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Message  Invité le Ven 1 Oct - 6:46

introduction
Je m'intéresse beaucoup au comportement humain, ses sentiments/émotions, ses réactions face à la mort, la torture, la souffrance, le sacrifice... J'écris aussi des trucs plus légers, mais ça m'intéresse beaucoup moins. J'ai tendance à prendre extrêmement de temps pour écrit une histoire, puisque je l'écrit, réécrit, rééécrit, etc. Je porte une attention particulière au détail et choix de mot (mes cours d'analyse littéraire m'ont marqués). Présentement, j'ai beaucoup trop de projets en cours, alors j'ai très peu de textes récents terminés. Bref... Place aux textes (=

Un jeune larbin parti en mission
Jack Benson est le serviteur du Roi, son seul rêve... partir à l'aventure. Le monarque décide de lui accorder son souhait. Que lui arrivera-t-il dans son périple ?
Note : Seul vieux texte que je vais poster pour vous montrer l'évolution. Écrit en décembre 2006 pour un travail scolaire.


J'ai perdu plus qu'un ami...
Kotetsu et Izumo, les deux inséparables, sont séparés à jamais. Kotetsu pourra-t-il supporter cette perte ?
Note : Songfic sur la chanson Aujourd'hui de Kamakazi écrit à la première personne (Kotetsu). Aucune mention de noms tout au long de la fic'. Malgré que se soit écrit dans l'univers de Naruto, ce n'est pas utile pour la compréhension, puisque c'est surtout psychologique.


Une journée dans la tête d'un ANBU
Tous les métiers ne sont pas faciles. Le mien consiste à tuer pour protéger mon village. N'avoir aucune émotion et faire ce qu'on me dit de faire sans poser de questions, mais je doute. Qu'est-ce que le bien ? Le mal ?
Note : Autre fic' sur l'univers de Naruto, cette fois-ci centré sur les ANBUs (l'élite des ninjas), autre histoire psychologique, écrit à la première personne pour ne pas viser la pensée d'une seule personne, mais de tout ce groupe.


Exercices d'écritures
Ma soeur et moi, à chaque semaine nous choisissons six mots qu'on doit utiliser dans l'ordre pour écrire un court texte. La partie amusante ? Comparer les deux textes. Les contraintes des mots, te force à réfléchir un peu plus que quand tu écris sur un thème. Le but ? Stimuler l'imagination.
Note : Mon texte est celui qui est directement dans l'encadré, celui de ma soeur sous spoiler. Vous devez prendre en considération que ce ne sont que des exercices d'écritures, alors ils sont souvent écrit rapidement. À toutes les semaines, je vais éditer pour ajouter les nouveaux textes C=


À venir; Quelques nouvelles sur des histoires de mon cru et si je prends le temps, peut-être reprendre certaines de mes vieilles fic' d'Harry potter.


Dernière édition par Laetitia C. Solus le Mar 19 Oct - 3:27, édité 3 fois
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Re: Mon recueil

Message  Invité le Ven 1 Oct - 6:47

Un jeune larbin parti en mission
Dans un lointain royaume, il y a de cela fort longtemps, un souverain vivait dans son château avec Jack Benson son serviteur. Jack avait passé sa vie au château royal comme serviteur du roi. Le monarque l'aimait bien, car Jack lisait beaucoup, il avait une grande imagination, mais surtout, il était très intelligent. Malgré qu'il soit petit, ce jeune garçon rêvait de partir à l'aventure, étant proche du monarque, il lui en parlait souvent.

Le souverain finit par donner une mission à Jack. Le serviteur devait retrouver un talisman d'une valeur inestimable qui avait été volé à l'autocrate. Jack accepta aussitôt. Le monarque lui expliqua qu'il devait allée dans des contrées lointaines pour retrouver le talisman, qu'il allait faire face à plusieurs dangers. Jack demanda pourquoi cet objet était si important à ses yeux et le roi expliqua évasivement que c'était un objet rare, que cela faisait des générations qu'il était dans la famille, rien de très clair et précis. Alors, il ne lui restait qu'une chose à demander au roi avant de préparer ses bagages pour sa quête, comment il ferait pour reconnaître le talisman. Le roi répondit tout simplement qu'il le saurait. Le garçon s'inclina et alla dans sa chambre pour préparer ses valises pour le grand départ.

Puis, Jack quitta le royaume pour accomplir sa mission. Il pénétra dans une forêt dense et marcha pendant des jours et des jours. À la nuit tombante, épuisé, il aperçut au bout du sentier un village très particulier. On aurait dit qu'il y avait une éternelle brume sur le village, qu'il n'avait jamais connu la lumière. Il semblait désert, abandonné par ces habitants. C'était la nuit, il était normal que se soit si silencieux, se disait Jack. Alors, il se décida d'entrer dans le village.

En pénétrant dans ce lieu, Jack rencontra un vieil homme qui semblait le seul habitant de ce lieu, alors il lui demanda:
«Désolé de vous déranger à une heure si tardive, mais j'aimerais bien savoir où sont tous les habitant».
Le vieil homme leva les yeux de l'objet qu'il tenait entre les mains et dit:
«Les habitants disparaissent un à un, je suis le dernier, je vais probablement disparaître dans les prochains jours».
Jack ne sachant pas trop comment réagir, répondit:
«Je suis en mission pour un roi d'une contrée lointaine, je dois retrouver le talisman volé, ce bijou est d'une rareté, avec votre sagesse d'ancien, sauriez-vous, où je pourrais le trouver?».
Le monsieur eut un sourire malsain en entendant le mot talisman et il déclama:
«Tu vas trouver, dans une grotte non loin de là, un animal parlant qui saura t'aider dans ta quête».
Jack réfléchis un instant, car il pensait aux contes de sa jeunesse et rétorqua:
«Merci, le roi saura vous récompenser pour cela, si vous ne disparaissez pas avant».

Jack se rendit à la grotte pour trouver l'animal parlant qui lui permettrait d'accomplir sa mission, il se disait que cet animal devait être un chat ou peut-être un cheval, mais il n'aurait jamais cru ce qu'il avait vu. Il rentra dans la grotte, un léger son se faisait entendre et on pouvait apercevoir une lueur qui venait et partait. Le larbin se rendit jusqu'à cet endroit et il aperçut un dragon, qui lui dit:
«Je sais pourquoi tu es venu jusqu'ici, comme tu peux le voir le talisman que tu cherches est autour de mon cou, si tu veux l'avoir il va falloir que tu fasses un choix, soit tu prends le talisman et tu le remets à ton roi ou tu le prends pour sauver le village qui a croisé ta route».
Jack réfléchit un instant et répondit:
«Je choisis de sauver le village».
Le garçon eut à peine le temps de finir sa phrase qu'il se fit manger par le dragon.

En fait, le vieil homme que Jack avait rencontré était le dragon déguisé et il lui avait indiqué la grotte seulement pour pouvoir manger le garçon tranquillement.


Dernière édition par Laetitia C. Solus le Ven 1 Oct - 7:00, édité 1 fois
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Re: Mon recueil

Message  Invité le Ven 1 Oct - 6:47

J'ai perdu plus qu'un ami...
Aujourd’hui c’est la dernière fois j'te vois
Cette journée ne devait pas se terminer ainsi. Je ne devrais pas être à l'hôpital à te regarder. Ton visage qui était autrefois si vivant. L'air est lourd, je ne sens même pas mes larmes couler sur mes joues, même si je sais qu'elles sont présentes. Ta présence qui était si agréable est devenu un véritable supplice. Regarder tes yeux vide, ton teint maintenant pâle m'est insupportable. Ma vue se brouille, je n'entends pas ce qu'on me dit. Je ne veux pas lâcher ta main. J'ai l'impression que je vais te perde à jamais si je le fais. Tu étais plus qu'un ami pour moi, tu étais mon complice, mon confident. Que vais-je faire sans toi? Que vais-je devenir? Comment vais-je survivre? J'ai besoin de toi à mes côtés. Je sens qu'on retire ma main de la tienne, on me parle, mais je n'entends rien. Je ne veux rien entendre, sauf ta voix. Une dernière fois. Entendre ton rire. Écouter tes aventures. Être là avec toi. Ils m'ont éloignés de toi. Je cries. Nous devions être côte à côte jusqu'à la fin. Je refuse de les voir te prendre, t'éloigner de moi.

