Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

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Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Xenia P. Romanova le Lun 22 Aoû - 19:15


L’astre du jour se leva sur le château Ecossais. Sa lumière n’était obstruée par aucun nuage, le ciel était dégagé, il était parfait, d’un bleu céruléen. Dans la tour des Gryffondors quelques temps après des yeux d’un même bleus azurées s’ouvraient difficilement. Un puis l’autre, avant de se refermer. Un grognement s’échappa d’un tas de couverture brodé au couleur des rouge et or. Le week-end était là. Etrangement malgré quelques râles de mauvaise humeur, Xenia se leva. Elle se redressa d’abord dans son lit, son humeur était égale à la couleur de ses cheveux. Grisâtre, terne sans brillance. La jeune fille passa une mains sur ses yeux, sur ses joues et soupira avant de repousse d’un coup de pied les couvertures. Elle se dirigea machinalement vers la sale de bain en prenant sa serviette au passage. Elle resta sous l’eau chaude une bonne demi-heure. La tête posée sur une des parois de la douche, l’eau chaude caressant sa nuque, elle se réveillait totalement avec douceur et chaleur. Elle pensées à la journée qui se préparé, et aux autres avant. Elle sentait qu’elle avait mal agit avec son don vis à vis de Nataniel et de Lily. Elle ressentait un boule de complexe et de remord lui monter aux ventres puis aux lèvres. Elle pensait aux nombres de personnes qu’elle avait blessé c’est dernier temps soit avec sa curiosité, sois avec sont caractère bien trempé ou encore sa rancune tenace et son cœur fidèle. Combien de personne ? Une, deux, trois, quatre, cinq et même peut être six… la jeune fille s’accroupie et attrapa ses jambes se mettant dans la même position qu’un fœtus. Qu’est ce qu’elle aurait aimé resté dans une poche d’eau chaude loin de toutes ces histoires de dons, de familles, de sang pur, de sang royal et autres. Une heure passa et finalement Xenia sortie de la douche. Par automatisme elle s’essuya le corps et se changea. Elle enfila un jean délavé et un débardeur blanc. Elle se plaça alors devant le miroir pour changer sa coiffure. Ses cheveux grisâtres devinrent alors de leur couleur naturelle pendant un instant et puis, comme s’ils étaient solidaires des sentiments de leur maîtresse, ils retombèrent inertes, fins, ternes et gris sur les épaules de la jeune rouge et or. Xenia soupira. Rien à faire, même sa magie ne pouvait pas amener un peu de fantaisie dans son humeur du jour. Après avoir pris une veste noire et son sac la jeune fille sortie finalement de son dortoir pour se diriger vers la grand-salle pour le petit-déjeuner. En descendant les escaliers Peeves eu la brillante idée de venir l’ennuyer en chantant de baliverne à tue-tête. Lorsque l’esprit vit que la Gryffondor ne répondait pas à ses provocations il arrêta de tergiverser de lui même. Ce n’était pas rigolo s’il parlait tout seul. Il reporta alors son attention sur les élèves de Serdaigle juste derrière elle qui eux furent beaucoup plus réactifs à ses balivernes. De nouveau la rouge et or soupira.

Quand elle entra dans la grande-salle, elle ne se sentit pas mieux. Elle s’installa devant son bol de porridge attrapa une cuillère et commença à faire des huit et des zéros. De temps en temps elle apporté un cuillère plein jusqu’à sa bouche, la mastiquait lentement avant d’avaler. Au bout de vingt minutes sont bol n’était pas vide mais son estomac lui semblait plein. Elle poussa alors le bol loin devant elle et observa sa montre pendentif. La petite aiguille était figée sur le dix alors que la grande progresser doucement vers le chiffre six. Presque dix heures et demie. Il fallait donc qu’elle se mette au boulot pour rendre ses cinquante centimètres de parchemin en histoire de la magie et ses trente-cinq centimètres en métamorphose. La rouge et or se leva et se dirigea alors vers la bibliothèque. Elle s’installa et concentré comme jamais elle se mit au boulot. Après une heure et demi de recherche et de rédaction intensive, Xenia se passa la main sur le visage. Elle était fière de ce qu’elle avait produit en histoire de la magie. Ses yeux bleu terne reprirent alors sous l’effet du contentement leur couleur céruléenne. Un sourire se dessina même sur ses lèvres pâles. Elle redressa alors les yeux et observa autour d’elle. Il y avait beaucoup plus d’élève que quand elle était entrée. Elle observa alors qui était présent. A n’en point douté il y avait quelques Serdaigles, pas plus ni moins qu’a l’accoutumé. Dans un autre coin il y avait un groupe de Serpentard qui feuilleté des livres de sortilèges afin de terrasser leurs prochains ennemis avec un nouveau sort que personne n’aurait apprit. Et puis là non loin il y avait deux crinières blondes. L’une de ces chevelure était courte l’autre au contraire était longue et lissé. Xenia sentit une chaleur infernale dans les moindres parcelles de son corps. Cette chaleur dantesque partie de son ventre pour remonté jusqu’à sa gorge et finalement jusqu’à ses iris qui prirent subitement un teinte rouge. La colère et la jalousie fit même changé ses cheveux gris souris en une masse de boucle rousse voire rousse donnant à la Xenia la crinière d’un lion africain, le lion de la maison de la rouge et or. Un regard se tourna alors vers elle, celui qui avait les cheveux court, comme s’il avait ressentit sa présence, sa colère et sa jalousie. Xenia croisa le regard de Lucas. Elle le fixa un moment, puis finalement elle baissa lee yeux et se contraignit à respirer doucement afin de calmer son anxiété. La crinière rousse retomba alors en une masse grise et sans forme sur les épaules de la jeune fille. Ses yeux reprirent une teinte grisée, comme les nuages d’une tempête en plein été, sombre et menaçant. Il lui restait son devoir de métamorphose à produire mais la jeune fille ne voulait pas se brouiller les idées avec la vision de son ami d’enfance Lucas et de sa nouvelle super meilleur amie Ellianne. Doucement, sans relever les yeux vers le duo Xenia ferma le livre et attrapa sa baguette posée juste à côté. Elle tapota sur les livres devant elle et ces derniers s’envolèrent vers leur rayon respectif. Xenia attrapa alors son sac et se dirigea vers la sortie. Elle tenta un dernier regard dans la direction de Lucas et ce dernier de nouveau, comme le sentant, redressa les yeux vers elle. Comme dans un cercle vicieux, la rouge et or détourna alors brutalement le regard et disparut derrière la grosse porte en bois et se jeta tête la première dans le couloir du première étage. Elle se heurta alors à une Poufsouffle de son année qui devait elle aussi préparer son devoir de métamorphose. Xenia s’excusa et parla un peu avec la jeune fille. La métamorphose étant sa matière de prédilection, l’ayant dans le sang, elle y excellait. De temps en temps donc les élèves de sa classes lui demandait quelques conseilles, ou de les aidés. La plupart du temps Xenia accepté avec plaisir, aimait aidé les autres. Mais le problème ici c’était que la Poufsouffle voulait travailler à la Bibliothèque, endroit qu’elle venait de fuir. Il était alors hors de question d’y retourner. Xenia déclina alors en disant quelle ne se sentait pas très bien. La Poufsouffle observa alors l’allure de la métamorphomage. Il était certain que les cheveux ternes, sans forme de couleur grise et les yeux assortis ne donnaient pas l’air d’un signe de bonne santé. La Poufsouffle n’insista alors pas et entra dans l’antre de ses folies et de ses envies. Xenia descendit alors au Rez-de-Chaussée et sortie dans le Parc. La rouge et or s’enfonça dans le parc à l’orée de la forêt Interdite sous un arbres ombragé. Afin de passé son humeur morose la jeune fille sortie son violon qu’elle avait miniaturisé. D’un coup de baguette elle le fit flotter au juste devant elle. Un nouveau coup de baguette et l’archet se mit à frotter les cordes. Sans qu’aucun doigt n’appuie sur les différentes cordes, le violon entama une mélodie. Ré, Mi, Fa# Sol …

