les lèvres du poufsouffle cheminèrent ensuite vers d’autre partie de son corps et surtout de son visage avant de revenir chercher ses lèvres. Il l’embrassait comme s’il ne l’avait pas fait depuis une éternité et c’était d’ailleurs le cas. En tout cas, c’était comme cela que Xenia l’avait perçut. Une éternité sans sentir son odeur. Un temps long et pesant qui avait passé sans qu’elle puisse au moins le regarder en souriant. Il était en avril et il ne c’était pas embrassé de cette manière depuis la saint valentin. Elle le laissa l’emporté au loin grâce à ses baisers et ses caresses. Comme si elle était partie au loin, encore plus loin pendant cet instant. Encore une fois : tout était simple et paisible. Tout était plaisir et ravissement. Sentir ses caresses sur sa peau donné à ce moment encore un peu plus de volupté. Répondant à ses caresses, elle franchit la barrière de tissu qui la séparait de sa peau chaude. Comme ils ne pouvaient passer leur temps à s’embrasser comme deux adolescents insouciants - et pourtant ils auraient dut – le poufsouffle brisa le baiser laissant un peu Xenia sur sa faim. Il lui demanda alors de lui raconter comment avait été la semaine. La réalité, la vrai vie, celle qui n’était pas simple et paisible, au delà de la porte, lui sauta au visage. Ses traits qui s’étaient détendus changèrent. Elle fronça un peu les sourcils et ne pouvant cacher devant lui son mal-être, sa chevelure blonde prit une teinte grisâtre, comme si elle avait prit dix ans de plus en quelques secondes. Pour la rassurer Lucas lui caressa le visage et lui sourit. Xenia répondit avec un sourire quelque peut étriqué. Il parala alors de Mulcibert et Xenia se mit à s’affoler. Elle fit les yeux ronds et secoua la tête de droite à gauche paniquée qu’il y ait une bagarre entre Mulciber et Lucas. Il avait détourné le visage et ne voyait pas son angoisse à l’idée qu’il se passe quelque chose entre le serpentard et le poufsouffle. Elle pouvait comprendre ce que ressentait Lucas. Elle était elle même très jalouse et possessive avec lui. Elle lui faisait confiance, mais elle ne faisait pas confiance aux autres « femelles » de ce monde. Elle avait eu l’impression que dès qu’ils avaient rompu aux yeux des tous les élèves de Poudlard, Lucas était redevenu un morceau de choix sur le marché. Un garçon qui est sortie avec une princesse et qui a vu les mangemorts … Il était une sorte de fantasme pour les jeunes écervelés. Elle avait entendu une quatrième année dire à une de ses copines une fois qu’il devait embrasser comme un vrai prince pour qu’une princesse soit tombée amoureuse de lui et renie sa famille pendant quelques mois juste pour ses baisers. Xenia avait fait comme si elle n’avait pas entendu et était partie sans entendre la fin. Elle la connaissait déjà de toute façon : la quatrième année voulait être la prochaine princesse à embrasser le Aladin de Poudlard. Lucas du comprendre que Xenia était épouvanté à la simple idée qu’il y ait une altercation entre lui et Mulciber car il s’excusa de lui-même. Il baissa encore un peu plus les lieu. Xenia observait ses traits. Il n’avait plus rien à voir avec le garçon qu’elle avait rencontré quand elle était enfant. Il n’avait plus rien à voir avec le garçon du mois de novembre non plus. Sa mâchoires, plus carré se serrer plus souvent. Les muscles de son visages étaient plus apparent, fins et toujours crispés. Il lui avoie qu’il avait peur. Elle savait que si elle ne c’était pas embarqué avec Lucas dans cette guerre, il serait encore plus endurcie et aurait encore plus changé. Elle observa ce nouveau visage marqué par la perte de Gabrielle et par la peur de la perdre elle sans rien dire. Sa gorge était nouée. Elle l’aimait tellement. A cette instant elle avait presque envie de lui dire qu’ils resteraient ici tous les deux à jamais. Qu’elle s’en fichait du monde tant qu’elle était avec lui. Mais c’était un fantasme car quand elle fermait les yeux pour dormir elle revoyait la flaque carmin autour de lui. Elle revoyait son visage blême s’approcher dangereusement du rebord du Styx. Elle revoyait ce rayon vert faire perdre pied à Gabrielle.