La dernière fois qu’j’peux dire
Je n'ai plus la force de tenir sur mes jambes. Je m'effondre devant toi. C'est terminé. Je sens des mains qui se veulent rassurante sur mes épaules, mais jamais on ne pourra remplir ce vide. J'ai tellement pleuré que mes yeux sont devenus secs. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je ne pense qu'à une seule chose. Toi. Je n'arrive plus à me concentrer, à me vider l'esprit. Tu es toujours là à me tourmenter et je ne veux pas que tu quittes mon esprit. Je préfère rester dans ma peine que de vivre cette vie sans toi. Je regarde cette tombe. Ta tombe. Je lis et relis ton nom cesse. Je ne peux pas y croire. Nous aurions dû mourir ensemble. Faire comme d'habitude. Tout faire ensemble, mais tu as décidé de changer les données. Tu as fait une exception. Tu t'es sacrifié pour me sauver. Pourquoi? J'ai l'impression d'être coupable pour ta mort. Je sais que ce n'est pas ce que tu souhaiterais. Tu voudrais que je continue ma vie avec joie. N'est-ce pas? Je ne sais pas comment je vais faire sans mon meilleur ami.

Tout ce que tu m’as apporté dans ma vie
Nous nous connaissions avant même d'arriver à l'académie. Nous étions voisin et nous passions tout notre temps libre ensemble. Après quand l'école a commencé, nous nous entrainions toujours ensemble, se surpasser encore et encore. Toujours devenir meilleur. Nous voulions devenir les meilleurs ninjas de Konoha. Ensemble. Nous connaissions les moindres faiblesses et forces de l'autre. On se complétait. Tu m'aidais à m'améliorer et je faisais de même pour toi. Toujours. Après l'académie, les choses n'ont pas changés. Nous avions tellement peur d'être séparé, mais ils nous ont laissés sur la même équipe. Heureusement. Tu étais la seule personne en qui je faisais suffisamment confiance pour mettre ma vie entre tes mains. Nous étions ceux qui avaient le travail d'équipe qui fonctionnait le mieux. On entendait parfois les plus vieux en parler. Ils trouvaient ça impressionnant qu'à notre âge, on fasse autant confiance à un compagnon. Nous étions la fierté de notre sensei. Jamais je ne pourrai oublier tous les bons moments qu'on a passé ensemble.

Tous les soirs je regarde le ciel pour voir
Je me demande nuit après nuit, si tu gardes toujours un oeil sur moi. Nous avions dit que nous nous protégerons pour toujours. Tiens-tu toujours ta promesse? Je m'ennuie de ta présence à mes côtés. Le vide qui m'envahit s'agrandit de jour en jour. J'essaye de m'occuper, travailler plus, mais il n'y a rien à faire. Tu me manques. Je ne voudrais pas que tu me voies dans l'état que je suis présentement. Je suis censé être fort. Pourtant, je me sens si faible, si misérable. Il me manque une partie de moi-même. Je n'ai plus de partenaire. Je me retrouve seul pour affronter la vie. Il n'y a plus personne pour m'encourager à poursuivre ma route. Personne pour m'aider à affronter le destin. Personne pour me rassurer quand tout va mal. Personne pour être là. Personne pour me comprendre. Tu étais le seul à me comprendre. Nous n'avions pas besoin des mots. Ils étaient inefficace. Un seul regard suffisait pour que tout s'éclaircit, un seul sourire. Complicité qui s'est évanoui en une seule nuit. Un unique instant pour que tout disparaisse de ma vie.

si t’es là pour me sauver
Nous étions toujours en train de protéger l'autre. À tes côtés, je me sentais en sécurité. J'ai le mal de vivre. La vie me semble terne. Elle a perdu toutes ses couleurs. Elle a perdu sa musique. Elle a perdu la vie. Il n'y a plus de sens à être en vie. Je respire toujours, mais je suis mort en même temps que toi. La seule différence, c'est que je peux encore me mouvoir dans cet univers irréel. La mort m'entoure dans ma vie futile. Depuis que tu n'es plus là, j'ai perdu mon rire, j'ai oublié comment il sonne. J'ai oublié comment sourire. J'ai oublié comment parlé avec quelqu'un. Il ne me reste plus que mon aspect sauvage et impulsif. J'ai perdu la légèreté que je pouvais avoir à tes côtés. Il ne me reste plus que la haine et la rage. Je ne pense qu'à prendre vengeance. Elle ne te ramènera pas. Je ne me sentirais probablement pas mieux après. Je le sais, mais au moins, je ne serai plus le seul à souffrir. Quelqu'un d'autre va connaître la peine de perdre la personne la plus chère à ses yeux. Vas-tu me pardonner? Je sais que tu ne voudrais pas que j'accumule autant de colère.

De toutes mes peurs, toutes mes angoisses et mes phobies
La seule chose qui me faisait peur dans ce monde, c'était de te perdre, mais je me disais que ça n'arriverait jamais. Je croyais que tu étais invincible et je me sentais invincible à tes côtés. J'avais tord, affreusement tord. La réalité est encore plus dure à accepter quand tu croyais que quelque chose était impossible. Je ne pourrai jamais l'accepter totalement. Je ne peux pas le croire. Tu devrais toujours être à mes côtés. À tous les jours, je refais le parcours que nous faisions ensemble. Tu n'es plus là. Je vais voir ta tombe qui me ramène durement à la réalité pour quelques secondes. Ton nom gravé dans la pierre froide me fait l'effet d'un coup de poignard. Je sais que je ne suis pas en train de faire un cauchemar. Dans mes nuits, tu es toujours en vie. Dans mon esprit, rien ne peut t'atteindre, tu es immortel. Je voudrais m'endormir à jamais pour ne pas avoir à subir le monde au-delà de mes rêves. Dans mes songes, tout est si beau, tout est si paisible. Pas de guerre. Pas de violence. Pas de mort. Que la vie tranquille à tes côtés.

Et j’me rend compte que
Tu me voudrais heureux. N'est-ce pas? Les jours passent et je n'arrive pas à me sortir de ma torpeur. Je ne souhaite pas sortir de mon malheur. Je ne souhaite plus être heureux à nouveau. Pas sans toi. Tu es supposé être à mes côtés pour toujours. Nous devions partir en même temps. Tout vivre ensemble. Sans exception. Mais, je me retrouve seul. Je suis incapable de vivre sans toi. Pas après tout ce qu'on a vécu ensemble. C'est impossible. Le bonheur n'existe qu'avec toi. Toi qui me complétait si bien. Toi qui comprenait si bien mes peines et mes misères. Toi qui arrivait à me faire sourire et rire dans toutes les situations. Jamais personne ne m'a fait sentir aussi bien comme toi tu l'as fait. Tu supportais mes pires humeurs. Le seul qui l'aille fait. Tu n'étais pas celui qui aurait dû partir. C'était à moi qu'était destiné ce coup. À moi seul. J'aurais dû être celui qui disparaît à tout jamais ou... Nous deux. Comme d'habitude. Tout faire ensemble. Pas de demi-mesure. Ensemble ou rien. Ce n'était pas ce qu'on disait avant?