Midi sonna, à Poudlard. Après s’être finalement allongé en écoutant la mélodie de son violon ensorcelé Xenia se mit à ne plus pensée à toute ces choses fâcheuses. C’était comme si, le monde autour n’existait pas. De cette manière la peau de la rouge et or changea et devint hâlé, respirant bon le soleil et le bonheur se qui tranché avec sa couleur naturel de cheveux, un blond presque blanc. Lorsqu’elle entendit les coups de Midi, elle ouvrit ses yeux céruléens et regarda le ciel à travers le feuillage clairsemé de l’arbre qui l’abrité. Le violon cessa sa mélodie et la jeune fille se redressa et observa autour d’elle. Rien, ni personne. Tous devaient être en train de manger. Xenia rangea alors son instrument miniature et se dirigea vers la grande salle afin de se nourrir elle aussi. C’est alors qu’elle rejoignit son frère qui lui posa des questions ennuyantes sur sa matinée. Xenia répondait par des monosyllabes. Il n’y avait rien à raconter. Rien de spéciale. Pourtant son frère porté sur elle un regard inquiet. Il savait pertinemment que l’état de santé ou morale d’un métamophomage se répercuté sur le physique de ces derniers s’ils n’avaient pas envie de les contrôlés. Naturellement les cheveux prenait une teinte sombre, semblait terne vieux ou malade lorsque leur propriétaire ne faisait attention à rien d’autre à part leur mal être. Xenia, comme sa mère n’échappé pas à la règle. Son frère l’interrogea alors longuement sur son état mental. Xenia restait évasive prétextant la fatigue, le stresse des cours, et quelques accrochages avec des amis. Heureusement que le nez des métamorphomages ne grandissait pas quand il mentait car là, le nez de la rouge et or aurez prit quelques mètres. Bine sûr que rien n’allait. Elle avait l’impression que tous ce qu’elle touché tombé en éclats. Que sont don ne lui servait qu’à faire du mal au gens ou à repousser les autres d’elles. Car même si c’était un don qui voudrait être réellement amis avec un sorcier qui divise les foules. Xenia prenait de plus en plus conscience du regard de sorciers « normaux » sur son don. Si certains étaient fascinés combien la prenait pour une erreur de la nature ? Si certain l’envié combien la prenait pour un danger et la suspecté de se jouer de tous le monde en prenant l’apparence de son choix. Xenia n’était pas toute blanche et ses derniers abus avaient conduit à une rupture. Sa curiosité faisait souffrir des gens. Son frère ne savait pas tous ça, il ne pouvait pas comprendre. Même s’il était là, il n’avait pas sur ses épaules, le rôle de l’ainée descendante royale d’un trône déchicoté par les moldus. Il n’était pas l’ainée imparfaite utilisant son don comme un mage noir le ferait.