« Quelle pièce nous as-tu inventé aujourd’hui ? »

Elle fut sortie de ses pensées sombres par sa question. Elle le regarda. Elle n’arrivait pas à changer aussi vite de visage avec lui. Pas ce soir en tout cas. Xenia était épuisée de l’avoir fait toute la journée. D’avoir du faire semblant que tout allait bien et qu’elle s’amusaient en compagnie des sangs purs dont son cousin. Là, elle n’y arrivait plus. Elle regarda autour d’elle pendant quelques secondes en clignant de yeux pour reprendre un peu ses esprits. Elle bafouilla un peu :

« Euh … Comment ça inventé ? »

Elle ne comprit pas tout de suite le sens de la phrase, puis en regardant un peu plus autour d’elle, cela lui sauta au visage.

« Ha ! Ici tu veux dire ? Hum … Je voulais un endroit ou je me sentirais bien et où je pourrais me reposer. Où je n’aurais pas à faire semblant que tout va bien alors … »

Elle le regarda avec tristesse et alla enfuir son visage dans son cou. Elle voulait rester collé avec lui. Elle se mit à trembler comme une feuille aussi. Comme si le contact chaleureux avait déclencher en elle une réaction physique : elle frissonnait et aller chercher la chaleur des bras de son amant.

« … Alors que j’ai tout le temps envie d’être avec toi. »

Elle entra sa tête dans ses épaules, tentant de se faire la plus petit possible dans les bras de Lucas. Elle se mit alors à murmurer pour calmer ses frissons et apaiser son angoisse.

« Et je ne veux pas que tu parles à Mulciber. Plus je passe du temps avec eux, plus je me rend compte qu’ils sont vraiment dangereux … Ils vont devenir de vrais monstres et je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose Lucas. Mulciber ne me fera rien. Il aime bien se pavaner devant moi et tente de me séduire, comme il l’a toujours fait. Maintenant qu’il croit que tu n’es plus là, il pense qu’il a le champ libre. D’une certaine manière, il vaut mieux que se soit Mulciber, comme ça, les autres garçons me laissent aussi tranquille car ils savent maintenant que je suis comme sa propriété et qu’il n’y a que lui qui peut prétendre être à la hauteur. Mais il n’aura rien, il le sait déjà, mais il ne veut juste pas abandonner par fierté. »

Elle marqua une pose, mais ne bougea pas. Préférant rester comme camoufler dans les bras de son amant.

« Ils ont encore du mal à me faire confiance, surtout Evan. Il me teste encore et encore pour voir si j’ai repris mes esprits, si je suis revenue dans le droit chemin de notre sacro-sainte église de sangs purs débiles. Je pense qu’après ça, j’aurais un peu plus d’information sur les mangemorts et comment les coincés … au moins ceux qui nous ont attaqué à la cabane. »

Elle était pensive. Est-ce que coincé ceux qui avaient tué Gabrielle suffirait ? Elle savait que non et pourtant elle espérait que juste ça lui permettrait de vivre son amour en plein jour avec Lucas. Douce Chimère. Doux Fantasme.



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Re: Never Let me go [Lucas]

Message  Lucas Crawd le Dim 15 Sep - 17:23

Un mélange d’émotions intenses envahissait Lucas. Il avait envie de profiter de ce moment rare pour juste oublier tout le reste de la vie. Cependant, il se sentait obligé de prendre des nouvelles de Xenia pour tous les jours où ils ne s’étaient pas vus. Il se devait de savoir ce qu’elle ressentait pour l’aider à aller mieux. Il devait trouver un moyen de l’aider à surmonter tous ces obstacles. Pourtant, il s’en voulait de poser ces questions. Il ne voulait pas qu’elle se remémore tous ses mauvais souvenirs. Il se sentait piéger par leur plan. Il avait l’impression de lui faire du mal, peu importe ses décisions. Il n’arrivait même plus à lui cacher quel monstre il était en train de devenir. Il aurait tellement souhaité rester le même adolescent qu’elle avait connu à l’époque pour enlever ça de ses problèmes. Seulement, il était devenu tellement crispé et en colère ces derniers mois qu’il ne pouvait faire semblant. Au point de menacer Mulciber devant elle. Il avait essayé de se reprendre, mais le mal était fait malheureusement. Il avait également essayé de changer de sujet, mais peut-être qu’il l’avait fait un peu brusquement. Il avait tellement de pensées dans sa tête qu’il ne se rendait plus compte que les autres ne le suivaient peut-être pas. Il n’avait plus l’habitude de devoir partager tous ses doutes et questions avec des personnes, encore moins avec elle. Il ne le voulait pas pour le premier point. Il ne voulait pas l’inquiéter plus qu’elle ne l’était déjà.