T’es pu là et moi j’peux pas l’croire
Tu envahis mes rêves. Tu me souris. Tu me parles. Tu me donnes espoir l'espace de quelques instants. Pourtant, quand je me réveille, j'ai déjà oublié tes beaux mots. Mes tourments recommencent avec plus de force et d'agressivité. Tu tentes de m'encourager à vivre, mais ce n'est pas suffisant. J'ai besoin de toi, plus que de tout. La vie ne signifie plus rien pour moi. Le comprends-tu? Je me laisse mourir par le temps, car je sais que tu ne pourras pas accepter que je meurs avant mon temps. Tu t'es sacrifié pour que je puisse vivre. Je vais le faire. Pour ta mémoire, mais en aucun cas je l'accepte. Tu es – étais – mon meilleur ami, ton sacrifice je ne peux pas l'accepter. Ta vie ne vaut pas la mienne. Tu vaux plus que moi. Tu as toujours été le plus patient, le plus généreux de nous deux. Pour moi, tu représentais la bonté de ce monde. Tu n'aurais pas dû me sauver. Tu mérites plus la vie que moi. Tu étais toujours celui qui était optimiste, celui qui voyait du bon dans chaque chose. Que dirais-tu dans ma situation actuelle? J'ai besoin de l'entendre.

Je donnerai tout pour te voir
J'aime me rappeler de toutes ces soirées qu'on passait à parler sous les étoiles. Les choses semblaient si simple. Nous regardions les constellations. Inventions les nôtres. À tous les soirs, je regarde notre constellation, celle que nous avons inventé entre deux rire. Fides. Notre constellation à nous. C'est la seule chose qui me donne encore l'impression que tu es à mes côtés. Quand je la regarde, j'ai l'impression que tu me regardes aussi. Que tu m'observes. Tu as toujours voulu le mieux pour moi. Tu dois être malheureux de voir mon état. Je suis désolé de te causer toute cette peine. Tu me manques tellement. J'aimerais pouvoir me coucher sous les étoiles et t'entendre encore me murmurer des secrets. T'entendre retenir ton rire après m'avoir raconter une histoire, car tu ne veux pas réveiller les voisins. T'entendre me demander si j'aurais envie de jouer un tour sous ton sourire moqueur. Je n'arrive pas à combler ce vide, de ne plus t'entendre, de ne plus te voir, de ne plus sentir ta présence à mes côtés.

Une dernière fois…
Voir ton sourire, ton visage. Entendre tes murmures, ton rire. Sentir ta présence, ton odeur. Te toucher. Te parler. Une dernière fois t'avoir à mes côtés. J'aimerais tellement que tu puisses me dire encore une fois que la vie n'est pas si pire que cela. Que toujours quelque chose de bien va arriver de nos malheurs. Que malgré toutes nos souffrances, il va rester du positif. Où sont passés tes belles paroles? Je ne les ai pas oublié, mais il m'est impossible de les mettre en application. Je souhaiterais que tu m'expliques? J'aimerais comprendre. Comment les choses pourraient aller mieux? Cette plaie que j'ai subie par ta perte ne veut pas ce cicatriser. Elle reste ouverte et j'ai l'impression que tout le monde s'amuse à planter un couteau à l'intérieur de celle-ci. Que dirais-tu pour me remonter le moral? Pour me rassurer? Que ferais-tu pour calmer mes crises de larmes? Tu ferais n'importe quoi pour que je me sente mieux. Tu me raconterais probablement des histoires jusqu'à ce que j'oublie tous mes soucis, que je sois perdu dans ton univers imaginaire.

Es-tu là est-ce que tu m’entends?
Chaque fois que je regarde le ciel, j'ai envie de hurler. Je veux que tu m'entendes. Je ne veux pas que tu m'oublies. Je veux que tu continues de me protéger, que tu continues de penser à moi, que tu sois toujours là pour moi dans mes pires moment. Promets-moi de ne plus jamais m'abandonner. Je veux continuer de rêver à toi. Ne jamais t'oublier. Toujours t'avoir à l'esprit. Personne ne peut occuper la place que tu occupes dans mon être. Personne ne pourra jamais te remplacer, mais pour toi, je vais être prêt à faire un effort et m'ouvrir davantage aux autres. C'est ce que tu souhaiterais, non? Tu m'as déjà dit que si jamais il devait t'arriver quoi que se soit je devrais socialiser davantage et mettre mon caractère de côté un peu. Sur le coup, je ne t'avais pas vraiment écouté, pensant que tu blaguais, mais il n'est pas encore trop tard pour écouter tes paroles qui étaient encore trop sage. Comme si tu l'avais su qu'il allait t'arriver quelque chose. Comme si tu le savais que tu allais te sacrifier pour moi. Aurais-tu mieux réagit que moi si la même chose t'étais arrivé?

Es-tu là est-ce que tu m’entends?
Je mets plus d'ardeur à mes tâches que je ne l'ai jamais fait. Je travaille pour deux comme si tu étais encore là pour m'aider à tout faire. Les gens me disent que je devrais prendre du repos, mais ce n'est pas de ça que j'ai besoin. Toi, tu comprendrais. Ce qu'il me fait c'est de m'épuiser au point que je ne ressente plus rien. Que je sois tellement vidé que je n'arrive même plus à penser clairement. Me laisser engloutir par le néant. Parfois, je me surprends à me parler seul. Parfois, j'ai l'impression que tu es toujours à mes côtés. Même si c'est impossible. J'aime croire que tu es toujours là. Peut-être que je me fais encore plus souffrir au final, mais cette pensée me rassure toujours un peu durant quelques minutes, voir quelques heures. Un bref instant que je n'ai plus à me soucier de ta perte, car je sens ta présence près de moi. Pour toujours. Tu ne m'as pas quitté. Tu n'aurais pas osé m'abandonner. Je crois que certains commencent à s'inquiéter de ma santé. Ils ne peuvent pas comprendre. Ils ne pourront jamais comprendre. Jamais comme tu le faisais.

Es-tu là est-ce que tu m’entends?
Le jour, j'aperçois ton sourire dans le soleil et la nuit, j'entends tes murmures venant du ciel. M'entends-tu aussi? J'essaye de me rattacher à tout ce que je peux. À tous les souvenirs que je conserve de toi. Je regarde régulièrement toutes les photos que nous avons pris ensemble, toutes les lettres que nous nous envoyions, tous les objets qui nous servaient à faire nos quatre cents coups. J'ai gardé toutes mes anciennes habitudes, même que parfois quand je parle à quelqu'un je garde silence comme si je te laissais le temps de répondre. Je ne peux pas m'en empêcher. C'est ma manière de te dire que tu existes toujours dans mon coeur. Je fais des efforts pour m'intégrer à la vie sociale de Konoha. Pour toi. Je ferais n'importe quoi pour pouvoir honorer ta mémoire, pour ne pas que tu regrettes ton geste. Je sais qu'il faudrait que je l'accepte, mais c'est trop me demander, mais comme je te connais, tu dois déjà être content des efforts que je fais présentement. Essayer de retrouver le train-train du quotidien. Essayer de faire comme avant. Essayer d'agir normalement, malgré le vide qui me remplit.

Es-tu là parce que moi j’t’attends…
Toutes les nuits, je peux te retrouver dans mes rêves. Ne les quitte jamais. C'est ma lumière dans mes journées. Ce qui me donne la force de continuer. Mes songes m'enlèvent toutes mes peines. Je peux te retrouver comme tu étais. Autant je suis triste de t'avoir perdu, autant je suis heureux que tu continues de me rendre visite nuit après nuit. Un jour, quand le destin m'y mènera, je viendrai te rejoindre et nous serons heureux à nouveau, ensemble. Comme les choses ont toujours été censés être. Malgré que je ne peux plus te retrouver constamment à mes côtés, je sais que tu es toujours là à veiller sur moi. Tu es ma bonne étoile et la seule chose que je peux faire pour toi maintenant est de ne jamais t'oublier. Je dois être capable de transformer ma tristesse pour que je ne me rappelle que de nos bons moments. Ceux qui me feront sourire quand je serai submergé par la tristesse. Je dois me rappeler de tous les bons moments pour me rappeler que je n'ai pas vécu ma vie en vain. J'ai vécu pour ses souvenirs heureux qui me suivront jusqu'à ma mort.