Après avoir avalé un morceau de pain et une pomme, la Gryffondor se leva et se dirigea de nouveau vers la Bibliothèque. Elle espérait pouvoir enfin finir son devoir de métamorphose sans qu’il n’y ait de Lucas ou d’Ellianne collé l’un à l’autre dans les parages. En entrant, Xenia observa à l’endroit où ils étaient il y avait encore quelques heures mais il n’y avait personne. La rouge et or soupira alors. Ce fut à la fois un soupire de soulagement et en même temps, de d’exaspération à propos de son comportement. Une heure après son devoir de métamorphose était bouclé, elle resta donc assise et sortie un livre sur les métamorphomages dans l’histoire et le dévora en moins de deux heures. En même temps le livre n’était pas très épais. Les récits sur les métamorphomages étaient assez restreints. Il devait en exister quelques centaines dans tout le monde magique. Si certains avaient fait de grand exploit comme aidé à combattre la magie noire, les autres vivaient simplement leur vie ou devenait les pire ennemi des Ministère de la Magie car presque impossible à attraper. Cependant un en particulier l’intéressa. Il avait mené des études sur les limites de leur gêne. Jusqu’à quel point les sorciers comme eux pouvait utiliser leur magie. Xenia chercha alors le livre du fameux auteur mais voilà, il était dans la réserve. Xenia soupira. Elle demanderait une autorisation au Professeur McGonagall pour lire le livre. Ce n’était pas un livre de magie noire à proprement parler et puis elle qui avait le goût de la métamorphose devait surement comprendre que son élève veuille en savoir plus sur sa propre nature. Xenia sortie alors de la bibliothèque. Il devait être environ six heures, le soleil d’automne descendait doucement sur le lac. La jeune fille était donc sortie pour observer ce spectacle. Xenia s’assit près du bord de l’eau et sortie de nouveau son violon. Cette fois ci cependant d’un coup de baguette il redevint le beau violon 4/4 que lui avait offert ses parents pour ses onze ans où un ¾ semblait être un violon miniature vu la taille qu’elle faisait à cette âge. Assis les jambes croisés elle prit sa respiration et allait attaquer sa cordes quand elle vit du coin de l’œil quelqu’un s’asseoir juste à côté d’elle. Xenia, agacé dans son moment, enleva le menton de son instrument et tourna son regard vers celui qui la dérangé. A côté assis sans un regard pour elle, les yeux perdus sur le lac qui prenait les teintes orangées et rosées du crépuscule, il y avait son ami d’enfance : Lucas. La jeune fille dut surpris de le voir assis là, près d’elle. Son cœur battait un peu plus fort, son souffle se fit plus court et ses yeux grisâtres retrouvèrent un peu plus de couleur, arborant les reflets rosés des alentours. Xenia observa son visage fermé. Cela lui rappelait le jour où ils s’étaient rencontrés à l’orphelinat. Elle se souvint aussi que Lucas l’avait rejeté au début avant qu’ils ne deviennent amis. Rejeté… C’était un peu comme si leur relation était redevenue au point de départ. Enfin c’était ce que la rouge et or pensait. Car au final, ils ne se voyaient plus très souvent. C’était comme si un mur c’était dressé un peu plus chaque jours entre eux. Xenia détourna alors son regard et regarda dans la direction du lac. Elle observa le jeu de couleur. Son corps était sous l’effet de l’euphorie, heureux content d’être près de lui après tous ce temps passé sans le voir. Mais son esprit, lui ne cesser de se remémoré les dernières années et leurs éloignements et puis surtout le fait qu’elle l’aimait. C’était son premier amour, d’ailleurs c’était en quelque sorte l’unique. Elle c’était laissé charmé par un Serpentard mais au final elle avait fuit. Mais lui, et cela était une évidence pour elle, ne l’aimait pas. Il était juste ami et encore, aujourd’hui elle ne savait pas s’ils pouvaient encore parler en ces termes de leur relation. En pensant à tous cela, les iris de la jeune fille redevinrent terne, il était même plus sombre qu’avant. Noir de désespoir. Après un long silence Xenia lâcha d’une petite voix, presque un murmure :


« Ca va ? »

Elle aurait aimé parlé un peu plus fort, un peu plus assurément, mais son corps l’avait trahit. Elle rangea alors son violon d’un coup de baguette et rapprocha ses jambes d’elles. Elle posa alors son menton sur ses genoux plier observant toujours au loin…


Dernière édition par Xenia Rostislavna le Sam 4 Aoû - 23:18, édité 1 fois

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Métamorphomage

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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Lucas Crawd le Ven 26 Aoû - 20:02

Lucas s’était réveillé tôt ce matin. Il avait rendez-vous avec Ellie pour faire leur devoir de métamorphose. Il aimait bien travailler avec elle. D’habitude, on trouve cela barbant, les devoirs, mais avec elle, c’était très différent. Ils arrivaient toujours à rire de rien. Du coup, ce n’était pas très compliqué de s’amuser en faisant un devoir. Il suffisait qu’ils fassent une faute énorme ou qu’ils écrivent n’importe quoi à un moment donné et c’était bon. Bien entendu, ils rendaient un devoir correct pour ne pas avoir de problèmes avec les professeurs. Ils leur arrivaient tout de même d’intégrer des passages assez, comment dire, imaginatifs ? Drôles ? Enfin bref, ils mettaient des passages pas forcément obligatoire mais qui les avaient fais bien rire. Et cela passait inaperçu. Les professeurs étaient peut-être aveugles. En tout cas, ils n’avaient jamais eu de remarque là-dessus. Tout ça pour dire que le poufsouffle avait bien hâte d’aller faire ce devoir pour se divertir un peu. Au point de se lever un peu trop tôt même. Mais bon, il était habitué. Il fit donc comme d’habitude, ce qui voulait dire se promener dans le château, dans le parc, s’entrainer un peu en sortilège… On ne pouvait pas non plus dire que cela le dérangeait. Il aimait bien se promener seul. Cela lui permettait de mettre de l’ordre dans ses idées et dans ses pensées. Et je peux vous dire qu’il en a besoin. Surtout en ce moment. Et ça n’allait pas aller en s’arrangeant…

Contrairement à ce que l’on pouvait penser 11h00 arriva assez vite. C’était l’heure à laquelle le poufsouffle devait rejoindre sa sœur de cœur. Il se mit donc en route vers les cuisines. C’était souvent là qu’ils se retrouvaient. Cela leur permettait de prendre à manger en passant. Il fallait bien faire des réserve avant d’aller travailler, ou même avant d’aller faire du quidditch ou simplement de s’amuser. Et puis, cela faisait un moment qu’il n’avait pas manger. Le gryffondor était déjà présente lorsqu’il entra dans la grande pièce. Un elfe de maison arriva rapidement pour lui proposer à manger. Luke le connaissait assez vu que c’était toujours cet elfe qui l’accueillait ou qui lui faisait à manger. Il le remerciait toujours et essayait de lui rendre tout ce qu’il faisait, mais c’était dur. Une fois qu’il eut pris des réserves pour quelques heures, les deux amis partirent en direction de la bibliothèque. Ou, du moins, ils essayèrent. Ils n’arrêtaient pas de rigoler, au point de se tromper de chemin à un moment donné. Du coup, ils mirent bien une bonne demi-heure à arriver à bon port.