Il se tourna vers elle lorsqu’elle posa une question. Elle semblait perdue, ailleurs. Elle devait elle aussi avoir tellement de choses tournant dans sa tête qu’une simple question devenait difficile à répondre. Il eut un petit sourire en voyant son visage. Même ainsi il la trouvait magnifique. Il ne répondit pas, il savait qu’elle allait comprendre. Il fallait juste reprendre l’habitude mais c’était une chose que l’on ne perdait pas. Même s’ils ne se voyaient pas pendant des semaines, ils se connaissaient tellement qu’ils comprenaient les pensées de l’autre. En tout cas, il le ressentait comme cela. D’ailleurs, elle finit très vite par comprendre le sens de sa question. Seulement il ne s’attendait pas à ce genre de réaction. Il aurait dû s’en douter. Peut-être avait-il juste voulu éviter d’y penser, croire qu’ils pouvaient dépasser cela. Malheureusement, c’était leur malheur de chaque seconde. Ça les détruisait de l’intérieur. Chaque seconde loin l’un de l’autre les éloignait un peu plus, rendait leur relation plus compliquée encore. Cela rendait leur retrouvaille plus dure presque encore. N’avoir que quelques heures ensembles et encore alors que cela faisait des mois qu’ils ne s’étaient pas vu, c’était de la torture. Mais il se serait passé pour rien au monde de cette séance de supplices.

Il vit son regard triste se poser sur lui alors qu’elle essayait d’expliquer ce qu’elle ressentait. Il avait déjà deviné la suite de sa phrase. La tristesse l’envahit comme si c’était contagieux. Alors qu’elle plongeait vers son cou pour cacher son visage, il la serra fort contre lui. Il la sentit trembler de tout son corps contre lui. Comme si elle était aussi légère qu’une feuille, il la souleva de façon à la faire s’asseoir sur ses genoux et pouvoir la sentir un peu plus contre elle. Son visage dans son cou, dans ses cheveux, son odeur l’entourait tout entier. Elle l’apaisait, le rassurait, lui redonnait de la force. Mais il savait qu’au moment même où ils se quitteraient, il serait en manque. Il serait comme un addictif à qui il manque sa dose. Les premiers jours seraient juste insupportables. Les autres aussi mais l’habitude prendrait le dessus. Seulement, à ce moment-là, on se rend compte que ce n’est pas normal d’être habitué et on s’en veut, recommençant un nouveau cycle de manque.

Il l’entoura de ses bras, l’un la tenant par la taille et l’autre caressant l’arrière de sa tête. Il voulait l’entourer de toute sa chaleur et de tous ses sentiments pour la faire aller mieux. Il l’entendit murmurer dans son cou. Il sentait son souffle chatouiller sa nuque. Rien que pour cela, il aurait voulu qu’elle parle sans jamais s’arrêter. Sauf lorsqu’il comprit ce qu’elle était en train de dire. Il essaya pourtant de se détendre en l’écoutant. Il resta silencieux tout du long. Il s’aida de l’odeur qui parvenait à son nez pour rester décrisper. Il caressait son dos pour l’aider elle aussi à se laisser aller. Il essayait surtout de contrôler l’énervement qui montait à chaque mot qu’elle prononçait. Il comprenait très bien ce qu’elle était en train de lui demander et il n’aimait pas cela. Il n’aimait pas ce qu’elle s’obligeait à faire pour lui. Ce n’était pas normal qu’elle agisse comme cela. Il aurait dû refuser dès le départ. Il aurait dû la décourager à se lancer dans ce suicide. Il aurait dû juste agir, faire quelque chose. A la place, il n’était que ce peureux qui se cachait derrière sa copine qu’il devait aussi cacher. Il était un lâche. Il n’était capable de prendre des décisions montrant son choix. Il ne faisait que déprimer dans son coin sans agir. Alors, quand elle eut fini de parler, il se décala de son cou et prit son visage dans ses mains. La regardant droit dans les yeux, il murmura inquiet :

Est-ce que tu te rends compte de ce que tu me demandes ? Je ne peux pas le faire ! Je ne peux pas te laisser prendre tous les risques pour moi ! Est-ce que tu sais ce qu’il se passera s’ils se rendent compte de ce que tu fais, ce que tu joues ? Tu seras torturée à mort ! Je ne peux pas te laisser comme ça sans rien faire. Je devrais rester dans mon coin, me cacher, pendant que tu es en danger constant ?