Dernière édition par Laetitia C. Solus le Ven 1 Oct - 6:59, édité 1 fois
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Re: Mon recueil

Message  Invité le Ven 1 Oct - 6:51

Une journée dans la tête d'un ANBU
2H38. Mon cadran me nargue. Encore. Depuis quelques jours, je n'arrive pas à dormir. Je passe mes nuits à fixer le plafond, remarquer chacune des fissures qui s'y trouve. C'est complètement ridicule. Je dois dire que ces derniers-temps, je me questionne beaucoup sur moi-même et sur mon statut. Une petite voix dans ma tête ne cesse de me répéter que je ne suis qu'un meurtrier. À tous les jours, je dois me rappeler que c'est pour le bien du village que je le fais. Pour le protéger, pour qu'il continue à prospérer, pour empêcher aux autres villages de connaître ses secrets. Je le sais tout ça, mais j'ai tout de même dû tuer, c'est une part entière de mon travail; protéger les informations, tuer les nukenins, espionner... Je m'ennuie presque du temps où mes missions étaient d'aller sauver le chat de mon voisin qui s'est coincé dans un arbre. Maintenant, l'odeur du sang est accroché à ma peau. Je me lave, me frotte jusqu'à irriter ma peau, mais j'ai toujours l'impression que l'odeur de la mort reste imprégné sur moi. Dans les derniers jours, les rares fois où j'ai réussi à dormir, je revoyais le visage de ceux que j'ai dû évincer. Je me demande combien de temps je vais être encore capable de vivre avec ce sentiment de vide, de sang sur mes mains. Je sais que je ne devrais pas me questionner autant, mais je ne peux pas m'en empêcher.

4H17. Le soleil va bientôt déposer ses rayons insolents au travers de mes stores. Au final, je n'aurai eu qu'une autre nuit d'insomnie à regarder l'heure avancé lentement sur mon cadran. Le temps se moque de moi, plus les jours avance et plus j'ai cette certitude idiote que le soleil et le temps se sont ligués contre moi. J'ai des idées vraiment étrange quand je manque de sommeil. Je réalise bien que c'est depuis que je suis devenu anbu que j'ai commencé à ne pas dormir suffisamment et par le même fait avoir ses pensées folles. J'ai d'abord changé imperceptiblement, mais maintenant je me rends bien compte que j'ai changé de façon outrancière. Je réalise pleinement qui j'étais et qui je suis devenu. Deux personnes complètement opposé quand on y réfléchit... Quand je repense à mon passé, j'ai l'impression que ce n'est pas moi, tant de choses ont changés. Je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Parfois, je doute même que je ressemble à l'ombre de ce que j'étais, j'ai cette impression d'être devenu rien. Au début, je ne me suis pas vraiment aperçu que je changeais, mais ces derniers-temps avec les pensées qui m'obsèdent, il est difficile de passer à côté. Je me demande à quoi je ressemblerais aujourd'hui, si je n'avais pas accepté d'être anbu. C'est difficile à imaginer.

5H43. Le soleil se lève insolemment sur Konoha. Je suis sûr et certain qu'il me regarde en riant, se moquant des cernes qui s'agrandissent de jour en jour en-dessous de mes yeux et de l'aveuglement qu'il m'offre matin après matin; ses rayons traversant mes rideaux à l'endroit exact où se trouve mes yeux. J'ai passé la nuit dans la plus grande des noirceurs, puis, lui, arrive lançant ses rayons directement dans mon regard habitué à la lueur de la lune. À tous les matinées, je reste toujours quelques minutes sous le regard arrogant du soleil avant de décider à me lever. C'est presque comme si j'espérais qu'il se recouche pour me laisser dormir. Je souhaiterais tomber dans les limbes du sommeil, mais il est maintenant trop tard pour que je puisse me le permettre. À tous les jours c'est exactement la même routine qui se répète; je veux dormir, mais je ne peux pas vu l'heure, je fais un effort pour me glisser hors des draps et je prends ma douche. Je trouve qu'il n'y a rien de tel qu'un filet d'eau glacée pour me rafraichir les idées et me remettre d'aplomb pour la longue journée pénible qui m'attend.

6H52. Je prends mon masque d'anbu doucement dans mes mains, il est temps de l'enfiler. Par contre, ce matin, mon propre reflet m'en empêche. Je me regarde dans le miroir pour la première fois depuis longtemps. Je remarque mes traits qui se sont durcis dans les dernière années. Je me sens incapable d'imaginer une seule larme sur mon visage. Je n'avais pas réaliser à quel point mes traits étaient devenus froid. En devenant anbu, je savais que j'allais devoir toujours refouler mes émotions. Je passe une main délicatement sur mon visage. Je n'ai pas l'impression que c'est le mien. Je ne me reconnais plus. Je ne sais plus qui je suis vraiment. Ses traits de marbre ne ressemble pas à mon ancien moi. Où est passé le jeune homme rieur que j'étais? Maintenant, je ne suis qu'un ninja de Konoha, sans visage, sans nom. Je ne suis personne, une marionnette dans les mains de l'hokage. De ma propre volonté j'ai accepté ce poste, mais... Je préfère mettre mon masque sur mon visage et partir de mon appartement. Je ne dois plus y penser. Je ne dois pas a voir ce genre de pensée. Oublier. Redevenir un anbu. Sans émotion. Sans poser de questions.

7H00. J'arrive à l'heure juste en même temps que les autres devant le bureau de Tsunade. On ne se regarde pas, on ne se salue pas. Coéquipier de travail, oui; ami, non. Dans les anbus, la relation entre les membres est différente que dans une équipe de juunin. Je suppose parfois que nous avons peut-être perdu une partie de notre humanité pour n'être que des objets de guerre – ou plutôt pour empêcher la guerre – des êtres qui vont faire tout ce qu'on leur demande sans poser de questions. Nous sommes là pour ça. Agir pour le bien du village, même si les actions peuvent sembler malsaine. En fait, je crois que nous ne sommes pas humains quand nous portons nos masques. Nous sommes que des ninjas. Des outils que Konoha peut utiliser à sa guise et ce tant et aussi longtemps que nous portions nos masques. C'était le symbole comme quoi nous étions en mode obéissant en quelque sorte. Je jette un regard aux deux autres anbus. Je sais à quoi ils ressemblent sans leur masque, ils savent à quoi je ressemble pourtant quand on les porte on fait comme si on ne le savait pas, comme si on était des ninjas sans visage et sans nom. Je sais que c'est pour nous protéger, mais par moment je me demande s'il n'y a pas une autre raison plus obscure... Nous faire oublier qui nous sommes.

7H09. Nous venons de sortir du bureau de l'hokage. On se regarde. La mission aujourd'hui est différente de ce nous faisons en tant normal, enfin selon la tournure que les événements prendront. Tsunade a peut-être lu dans mes pensées et a vu que j'étais tanné des missions où on doit tuer? Je deviens paranoïaque. Je suis mieux de me concentrer sur la mission et ne penser à rien d'autres. En théorie, je ne verrai pas de sang aujourd'hui. Je regarde mes mains avec attention. Je n'y verrai pas de sang aujourd'hui. C'est un... soulagement, en quelque sorte. Les choses seront probablement différente demain, je le sais, mais je dois vivre une journée à la fois. On ne sait jamais ce qui peut nous arriver. Donc, pour la mission nous devons espionner un juunin de Konoha qui est soupçonné de traitrise. Ça faisait déjà quelques semaines que nous n'avons pas eu de mission d'espionnage. Je n'arrive pas à comprendre comment un shinobi du village peut le trahir, j'espère que ce n'est qu'un malentendu et que la mission d'aujourd'hui va confirmer l'innocence de l'accuser. Même si je sais qu'au fond de moi, si on envoie les anbus c'est qu'il a déjà des preuves dans le sens contraire.