Si vous faites bien le calcul, vous saurez donc que les deux adolescents entrèrent dans la bibliothèque dans les alentours de 11h30. Lucas, comme à chaque fois qu’il entrait dans une pièce, regarda qui était présent. Comme prévu, il observa que des serdaigles étaient présents un peu dans chaque coin. Ce n’était pas une nouveauté lorsque l’on connaissait les caractéristiques de cette maison. Cependant, ce n’était pas ces élèves qui retinrent son attention. En effet, il remarqua très rapidement une jeune fille vers le fond de la bibliothèque. Elle était très différente de d’habitude. Enfin, en tout cas, c’était l’impression qu’il avait. Elle n’avait pas l’air en forme du tout. Ça devait être cela qui la faisait différente vu que l’état d’une métamorphomage se voit dans son physique et tout le monde savait que Xenia Rotislavna en était une. Luke avait toujours trouvé que ça lui donnait un certain charme, mais pas en ce moment. Ses cheveux retombaient sur ses épaules, complètement ternes et gris. Il ne se rappelait pas l’avoir déjà vu comme cela. A peine c’était-il dis cela qu’un vent d’inquiétude s’insinua en lui et ne le quitta pas. Il aimait la voir pleine de joie et souriante. Il pourrait même passer des heures à l’observer dans ces moments-là. Par contre, aujourd’hui, il aurait préféré ne même pas la voir plutôt que de la voir dans cet état.

Il aurait bien voulu aller la voir, mais Ellie était avec lui et il savait que ces deux-là ne s’appréciaient pas tellement. En plus, celle-ci n’avait pas l’air de vouloir s’arrêter. A la place, elle continua à marcher et alla s’installer un peu plus loin. Lucas n’avait donc pas d’autres choix que de la suivre. Il ne pouvait pas aller voir Xenia alors qu’il devait travailler avec elle. Et puis, il pourrait bien aller voir son amie d’enfance plus tard dans la journée pour savoir ce qui n’allait pas. En attendant, il devait aller chercher des livres pour pouvoir faire des recherches sur leur devoir. Ces recherches ne furent pas aussi amusantes que prévu. En effet, le poufsouffle n’avait plus la tête à ça. Il était trop préoccupé par l’autre gryffondor. Il n’arrêtait pas de jeter un coup d’œil vers la jeune fille. D’ailleurs, ça avait l’air d’agacé grandement Ellie, mais elle ne dit rien. Il lui en fut reconnaissant. Il ne voulait pas se fâcher avec sa sœur de cœur à cause de cela. Il aurait bien voulu effacer la métamorphomage de son esprit, mais c’était juste impossible. Elle était trop importante pour lui. Ellianne aussi, bien entendu, mais d’une manière différente. S’il devait choisir entre quelqu’un entre les deux, il aurait été incapable de faire un choix. Peut-être que miss Jackson l’avait compris…

Une autre demi-heure passa durant laquelle, comme dis plus haut, Lucas observa de temps en temps Xenia. Jusqu’à ce qu’il eut l’impression de voir se dessiner un sourire sur son visage. Ce fut l’un des sourires qui, au final, lui fit le plus plaisir. Il se dit même qu’elle allait retrouver sa bonne humeur et que son mauvais moment était passé. Mais peut-être avait-il pensé trop vite. En effet, même pas une minute plus tard, quand il retenta un regard, elle n’avait plus du tout son sourire et ses cheveux n’étaient plus les mêmes. Ceux-ci ressemblaient maintenant à une crinière de lion africain tellement ils faisaient une masse rouge. Il ne l’avait, encore une fois, jamais vu comme cela. Il avait également l’impression que ses yeux avaient pris une teinte rouge, mais il n’en était pas certain. Elle le fixa un moment, car oui son regard était fixé sur lui depuis le début, puis finit par changer de cible qui était sa table. D’un coup, ses cheveux redevinrent gris et sans formes. Sans comprendre pourquoi, Lucas avait le sentiment que c’était lui le responsable de son état, lui et peut-être Ellie. Cette dernière n’avait pas remarqué ce qu’il venait de se passer. C’était tant mieux d’ailleurs, sinon ils auraient tous fini à l’infirmerie. Du moins, c’était son avis. Il ne savait plus quoi penser. Devait-il aller la voir ou la laisser tranquille ? Il n’eut même pas le temps d’y réfléchir. Elle s’était mise à ranger ses affaires. En se levant pour partir, elle se remit à le regarder. Il ne loupa pas cet échange de regard vu qu’il n’arrêtait pas de tourner ses yeux vers elle depuis deux bonnes minutes. Cette fois-ci, elle se détourna brusquement et disparu derrière la porte d’entrée. Luke était maintenant complètement perdu. Il ne savait absolument plus quoi faire. Devait-il laisser tomber Ellie pour aller la rattraper et s’expliquer ou rester pour le moment ? En fait, si, il savait quoi faire, mais il avait un peu peur de la réaction de son amie. Ce n’était pas pour autant qu’il y réfléchit pendant des heures. Il espérait qu’elle comprendrait. De toute façon, il n’aurait pas pu rester pendant cinq minutes tout en restant concentré. Il rangea donc rapidement ses affaires tout en disant :

Je suis désolée Ellie, mais je dois aller rattraper Xenia. On a qu’à se retrouver demain dans la classe vide habituelle pour finir le devoir. Je vais emprunter le livre pour que l’on puisse travailler avec un support. Ne m’en veux pas Ellie… Je dois absolument aller la voir…