Il sentait les larmes monter aux yeux. Il s’en voulait tellement qu’elle doive vivre cela. Si seulement il n’était jamais apparu dans sa vie. S’il avait pu ne pas être dans cet orphelinat le jour où elle était venue avec son père. S’il avait évité de la rejoindre dans le parc chaque fois qu’elle y était. Si seulement il ne l’avait pas écarté de son chemin. Il ne l’aurait jamais mis en danger. Elle n’aurait sans doute pas été la même, mais qu’importe si cela signifiait qu’elle était sauf. Il remit une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Il posa son front contre le sien, fermant les yeux de toutes ses forces. Il avait tellement envie d’être ailleurs, d’être quelqu’un d’autre parfois. Comprenant bien vite que ce ne serait jamais le cas, il rouvrit les yeux et la regarda. Il releva la tête pour déposer un baiser sur son front avant de s’exclamer :

Je n’irai pas voir Mulciber, mais seulement parce que ça risque de te mettre en danger ! Seulement, je ne resterai pas dans mon coin à ne rien faire. Je ne peux pas rester là sans me battre ! Je deviens fou avec toutes ces histoires ! Je dois faire quelque chose, n’importe quoi. Je dois être plus fort pour pouvoir te protéger au moment venu. Je ne peux rester aussi impuissant…

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle accepte ce qu’il venait de dire. Elle comprendrait, sans aucun doute, mais ne voudrait pas le voir mis en danger. Pourtant, il le ferait tout de même. Il savait que le monde innocent dans lequel on avait essayé de les éduquer n’existait plus. Il n’avait jamais existé d’ailleurs. C’était parfois tellement plus simple d’y croire mais le poufsouffle ne se voilerait plus la face. Il était temps d’agir. Mais là, il n’avait plus envie d’y penser. Ils allaient juste se déprimer un peu plus et ne pas profiter d’être ensemble. Alors, pour couper court à ses pensées, il l’embrassa sans attendre qu’elle parle. Il valait même peut-être mieux qu’elle ne réponde pas après tout. Il coupa juste un instant son baiser pour murmurer à travers ses lèvres :

N’en parlons plus ! Profitons d’être ensemble plutôt !

Puis il l’embrassa de plus belle. En même temps, il plaça un de ses bras sous ses jambes et la souleva du canapé. Il fit plusieurs tours sur lui-même tout en continuant de la mitrailler de baisers. Il avait l’impression de ne jamais avoir pu en profiter autant qu’en cet instant. Dans sa tête, un seul instant avec elle pouvait vraiment rivaliser. A vrai dire, tous les moments réellement importants pour eux c’était passé à cet endroit. Lorsqu’il la déposa pour juste la prendre dans ses bras et regarder derrière elle, un sourire chaleureux s’illumina sur son visage. Il s’approcha de sa joue, laissa ses lèvres l’effleurer avant de murmurer :

Je suis sûr tu ne t’es pas baignée depuis ce jour-là. Ce serait dommage de rater l’occasion de me voir torse nu, tu ne penses pas ?


Sur ce, il lui fit un rapide bisou sur la joue et s’éloigna d’elle. Il la contourna tout en la regardant. Il enleva rapidement sa robe de sorcier. Le pull parti aussi rapidement car facile à enlever. Entre temps, il continuait de reculer vers l’étendue d’eau qu’il avait imaginée. Il avait un sourire malicieux maintenant. Il voulait l’attirer vers lui. Il commença à déboutonner sa chemise mais il avait l’impression qu’elle ne réagissait pas. Alors, un peu inquiet, il lança :

Ben alors ? Tu ne viens pas ? Elle n’est pas gelée si c’est ça qui t’inquiète ! Moi en tout cas j’y vais !
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