8H32. Tsunade ne nous a pas donné le nom du ninja qu'on se devait d'espionner, seulement un lieu de rendez-vous. L'autre équipe qui s'était occupé du cas, n'avait pas donné plus d'informations. Probablement que le ninja avait réussit à bien cacher son visage et que les autres anbus avaient seulement été capable de décoder quelques informations. Nous devons nous contenté de cela alors. Nous décidons de nous séparer. De cette manière, nous aurons une vue différente et il sera plus facile de le capturer s'il avait lieu. Je trouve que je suis le mieux placé. Je suis sur le balcon d'un appartement qui est directement dans le sens de la rue, j'ai une vue plongeante sur la ruelle. Cette noirceur en est apaisante. Pour le moment, il n'y a pas âme qui vive. En fait, je voies un chat qui rode autour des poubelles. Il doit se chercher un bon repas. Je sens la fatigue m'envahir, je commence à marcher sur le balcon de long en large pour me réveiller un peu. Je préfère ne pas imaginer ce qui m'arriverait si je m'endormais durant une mission. Juste penser à l'hokage en colère fait que je me ressaisie un peu.

9H07. Après une demi-heure d'attente, quelqu'un arrive finalement dans la ruelle. Une personne tout à fait banal. Tsunade avait parlé d'un juunin. Donc, ce n'est pas notre cible. Peut-être qu'il n'allait pas venir et que nous nous sommes déplacé pour rien. Une mission tranquille pour faire changement. Pourtant... Je commence à observer l'homme avec plus d'attention. Il semble nerveux, il n'arrête pas de frotter ses mains l'une contre l'autre et de s'humecter les lèvres. Il cache quelque chose. Je crois que je vais devoir retirer ce que je viens de dire. Il va se passer quelque chose. Je jette un regard en direction des deux autres anbus, eux aussi ont les yeux rivés sur le nouvel arrivant. Ils ont remarqués l'étrangeté du personnage, du moins ses tics. L'homme est assez petit et il fait de la calvitie, il doit avoir un certain âge dans la cinquantaine avancée au moins. Pour nous, il n'est pas une menace. Par contre, il doit avoir peur de celui qu'il attend, sinon il ne semblerait pas autant anxieux.

10H15. Une heure que nous attendons, mais rien ne se passe. L'homme continue d'avoir ses tics nerveux, le chat est partie depuis longtemps. Je commence à m'ennuyer à ne rien faire sur mon balcon. Un mouvement. Enfin. Un ninja vient d'entrer dans la ruelle. Il porte la veste des juunins. Je regarde vers mes deux compagnons, eux aussi l'ont remarqués. Je redescends mon regard vers les deux hommes dans la ruelle, ils s'échangent des papiers. Je suis beaucoup trop haut pour voir de quoi il s'agit, mais tout porte à croire que ce sont des documents importants. Après tout, ils ont fait le rendez-vous dans une ruelle sombre et le juunin ne cesse de regarder de tous les côtés pour s'assurer que personne ne les observe. S'il savait que trois anbus étaient en train de les regarder... Une fois les dossiers échangés, le juunin ne se fit pas prier et s'éloigne rapidement. Dans son mouvement, j'ai eu le temps d'apercevoir son visage c'est... Rinji! J'espère avoir mal vu. J'ai de la difficulté à le croire. Rapidement, nous nous réunissons et nous partons chacun dans une direction différente.

11H32. L'un est est partit vers les bureaux de Konoha vérifier qu'il ne manquait pas de papiers importants et l'autre à suivit le vieil homme pour voir ce qu'il allait faire des documents, moi... Moi... Je... Je dois suivre mon... ami, mon meilleur ami. Je n'en reviens pas. Il n'y a pas de doute c'est bel et bien lui. Je ne comprends pas. Pourquoi Rinji trahirais son village? Je me rappelle encore du temps qu'on était à l'académie, il avait été si fier de recevoir son bandeau. Rinji... Comment en est-il venu à ce point? Je passe mon doigt doucement sur la feuille de mon bandeau. Je suis un shinobi de Konoha, jamais je n'oserai trahir mon village. Nous avons fait la promesse de le protéger. Tu t'en rappelles Rinji? Je le regarde se promener dans le village comme si de rien était. Il ne s'est pas rendu compte que je le suis. Il ne s'est pas rendu compte qu'on a découvert sa trahison. Quand a-t-il l'intention de fuir? À la dernière minute? Je préfère ne pas y penser. J'imagine mal le village sans mon meilleur ami. Cette pensée me fait mal. Pourquoi?

12H16. Je retire mon masque et le dépose dans mon sac. Pour un cas exceptionnel, je vais me dévoiler le visage, pour le bien de la mission. J'ai décidé d'aller rejoindre Rinji qui est en train de manger un morceau au restaurant. Je lui demande si je peux l'accompagner, il accepte avec un sourire. Je suis son meilleur ami après tout, mais en le voyant aussi amical, j'ai un pincement au coeur. Je ne peux pas comprendre ses intentions profondes. Il a toujours semblé se plaire au village. Qu'est-ce qui a bien pu le changer? Comme à mes habitudes, je joues un rôle, je ris comme à mon habitudes avec mon... ami? Mon rire sonne faux à mes oreilles, mais il ne semble pas s'en rendre compte. Heureusement... Les choses pourraient devenir encore pire. Il ne sait pas quand ce moment je ne fais que l'observer que je suis en mission. Il croit que je fais tout simplement profiter d'un repas entre copain. J'ai souvent menti dans ma vie, c'est un fait, mais jouer un rôle face à une personne qui est – était? - importante à mes yeux est difficile. Ne pas avoir été un anbu je me douterais de rien. Il est toujours le même. Je voies encore mon – ancien – ami dans cet homme.

13H47. Le temps s'écoule lentement, beaucoup trop lentement. Je tenais compagnie à Rinji. En fait, je cherchais une faille dans son comportement, mais il n'y en avait pas. Sa spécialité, tout comme moi, était l'espionnage. Mon ami finit par me dire qu'il avait un rendez-vous, alors il devait partir. Je m'éloigne en lui disant au revoir. Son rendez-vous qu'il soit une invention ou pas tombe à point, car je dois aller rejoindre mes deux coéquipiers. Je ne sais pas ce que j'aurai inventé comme mensonge pour me libérer. Je m'éloigne dans une ruelle et je remets mon masque, puis me dirige vers notre point de rendez-vous. Je suis content de porter un masque, je ne voudrais pas qu'ils voient le trouble qui peut se lire sur mon visage. Surtout que je ne démontre jamais d'émotion en tant normal. Cette mission m'affecte plus que je ne voudrais l'avouer. J'ai à peine le temps d'arrêter qu'ils me demandent déjà si le juunin c'est compromis d'une quelconque façon depuis ce matin. Je réponds à la négative. Il semble toujours être le même. À ce demander s'il n'a pas toujours jouer un rôle. Je souhaiterais soupirer, mais je ne le fais pas, ça ne serait pas approprié et les deux autres se poseraient trop de questions.

14H29. Je sue sous mon masque et j'ai mal aux yeux. Le soleil les frappe avec une force inouï. Il m'en veut, j'en suis désormais certain, mais je ne comprends pas ce que je lui ai fait pour mériter ce traitement. Ma journée était censé être banal, mais elle est en train de tourner au cauchemar avec cette chaleur. Sans compter le pire, la trahison de mon meilleur ami. Il me fait plus de mal qu'il n'en fait à Konoha. S'en rend-t-il compte? En plus, même si je sais avec certitude que c'est un traitre, je me sens mal de le suivre ainsi. Où est rendu la supposé confiance aveugle qu'on devrait avoir envers nos amis? Quand on mangeait ensemble plus tôt, j'ai presqu'eu envie de lui dire que je l'avais vu ce matin dans la ruelle et que s'il avouait ses actes, les choses pourraient bien tourner, mais je n'en ai pas eu le courage. Pas le courage de lui dire que je l'avais espionné. Quel genre de personne observe les moindre faits et gestes d'un ami?