Il ne resta pas plus longtemps. Il prit le livre en question et alla l’enregistrer dans les livres emprunté avec Mme Pince. Bien entendu, il fallu qu’elle fasse un discours pour lui faire comprendre qu’il devait le ramener le plus vite possible, que d’autres voudraient le lire et blablabla et blablabla… Elle ne fit aucuns efforts pour voir qu’il était pressé et qu’il n’avait pas le temps de l’écouter. A peine lui avait-elle rendu le livre qu’il avait déjà disparu de la pièce. Il était parti tellement vite qu’elle ne remarqua même pas qu’elle parlait toute seule. Lui, au contraire, se sentit bien seul quand il remarqua que la russe avait également fait vite. Il ne savait pas exactement où il devait chercher. Surtout que si elle était retournée dans sa salle commune, il ne pourrait pas la voir. Cependant, s’il la connaissait vraiment bien, il pouvait déjà deviner qu’elle n’était pas allée là-bas. Elle aurait eu besoin de calme, ce qu’il n’y avait pas dans une salle commune. Malheureusement, il ne pouvait être certain de ce qu’il pensait. En effet, cela faisait tellement longtemps qu’ils ne s’étaient pas parlés, ni même vu. Tout ce qu’il avait su sur elle, il n’était plus certain maintenant que c’était toujours vrai. Enfin, de toute façon, il n’avait pas d’autres choix que d’espérer que c’était toujours vrai. Sinon, il était sûr de ne jamais la retrouver. Donc, s’il reprenait ce qu’il savait d’elle, il pencherait plus sur le parc ou le lac, dans un endroit éloigné et tranquille pour sa destination. Maintenant, il fallait le trouver cet endroit…

Il partit directement dehors pour commencer à la retrouver. Il commença par aller à l’autre bout du parc en passant par le lac pour revenir vers la forêt interdite, ce qui se révéla une mauvaise idée. Celle-ci n’était pas dû au fait qu’il longeait la forêt interdite, mais plutôt qu’il était parti du mauvais côté. Il put, certes, admirer le paysage, mais ce n’était pas son but premier. Il put également réfléchir sur ce qui avait pu se passer dans la bibliothèque, mais cela ne faisait qu’empirer son état. Il aurait préféré ne pas pouvoir réfléchir, il était déjà assez inquiet comme ça. Il marcha une demi-heure, trois quarts d’heure comme ça avant d’arriver au bon endroit. Apparemment, il ne s’était pas trompé sur elle, car elle était bien là, allongée sous un arbre. Il n’y avait pas pensé, mais il ne s’étonna pas de voir le violon de la miss flotter et jouer tout seul au dessus d’elle. Il avait toujours réussi à calmer sa propriétaire. Encore une fois, l’instrument avait réussi. En effet, les cheveux de Xenia avaient retrouvé leur teinte naturelle, celle que Luke aimait tant. La miss avait également une peau bronzée maintenant. Cela voulait sûrement dire que ses pensées de tout à l’heure avaient disparu. Du moins, il l’espérait. Mais maintenant, il n’osait plus aller vers elle. Il ne voulait pas gâcher son moment de paix dans sa journée. Elle en aurait peut-être d’autres, mais comment savoir. Du coup, il resta là un moment à la regarder, espérant qu’elle ne relève pas la tête. Il s’était assis contre un arbre, un peu plus loin, pour être plus discret. Quand il remarqua que les élèves repartaient petit à petit vers le château, il fit de même, n’ayant toujours pas eu le courage de l’aborder. Il avait un peu honte de ne pas avoir eu ce courage, mais il était comme cela, il n’aimait pas embêter les autres quand ils semblaient vouloir rester seuls. Il ne pouvait rien y faire.

Il revit la jeune fille dans la grande salle, mais celle-ci ne fit pas attention à lui. Elle était trop occupée à rejoindre son frère jumeau. Luke remarqua tout de suite que ses cheveux avaient repris leur teinte grise. Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Il ne put, cependant, aller lui parler, encore une fois. Il n’allait pas aller la voir alors qu’elle était avec son frère. Il se serait fait jeter très rapidement. Malheureusement, il ne put pas la rejoindre lorsqu’elle sortit car Johann s’était mis à essayer de le distraire et il ne l’avait pas vu partir. Il n’eut même pas le courage de sortir à sa recherche. Il n’en pouvait plus de jouer au chat et à la souris. En plus, son ami n’arrêtait pas de lui proposer de faire une partie d’échec. Le poufsouffle lui avait déjà répondu qu’il ne voulait pas, mais celui-ci ne voulait pas l’entendre. Il fut donc obligé d’accepter pour avoir la paix. Et c’était partie pour une après-midi d’échec version sorcier. Il ne fut pas très doué aujourd’hui. Il devait trop réfléchir pour gagner. Réfléchir à ses problèmes bien entendu. Johann lui reprocha d’ailleurs plusieurs fois qu’il n’était pas concentré. Au bout de la cinquième partie perdue et un certain nombre de reproches, Lucas en eut marre et donna comme excuse qu’il devait passer à la bibliothèque pour récupérer un parchemin pour pouvoir sortir de la salle commune. Il n’en pouvait plus. Il avait besoin d’être seul.

Il déambula dans les couloirs et sortit finalement dans le parc. Cela faisait du bien de sentir le vent frais sur son visage. Il arriva, au bout d’un certain temps, au niveau du lac. Il ne savait pas pourquoi, mais à chaque fois qu’il sortait dans le parc, il atterrissait toujours dans les environs du lac. Cette fois-ci, ce ne fut pas une mauvaise chose. En effet, en observant les alentours, il remarqua que Xenia était également présente. Dire qu’il avait voulu lui parler toute la journée. Mais, une fois de plus, s’il voulait lui parler ou même s’approcher, il devrait la déranger : elle venait de sortir son violon et comptait en jouer. Enfin, en même temps, il n’allait pas attendre le moment où il pourrait lui parler sans la gêner, sinon, il allait attendre bien longtemps. Il prit donc une grande inspiration avant d’avancer jusqu’à elle et de s’asseoir à côté d’elle. Il ne la regarda pas. Il avait peur de ce qu’il pourrait voir dans ses yeux. On ne pouvait rien voir paraître sur le visage du poufsouffle. Il était fermé, sérieux. Lucas avait fait exprès de ne pas avoir d’expression. Il ne voulait pas qu’elle voit son inquiétude, son questionnement, sa joie de la revoir et d’être enfin à côté d’elle ou encore ses doutes… Des doutes ? Et bien oui, il en avait, et beaucoup. Il ne savait pas ce que pensait la gryffondor de lui, d’eux, de leur relation. En fait, il ne savait même pas ce que lui pensait de tout cela. Il se posait beaucoup de questions auxquelles aucunes réponses ne venaient. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il était heureux et en même temps qu’il avait peur d’être là. Cela faisait des années qu’ils se connaissaient. Elle avait été la première personne qu’il avait aimée, vraiment aimée. Durant son enfance, les seuls moments de joie qu’il avait, c’était avec elle. Ils avaient passé des heures ensemble avant d’entrer à Poudlard. Pourtant, tout cela avait changé lorsqu’ils furent répartis dans des maisons différentes et qu’ils firent différentes connaissances. Plus les années étaient passées et plus ils s’étaient éloignés. L’adolescent était même sorti avec une autre gryffondor pour l’oublier voyant qu’ils n’arrivaient plus à se voir et qu’elle ne le voyait pas de la même façon. Cela n’avait malheureusement pas fonctionné. Pourtant, il aurait aimé que ça marche. Il ne savait plus ce qu’il pensait d’elle maintenant. Il pensait l’aimer au fond de lui-même, mais il y avait trop eu d’éloignement pour en être certain. Surtout que la miss ne devait pas avoir les mêmes sentiments. Alors, que penser ? Que faire ? Sa petite voix le tira de ses pensées :

Ça va ?

Ce serait plutôt à toi qu’il faudrait demander cela… Comment vas-tu, toi ? Réellement ?

Il avait commencé dans un même murmure, ne voulant pas briser le silence. Cependant, il avait fini avec une voix plus assurée tout en se tournant enfin vers elle. Il voulait la voir en écoutant sa réponse. Maintenant qu’il était là, il devait être là pour elle et entendre ce qu’elle avait à lui dire sans flancher. Il voulait lui montrer qu’il était prêt à tout entendre… Ou presque, mais cela elle ne le savait pas et il ne le montrerait pas…
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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Xenia P. Romanova le Sam 27 Aoû - 21:50

Pourquoi lorsqu’il était près d’elle tout semblait si paisible et à la fois si compliqué. Elle eut l’impression qu’il se présentait là, ici, comme son sauveur. Il venait la sauvé de ses sombres pensées et de son désespoir. Mais était il vraiment à la hauteur, car après tout, une partie du malheur de la rouge et or ne venait il pas du Poufsouffle ? Combien de fois l’avait elle espionnait sous d’autres traits ou même sous les siens. Ses yeux, son être criait vient et sauve moi. Mais il n’entendait jamais semble-t-il jusqu’à aujourd’hui. C’est alors qu’il répondit à sa petite question :

« Ce serait plutôt à toi qu’il faudrait demander cela… Comment vas-tu, toi ? Réellement ? »

Xenia entendit le doux son de son murmure chatouillé ses oreilles, elle aurait presque pu écrire la mélodie qu’il venait d’entonné, une gradation de son, un crescendo jusqu’au mots qui lui demandait de dire la vérité. Réellement ? Elle ne le savait pas elle même comment pouvait elle le lui dire. Elle était perdue, dans tout les sens du terme. Sa famille l’avait déçu, son don l’avait emmené vers des terres interdites et sombres, brûlé et calciné par le mal, par le regret. Dans un coin de sa tête, chaque nuit elle avait l’impression de crier du haut de la tour des Gryffondor et pourtant personne ne l’entendait. Seul Echo, l’oublié des Argonautes, l’a répondait dans la noirceur de la nuit. Elle ferma alors les yeux et soupira, ne répondant toujours rien. Elle brûlé intérieurement, une voix dans sa tête lui soufflait d’en finir, de demander à Lucas ce qu’il voulait au final, de savoir pour enfin tourner la page. Mais elle avait trop peur qu’il lui réponde qu’il faisait ça par compassion et non par sentiments. Elle avait peur qu’il lui dise qu’ils ne resteraient finalement tout les deux que des amies d’enfances. Peut être qu’elle c’était éloignée pour ça finalement : la douleur et la peine d’être rejeter par l’une des personne qu’on aime le plus dans son existence, une personne qui serait impossible d’oublier même si la folie la gagné après milles Doloris. Mais est ce que c’était vivre correctement si elle restait dans cette situation. On ne peut pas guérir d’une blessure qui n’a pas encore était faite. Elle prit alors sa respiration elle répondit :

« Je vais … enfin je pense que tu sais comment je vais. Ma couleur de cheveux parle pour moi et mes yeux aussi d’ailleurs … »

Elle marqua une pose et osa quitter des yeux l’horizon pour les poser sur son interlocuteur. Quand elle tourna la tête la première chose qu’elle vit de lui fit sa mâchoire crispée, et son visage qui restai toujours fermé. A croire que même s’il avait partagé des moments ensembles depuis le bac à sable, il restait toujours aussi distant avec elle. Elle fut alors quelque peut jalouse, elle avait l’impression qu’il n’y avait qu’elle qui avait ce côté là de Lucas depuis des années. Avec les autres, ses nouveaux amis, Ellianne par exemple de qui elle était jalouse jusqu’au bout des ongles. Juste d’y penser ses cheveux devinrent blond vénitiens, mi-blond-mi-rouge qui laissé voir une colère plus ou moins contrôlée. C’était en tout cas mieux que le gris souris d’il y avait quelques secondes. De plus cette couleur se fondé parfaitement avec le paysage crépusculaire autour d’eux. Un papillon, qui allait surement bientôt mourir vint d’ailleurs se joindre à eux. Xenia regardait toujours le visage de son ami d’enfance, elle avait envie de le touché, te frôler sa peau. Pourquoi ne pouvaient ils pas redevenir enfant ou ils se touchaient toujours tous les deux à longueurs de journée. Le papillon se posa alors à la base du cou du jeune homme. Xenia cligna des yeux il était très beau, très coloré, dans des teintes orangés et noires. La rouge et or tendit alors son bras fébrile vers l’insecte et l’attrapa doucement par ses ailes. Cela lui avait permit de frôler la peau du jeune homme ce qui la fit frissonné. Elle se rendit alors compte qu’elle lui devait encore une réponse sur son état. Réellement. Elle prit alors un grand bol d’air et chercha son regard afin de si plonger. Ses yeux avaient reprit un peu plus de couleur. Mais il était toujours sombre, rien avoir avec leur bleu céruléen naturel. Ils étaient plutôt bleu nuit. Elle tenta un sourire, mais l’échec fut cuisant, ses lèvres ne purent s’étirer que dans d’un rictus grimaçant. D’un coup de main elle rejeta ses mèches folles en arrière prit sa respiration et fini par lâché avec un voix tremblante, mal assuré et faible :

« Je suis amoureuse de quelqu’un … Et je crois… je pense … je suis presque persuadé que … lui … enfin celui que j ‘aime … et bien … lui … non. »

Elle le regarda cherchant une réaction, une réaction qui lui donnerait le feu verre afin de lui dire que c’était lui.