15H08. La chaleur m'étouffe, j'ai de la difficulté à me concentrer. Sans compter que je suis distrait. La nature de la mission m'agace. Je n'ai pas été entrainé à espionner des amis. On a été entrainé à se soutenir entre nous, tout en mettant la mission de l'avant... J'ai été perdu dans mes pensés pendant quelques secondes, alors j'ai été imprudent et j'ai fait tombé une petite roche. Rinji vient de m'apercevoir. Je sais qu'il ne peut pas me reconnaître, mais ça me rends mal à l'aise tout de même. Je ferme les yeux deux petites secondes et je reprends constance. J'ai échoué dans ma mission... Je soupire, je dois rester concentrer. Dans un bonds, je me dirige vers les autres, je dois les prévenir qu'il m'a vu. Je leur explique ce qui s'est passé, l'un d'eux se dirige aussitôt vers la maison de l'hokage. À la fin c'est elle qui décidera de ce que nous ferons. En attendant, nous devons reprendre notre poste d'observation et être encore plus vigilant, car maintenant il le sait qu'on le suit. Rinji est constamment sur ses gardes, il devient très difficile à suivre, j'espère qu'on aura bientôt les ordres, car à ce rythme on sera bientôt obligés d'attaquer et j'en ai pas particulièrement envie.

17H57. Nous avons finalement le nouvel ordre. La discussion avec Tsunade a été longue. Il nous explique qu'il faut le capturer vivant et le ramener à l'hokage. Je soupire – cette fois-ci je ne le retiens pas – et me porte volontaire. C'est de ma faute s'il nous a repéré après tout. Les deux autres acquiescent, mais reste proche au cas où qu'il arrive quoi que se soit et que je n'arrive pas à l'attraper. Il est tout de même du niveau de juunin, mais je ne suis pas inquiet. Je le connais comme le fond de ma poche, il n'a aucune chance contre moi, aucune... Malheureusement... J'aimerais qu'il me frappe pour mon insolence, pour ne pas lui faire confiance. Je sais que ce n'est pas de ma faute, que c'est un ordre que j'ai de l'attraper, mais je me sens sale. Sale d'avoir à attaquer ce que je considérais comme mon meilleur ami. La seule personne à qui j'ai fait la promesse d'être éternellement fidèle. J'allais briser ma promesse dans quelques secondes. Je sens une main qui se dépose sur mon épaule, cette prise se veut réconfortante. Les deux le savent que Rinji et moi sommes proche. Je sens un peu d'humanité dans notre trio. Ils vont me soutenir dans ce moment d'horreur que je vis. Étrangement, je sens que ça va déjà être moins pire.

18H02. Je l'attaque et l'attrape dans un même mouvement. Comme je l'avais cru, ce fut un jeu d'enfant. Je l'endors pour qu'il soit plus facile à transporter. Je le dépose sur mon épaule comme un sac et nous retournons auprès de Tsunade. Il ne sert à rien de s'éterniser. À voir son visage, elle ne s'attendait pas à nous revoir arriver aussi tôt. Elle nous demanda d'aller l'enfermer dans une salle d'interrogatoire et d'attendre qu'il se réveille. Notre trio s'y dirige en silence. Je sais que les deux sont mal à l'aise que j'aille été mis sur cette mission, mais ce qui doit arriver, arrive. Je suppose que c'était part intégrante de mon destin de savoir que j'avais un traitre dans mes amis les plus proche. Je le ligote sur une chaise et m'assit sur la table. Les deux autres restent debout. Avec le somnifère que je lui ai donné, je sais que ça va être long avant qu'il ne se réveille. Je me demande si c'est nous qui doit s'occuper de son interrogatoire. J'ignore si j'ai envie de le faire; d'un côté je veux savoir toute l'histoire maintenant, mais d'un autre, il reste qu'il est question de Rinji.

19H59. Rinji vient de se réveiller. Finalement. Entre-temps, nous avons eu l'ordre de nous occuper de l'interrogatoire, ceux qui auraient dû s'en occuper ont été mis sur d'autres cas. Nous nous sommes fait dire de ne pas hésiter à le torturer s'il ne voulait pas parler. Chacun notre tour, nous posons des questions, voir plusieurs en même temps, mais il refuse de parler. On met plus de pression. Je sens bien que mes deux coéquipiers ne souhaitent pas le torturer, ils ne veulent pas me blesser, mais s'il ne se décide pas à parler, nous n'avons pas le choix. Il ne veut pas parler. Il l'aura voulu. Je suis le premier à réagir et je le coince dans un genjutsu. Je connais tous ses points faibles, sans exception, je vais lui tirer les vers du nez coûte que coûte. Je le fais souffrir avec une facilité et une cruauté qui m'étonne. Je ne me savais pas capable de tant de violence psychologique. Mon meilleur ami... Va-t-il me pardonner un jour? Vais-je me pardonner un jour de le faire tant souffrir? Ses sens sont brouillés, il hurle, bientôt il ne pourra plus le supporter. J'arrive à me sortir de la tête que c'est mon ami. Je me concentre sur le seul fait que je suis un anbu qui fait son travail. Tout simplement.

21H36. Il a finit par parler. Il ne pouvait pas supporter ces visions horrifiantes plus longtemps. Il explique rapidement – comme s'il avait peur qu'on l'enferme à nouveau dans le genjutsu – que les pays du Sud l'avait menacé de le tuer s'ils ne divulguaient pas les forces de Konoha. Il tentait de se donner des excuses – Tsunade n'allait pas aimer cela – un shinobi se devait d'être fidèle à son village. Rinji ajouta, aux excuses qu'il tentait de se donner, les informations qu'il avait donné et celle qu'il avait réussit à avoir. Les pays du Sud avaient l'intention d'attaquer le village dans quelques mois, de nuit, puisqu'il y avait moins d'effectif sur le terrain, ils voulaient avoir un effet de surprise. De plus, ils avaient l'intention de s'attaquer directement à l'hokage pour pouvoir ruiner Konoha à jamais. Rinji se mit à pleurer. Probablement face à sa propre faiblesse d'avoir accepter aussi facilement de remettre des informations confidentielles. Pleurer de honte par sa lâcheté. Il avait eu peur de mourir. Il savait qu'un ninja devait mourir avec honneur pour ceux qui comptent, les gens de son village. Je sais qu'il va me pardonner s'il apprend que je fais partit de ceux qui l'ont interrogés, mais je ne suis pas certain que je vais être capable de le pardonner pour sa bêtise.

23H05. Je peux enfin entrer chez nous. La journée a été longue comme je m'y attendais. Je marche tranquillement jusqu'à mon appartement. J'ai déjà retiré mon masque d'anbu, je peux donc regarder librement le ciel. Les étoiles commencent déjà à se montrer. Les rues de Konoha sont si paisible une fois le soleil partit, caché au loin. De plus, dans cette noirceur, personne ne peut voir mon visage. Personne ne peut voir les larmes amers qui s'écoulent lentement sur mes joues. Je suis horrifiés des tortures que j'ai fait subir, juste y penser me donne des frissons. J'ai eu l'impression que c'était encore pire que de tuer et le pire c'est... Que j'y ai pris plaisir. Je me questionne encore sur mon humanité, où est-elle rendu? Je ne crois pas qu'il est sain d'apprécier de faire agonir quelqu'un, encore moins si c'est une personne qui nous est cher... Même s'il nous a trahis. Je ferme les yeux et hume l'air. Je dois me changer les idées. Rinji va être en prison, il n'aura pas à fuir le village, j'ai réussit ma mission et maintenant je peux tout mettre derrière moi. Ce n'était qu'une autre journée comme les autres, enfin presque. Aucune journée ne se ressemble quand on fait partie de l'élite des ninjas. Quoi que d'un autre côté, elles reviennent toutes au même...