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J'ai fait plus court pour que tu répondes plus vite ! XD

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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Lucas Crawd le Sam 3 Sep - 13:56

Lucas avait-il vraiment envie de savoir comment elle allait ? Voulait-il entendre ce qu’elle avait à lui dire ? Il pensait que les reproches n’allaient pas tarder. Des reproches sur le fait qu’il n’avait pas été là pour elle, qu’ils s’étaient éloignés l’un de l’autre. En même temps, c’était vrai. Il s’était éloigné d’elle. Et pour remplir le vide qu’il avait ressenti à cause de cet éloignement, il s’était rapproché de d’autres personnes. Par exemple, il était devenu le meilleur ami de Gabrielle Kipenson ou encore une sorte de frère pour Ellianne Jackson. Il avait préféré passer plus de temps avec ces deux-là plutôt qu’avec Xenia. Il ne savait pas trop pourquoi. Enfin, si, il le savait, mais il ne voulait pas se l’avouer. En fait, il avait eu peur de trop se rapprocher d’elle et donc que ses sentiments grandissent, alors qu’il savait que la jeune fille n’éprouverait rien pour lui. Il ne voulait pas tomber plus bas qu’il ne l’était déjà. Mais, maintenant, il devait assumer et ne pas broncher face aux reproches que la russe pouvait lui faire. Il avait peur qu’elle lui en veuille au point de ne plus vouloir lui parler, au point d’arrêter leur relation à jamais. Il ne voulait pas être séparé d’elle, jamais…

Je vais … enfin je pense que tu sais comment je vais. Ma couleur de cheveux parle pour moi et mes yeux aussi d’ailleurs …

Pourquoi avait-il cette drôle d’impression qui lui disait qu’elle avait évité la question ? Certes, elle n’avait pas tort en disant que ses cheveux et ses yeux parlaient pour elle, mais ce n’était pas assez comme réponse. Il aurait au moins aimé qu’elle lui réponde franchement non, vu que ça n’avait pas l’air d’aller. Bien entendu, une explication en plus n’aurait pas été de trop, mais une réponse aurait déjà été bien. Le fait qu’elle ait évité de répondre lui donnait l’impression qu’elle lui cachait quelque chose ou qu’elle n’osait pas être franche avec lui, être directe aussi. Pourtant, quand ils étaient jeunes, très jeunes, ils osaient tout se dire. Il lui avait même avoué ce qu’il vivait à l’orphelinat alors qu’il n’aimait pas en parler. Alors pourquoi maintenant ils ne pouvaient plus parler librement ? Pourquoi y avait-il un mur entre eux ? Etait-ce le fait d’avoir grandit, de devenir des adultes qui les bloquait comme cela ? Le fait qu’ils avaient peur des réactions de l’autre ?

Luke rêvait, en cet instant, de redevenir un enfant, petit être qui ne se préoccupait pas des réactions des autres, qui agissait directement, sans réfléchir. Mais il savait que c’était fini. En plus, il n’était même pas sûr de savoir ce que cela voulait dire vu qu’il n’avait pas eu une vraie enfance. Il était prisonnier de la peur des réactions et il devait s’y faire. Il espérait tout de même, au fond de lui-même, que Xenia dépasse cette peur et lui dise ce qu’elle avait sur le cœur. Il fallait pour cela qu’il la mette à l’aise, qu’il lui montre qu’elle pouvait se lâcher. Cependant, il avait beaucoup de mal à se détendre lui-même. Il essaya tout de même de glisser quelques mots avant qu’elle reprenne, car elle n’avait pas l’air d’avoir fini :

En effet, tu n’as pas l’air bien, mais, si ce n’est pas indiscret, j’aimerai bien savoir pourquoi ? Je sais que je ne l’ai pas vraiment montré ces derniers temps, mais je suis là pour toi... Xeny… Tu peux me parler librement…

Elle avait tourné la tête vers lui juste avant qu’il parle, comme si elle s’était attendue à ce qu’il prenne la parole. Mais il savait très bien que ça n’avait rien à voir. Elle lui avait parlé de ses yeux pas longtemps avant, il trouvait donc normal qu’elle les tourne vers lui pour qu’il puisse voir à quel point elle n’allait pas bien. Par contre, le fait que ses cheveux redevinrent blonds vénitiens était bizarre, même si ça aurait pu être une bonne nouvelle, s’ils n’avaient été pas mêlés de rouge en même temps. Il devina tout de suite qu’elle était légèrement en colère, mais qu’elle contrôlait cette colère. Cependant, il ne savait pas le pourquoi de cette soudaine émotion. Il espérait que ce n’était pas à cause de ce qu’il venait de dire. Mais comment savoir ? Il n’en pouvait plus de rester dans l’ignorance. Même si ce qu’elle avait à lui dire pouvait lui faire du mal, il fallait qu’elle le dise, pour son bien à elle, mais à lui aussi. Il fallait que ça sorte une bonne fois pour toute.