24H00. J'ai flâné dans les rue de Konoha pendant une heure. Je n'arrivais pas à me décider si je devais rentrer ou non à mon appartement. Je n'ai pas sommeil. Ma journée est terminé, je voudrais la mettre dans mon passé, mais elle me tourne incessamment dans la tête. Je suis couché sur mon lit et je sais que cette nuit, je vais à nouveau fixer mon plafond en espérant trouver un sommeil qui n'arrivera pas. Dans quelques heures, je devrai me lever et partir en mission – encore – sans avoir fermé l'oeil de la nuit. Je suis pris dans ce cycle infernal. Je crois qu'il ne cessera jamais de me tourmenter. J'ignore si j'ai fait le bon choix en devenant anbu, mais c'est ce que j'ai décidé de faire, c'est ce que je suis devenu. Je suis un objet de Konoha. Qu'importe si je dors ou pas, en tout temps, je dois être prêt à me sacrifier pour mon village et faire ce que l'on m'ordonne, car c'est ma destinée.
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Message  Invité le Mar 19 Oct - 3:22

exercices d'écriture

» Avant de commencer à lire, lisez les notes sur le message d'introduction «

sang – lumière – caprice – étoile – centre – famille
Du sang beaucoup de sang. Le mien. J'ouvris les yeux et me fis aveugler par la lumière, par cette blancheur éclatante qui recouvrait l'endroit. Où étais-je ? Qu'était-il arrivé ? J'essayais de me rappeler, mais ma tête me faisait horriblement mal. Mes souvenirs étaient flous. La dernière chose qui était précise dans mon esprit c'était que je lui avais demandé de rouler plus vite, mon caprice, ma requête enfantine. Le plaisir de la vitesse. Je lui avais dit que si nous poursuivions à cette vitesse nous arriverons sur une étoile, non au centre de l'univers. Mon rire avait résonné, puis... Rien. Je n'avais plus aucun souvenir de ce qui suivait. Une horrible sensation m'envahissait et je ne comprenais pas pourquoi. Les gens commençaient à s'agiter autour de moi. Des visages sans nom qui pleurait. Pourquoi les larmes coulaient-elles sur leur joues ? Je voulais savoir, je n'en pouvais plus d'être dans l'ignorance. Cela ne faisait que quelques secondes que j'étais réveillé et je savais déjà que quelque chose clochait. Soudain, je les reconnus. Des membres de sa famille. Je compris aussitôt qu'il était mort et que j'étais en train de le suivre.

Spoiler:
Dans une pénombre permettant de discerner deux hommes d'âge et de grandeur moyens. De parfaits conformistes dont rien ne laisse présager une introspection.

Homme #1 : Quarante-deux.
Homme #2 : La vie.
Homme #1 : L'univers.
Homme #2 : Et tout le reste.
Homme #1 : Et tout le reste?

Un soupir s'échappe de la bouche des deux hommes. Épuisés, ils s'écroulent sur le plancher. Homme #1 prend doucement une aiguille et se piqua le doigt : une goutte de sang s'écoule sur le plancher. Au même moment, une lumière intense éclaire le public, au point de l'aveugler.

Homme #2 : Penses-tu que ce soit un caprice de vouloir vivre dans un monde sans guerre?
Homme #1 : Un caprice, non j'crois pas. Une utopie, ça j'en suis sûr! C'est quand même l'arrêt du monde tel qu'on le connaît. L'ordre du monde serait bouleversé, tous nos modèles s'écrouleraient. Plus personne ne croirait en rien. En un mot : l'apocalypse.
Homme #2 : T'exagères...comme toujours. T'es un alarmiste.
Homme #1 : Peut-être bien. Mais au moins je n'ai pas de mauvaises surprises. Je ne vis dans un monde où les oiseaux font cui-cui, le soleil te salue et où les étoiles te chantent une berceuse chaque soir.
Homme #2 : Unfair....
Homme #1 : Où tout est au centre de ton univers et qu'il n'y a que ton nombril qui soit important.
Homme #2 : Jamais je n'aurais cru t'entendre ça, je suis la seule chose qui te reste en dehors de cette casa nostra, ou la familia comme tu l'appelles.

Tout devient noir, un bruit assourdissant se fait entendre. La fin du monde?


penser – scrupule – orange – fourchette – vent – serpent
Il était seul sur cette île déserte. Coincé depuis maintenant dix ans. Il avait probablement oublié l'usage de la parole. Il n'avait que deux choses à faire tous les jours. Manger et penser. Que faire d'autres ? Les premiers temps, il avait l'espoir de se faire sauver, mais il savait désormais qu'il ne servait à rien d'attendre. Les secours ne viendraient jamais. Perdu à jamais au beau milieu du pacifique. Probablement oublié de sa famille. Lui-même oubliait peu à peu ce qui lui était arrivé avant d'être ici, à quoi sa vie ressemblait auprès des gens qu'il aimait. Par moment, il se demandait si tout cela n'avait pas été qu'un rêve complètement fou. Des mots lui revenaient parfois en tête comme « caprice » ou « scrupule ». Ces mots qui n'avaient plus aucun sens, aucune utilité. Loin de la civilisation humaine, il n'était qu'une bête. Il se nourrissait d'orange et de viandes crues d'animaux qu'il tuait. Son organisme y était maintenant habitué. Mangeant avec ses mains et déchirant la chair avec ses dents, jamais ne lui serait venu à l'esprit d'utiliser une fourchette. Son quotidien était vraiment simple. Il se cachait du vent dans une grotte quand il soufflait sur son île. Parfois, un serpent venait l'attaquer, mais il était maintenant rendu insensible à leur poison. Un surhomme. Habitué au dur tempérament de sa maison.

Spoiler:
Un coup de vent engouffra soudainement les fenêtres de mon appartement me laissant perplexe sur la raison de cette intervention de Dame Nature; ce n'était pas trop son genre de me laisser savoir sa présence aussi peu discrètement. Elle aimait mieux créer de fins flocons de neige en pleine saison du pollen rendant l'identification quasi impossible. Je sortis rapidement à l'extérieur, comme je me le devais à chacune de ses manifestations, sans arrêter de penser à ce qu'elle me voulait. Et surtout en appréhendant le pire. Elle m'avait bien averti que la prochaine fois serait probablement la bonne, que si les hommes continuaient d'agir sans scrupules, elle n'allait pas se gêner pour en faire autant. Je l'ai rarement vue Dame Nature, mais à chaque fois, je suis impressionnée et déconcertée. Elle n'a pas forme humaine, elle est énergie. Énergie de l'eau, de la terre, du feu et du vent avec un mélange de feuilles oranges et vertes, d'écorce, de nuage, de sable et d'algues. Surprenant, la première fois. C'est alors qu'elle me tendit une fourchette. Là, j'y comprends encore moins quelque chose. Tout est flou, je tente en vain de communiquer avec elle, il n'y a que le vent qui souffle encore et encore. Perplexe, avec la fourchette à la main, je grimpe jusqu'au troisième étage du bloc d'immeubles, puis emprunte l'échelle permettant l'accès au toit. De là, j'observe la ville avec attention essayant de trouver une réponse à mon énigme. Alors que je suis à deux doigts de perdre espoir, je vois la réponse qui danse devant mes yeux. C'est un serpent. C'est avec sa capacité d'adaptation à des températures rudes que l'humanité pourra survivre, mais pour ça chacun doit être prêt à me suivre. Et la fourchette n'était que la métaphore de la perte de l'humanité : la famine!


peine – davantage – nord – poche – chapeau – aveuglette
Cela faisait un an jour pour jour qu'il était en prison. Il avait encore quatre-vingt-dix-neuf ans à faire avant d'avoir purgé sa peine pour le meurtre de sa femme et de ses deux filles. Il avait eu davantage à perdre qu'à gagner dans cet horrible crime sanglant. Il avait tout perdu. Sa réputation d'homme qui a tout réussit, sa richesse, ses contacts, ses amis, sa maison de banlieue, son chien, son chalet dans le Nord, sa famille... Pour lui il ne restait que les barreaux et la poussière au fond de sa poche. Qu'est-ce qu'il y avait gagné ? Du vide. Enfin... On n'en savait rien. Quand les policiers étaient arrivés chez lui, il avait admis l'assassinat calmement. Il avait expliqué sans difficulté qu'il en avait assez de sa vie et qu'il n'avait pas eu le temps de se suicider avant que l'autorité arrive chez lui. Il n'avait eu que le temps de s'occuper de sa femme et ses filles sous leur hurlement apeuré. Il l'avait admis ça aussi. Pendant le procès, il avait montré une assurance hors du commun, soulevant son chapeau quand il arrivait face au juge. C'était un homme de la société, bien élevé. Le genre de citoyen qu'on ne soupçonnerait jamais de commettre une action aussi monstrueuse. C'était la beauté de cette nouvelle. « Un citoyen comme vous et moi décide me mettre fin à son quotidien. » Les journaux avaient raffolé de cette « aventure ». Pour eux, ce n'était qu'un jeu de qui en vendrait le plus. Ils ne prenaient pas en considération les sentiments que cet homme pouvait avoir. Ils considéraient qu'il n'en avait pas. Pourtant, il en avait. Il avait toujours suivit la route qui avait été tracé devant lui et pour une fois, il avait décidé de voguer à l'aveuglette, ne pas aller où il devrait, changer le cycle infernal dans lequel il vivait. Ne plus jamais se conformer. Devenir un homme vivant, pas le cadavre qu'il était.

Spoiler:
À chaque matin, c'est la même chose. Je peine à me réveiller, et ensuite à me lever. Mais je n'ai pas le choix. Mon père en était un, son père aussi, ainsi que le sien. Bref, vous voyez où je veux en venir : tous les hommes de cette famille sont paysans depuis la nuit des temps. C'est bien juste pour faire plaisir à mon père, car ça m'épuise, me démotive, me bouscule, m'embête et me tourmente. Je pourrais tellement être davantage. Pompier, astronaute, chef-cuisinier, avocat, sirène! Il y a tellement de choix, de possibilité que j'en perds le nord. Mais en même temps, c'est un métier que je connais, je n'ai pas à y mettre d'effort intellectuel ou quoi que ce soit. Ce sont mes bras et c'est tout. Mais je suis si paresseux. Je passerais mes journées, les mains dans les poches, à regarder la vie passer, à me promener sans but dans le village ou mieux, à tout simplement me laisser dorloter par le soleil étendu sur mon hamac. Mais non, chaque matin je dois enfiler ma salopette de travailleur, mon chapeau de paysan et souffrir le martyr toute la journée dans le champ. La vie est injuste, c'est moi qui vous le dit! Parfois, je me sens perdu comme si je n'accomplissais pas la bonne mission. Que je suis destiné à plus. Par contre, il n'est pas question que je me jette dans un projet, à l'aveuglette, sans aucune idée d'où je vais, avec qui et comment. Je veux être certain du chemin que j'emprunte, je ne suis pas prêt à me lancer tête première. Non, je suis bien dans ma petite routine. Même si ça me fatigue et m'épuise et me fatigue. J'y suis à l'aise. Bon, je devrais retourner au travail, maintenant...


douteux(se) – carton – obliger(é) – sévère – novice – structuré(e)
Thème : Hockey
La neige se soulevait à chaque tournant, à chaque fois qu'il freinait. Il se rappelait encore son enfance quand il disait qu'il était Stéphane Quintal, croyant qu'il avait le même sentiment que lui avec le plaisir de ressentir la glace sous ses lames. Il rêvait de faire la ligue nationale de hockey. Un rire obscur s'étouffa dans le fond de sa gorge. Il n'avait jamais été doué au hockey. Son entraineur lui avait dit : « Tu as un coup de patins douteux, mais fais-toi en pas, si tu continues de t'entrainer tu vas pouvoir te débrouiller. » Ses rêves avaient été complètement anéantie avec le temps. Au lieu de recevoir une ovation à chaque fois qu'il mettait les pieds sur la glace, il se retrouvait à soulever des boîtes de carton dans un entrepôt poussiéreux. Obligé d'aller à un emploi qu'il déteste à tous les jours. Il préférerait avoir une vie beaucoup plus encadré avec un entraineur sévère que de vivre les compliments de son patron. Il préférerait être un novice pour le reste de sa vie plutôt qu'avoir une vie stable. Il n'était pas fait pour avoir une vie comme tous les autres. C'était ce qui le rendait si humain, vivre dans cette roue structurée au lieu de tout tenté pour vivre son rêve. Travailler d'arrache-pied, sans arrêt, pour ne pas être où il était. Il avait cru que les choses lui tomberaient dans les mains, il n'avait pas voulu faire les efforts, alors c'est là qu'il se trouvait. Avoir une vie comme les autres, loin du rêve de l'aréna. Rêve qui aurait pu être sa réalité.

Spoiler:
Mikhaïl est un jeune prodige. Sans contredit. Il maîtrise les mathématiques avec une aisance déconcertante, en plus de jongler avec la rondelle comme personne auparavant. Un génie.
Il n'est pas douteux de croire qu'un jour, il se rende au couronnement ultime de ses deux passions : la Coupe Stanley et le prix de l'Institut Clay.
Au printemps dernier, il assiste pour la première au repêchage da ligne national de hockey et lorsqu'il vit le carton, avec son nom, se hisser au sommet du tableau, Mikhaïl n'en revient simplement pas. Être bon en Russie est une chose, mais que son talent soit reconnu en Amérique du nord en est une autre. Il rêve tellement d'égaler les records de son idole, Aleksandr Mikhaïlovitch Ovetchkine; il n'est pas assez présomptueux de croire qu'il pourrait les dépasser. Un vrai slave.
Après un été passé à s'entraîner intensément, il se joint à sa nouvelle équipe, et se sent affreusement isolé. Ne parlant quasiment pas anglais, ne comprenant pas la culture nord-américaine, il ne se sent cependant pas obligé de se plier à tout ça. Il se dit que ses mains parleraient d'elles-mêmes. Et il a raison, jusqu'à un certain point.
Si son nouvel entraîneur est sévère selon les normes nord-américaine, Mikhaïl le trouve, au contraire, très permissif. Il ne crie pas, ne menace personne et n'est pas du genre punitif. Il a cependant beaucoup d'éloquence et dégage une énergie qui n'encourage pas à le contredire. Ce qui est tout pour plaire au jeune joueur russe. Qui a tendance à se considérer novice, alors que c'est absolument le contraire. Il a beaucoup de difficulté à s'intégrer ce qui lui donne parfois l'impression d'être un débutant, tout simplement parce qu'il ne comprend pas toujours du premier coup. Ce qui est une honte vu son talent. C'est un jeune homme structuré avec une logique implacable qui mérite toute l'attention.
Mais ce soir, Mikhaïl est mort, d'une balle dans la tête, au fond d'une ruelle sombre, avec une bouteille de vodka à la main.


Interdiction – Encre – Tuyau – Genre – Courant – Bandage – Décadence
Contrainte : Ne doit pas être humain
Les textes seront ajoutés vendredi ou samedi C=
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