Malheureusement, ça n’avait pas l’air pour tout de suite. Il allait falloir qu’il travaille sa patience. Il l’observait pour savoir quand elle allait reprendre. C’est à ce moment-là qu’il remarqua enfin le bras de la rouge et or qui avançait vers lui. Qu’allait-elle faire ? Est-ce qu’elle voulait lui montrer qu’elle ne lui en voulait pas de s’être éloigné d’elle ? Non, il ne fallait pas l’espérer, ce serait trop beau. En effet, elle voulait juste attraper un papillon, très joli en passant, qui s’était posé sur son cou. Un frisson parcouru son cou lorsqu’il sentit sa main froide lui frôler la peau. Il avait oublié à quelque point sa peau était douce. Il fut heureux pendant un tout petit instant. En fait, jusqu’à ce qu’il l’entende prendre une grande inspiration et qu’il croise son regard. Celui-ci était sombre, couleur bleu-nuit. Il n’aimait pas cela. Il savait que ça n’allait pas fort du tout quand elle avait le regard sombre. Malheureusement, il n’arrivait pas à identifier le sentiment qui était derrière. La peut reprit sa place lorsqu’il vit, qu’en plus, elle n’arrivait même pas à faire semblant de sourire. A quoi devait-il s’attendre ? L’ignorance pesait bien lourd sur ses épaules ce soir…

Je suis amoureuse de quelqu’un … Et je crois… je pense … je suis presque persuadé que … lui … enfin celui que j ‘aime … et bien … lui … non.

Son cœur s’arrêta de battre… Il eut le souffle coupé… Non ! Ce n’était pas possible ! Elle ne pouvait pas lui avoir fait ça ! Pas elle ! Ce n’était pas possible ! Il devait être dans un cauchemar ! Oui, il était dans un cauchemar et il allait bientôt se réveiller. Pourtant, tous les détails de la soirée avaient l’air bien réels. L’odeur de l’herbe, la brise fraîche du vent ou tout simplement le tremblement dans la voix de la rouge et or. Il reprit son souffle avant de manquer d’air, mais son cœur avait toujours du mal à redémarrer. Il baissa son regard sur l’herbe devant lui. Lui qui se demandait ce qu’il ressentait pour la jeune russe, il avait maintenant la réponse. Il avait l’impression de tomber plus bas dans la souffrance. Il avait pourtant cru que c’était impossible. Pourquoi cela lui arrivait à lui ? Il n’avait pas assez souffert comme cela ? Apparemment non, puisque cela s’empirait… Il pensait pouvoir s’en remettre, il s’en était toujours remis, mais il sentait que ça allait être dur, très dur. Cependant, il ne devait pas le lui montrer. Il fallait qu’il se reprenne. Il lui en avait déjà trop montré vu que son visage s’était légèrement décomposé et qu’il était devenu pâle. Il reprit donc le contrôle et, du coup, une expression indécryptable. Il ne pouvait pas contrôler la couleur de son visage. Par contre, il pouvait essayer de rattraper le coup en répondant rapidement, même si c’était encore une fois un peu tard, vu qu’il y avait déjà eu un assez grand silence. Il se lança, difficilement, mais il se lança tout de même les yeux toujours baissés :

Je… Tu…

Il se racla la gorge pour essayer de trouver ce qu’il allait dire, puis reprit :

Je pense que tu devrais aller voir ce garçon… je… Je ne vois pas comment quelqu’un ne pourrait pas… t’aimer… Tu devrais tenter… tenter le coup…

Il avait eu beaucoup de mal à lui dire simplement ces quelques mots. Il avait dû se battre avec lui-même pour cela. Il l’aimait, il en était certain maintenant, et il était obligé de lui dire d’aller voir ce garçon pour se sauver. Son cœur ratait toujours quelques battements sous le choc de la révélation et les conséquences que cela avait. Une question lui vint d’un coup et il ne put s’empêcher de la poser, même s’il savait que la réponse lui ferait mal, très mal :

Comment s’appelle l’heureux élu ?

Il avait essayé de demander cela joyeusement, mais ça avait l’air raté… Il releva ses yeux bleus pour les plonger dans ceux de Xenia. Il voulait voir à quel point elle aimait ce… « garçon »… Si elle l’aimait énormément et que lui aussi, il ne souhaitait que le bonheur de la jeune fille, même si cela voulait dire que lui allait souffrir. Si elle était heureuse, c’était le principal…
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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Xenia P. Romanova le Jeu 8 Sep - 17:59

Combien de fois lui était-il arrivé d’avoir le souffle coupé juste en le voyant arriver à l’improviste ? Une fois encore cela c’était produit. Les lumières du soleil couchant donnaient à cet instant une couleur magique et mélancolique en même temps. C’était comme si, avec toutes ses couleurs rouges orangés, le monde autour d’eux était en train de se consumer petit à petit dans un beau feu. Tout brûler, le paysage, ses joues, son cœur. Elle avait l’impression qu’elle allait finir en poussières si elle ne se libérait par l’esprit de cette attente interminable. Car elle ne savait toujours pas si ce garçon qu’elle aimait depuis l’enfance ressentait la moindre chose autre que de l’amitié pour elle. Comment avancer quand on est retenue par le passé ? Comment avoir des certitudes sur son avenir quand on ignore ce qui compose notre passé ? Xenia réfléchissait à tout cela alors qu’elle attendait qu’il tourne son visage vers elle alors qu’il venait de lui demandait comment elle allait et qu’elle avait répondu évasivement. De toute façon que lui aurait elle répondu : « Non je ne vais pas bien car à chaque fois que tu es là près de moi j’étouffe de contentement et à la fois de tristesse. Non je ne vais pas bien car je brûle d’envie de te toucher et de presser mes lèvres contre les tiennes et que je sens que si je le fais tu va me repousser. Non je ne vais pas bien car comme je brûle depuis trop longtemps j’ai l’impression de n’être plus qu’un tas de cendres froides. » Et tout c’est réponse possible ne le concerné que lui. Car dans l’équation Xenia avait des remords à propos de plusieurs choses. A croire que sa curiosité était mal tournée. Elle n’osait pas demander ses vrais sentiments à Lucas et pourtant elle se métamorphoser en rousse pour découvrir un secret dans le couple d'un autre.

Elle lui avait donc répondu comme on répond à quelqu’un qu’on ne connaît pas et à qui on n’autorise pas l’entrée de notre vie privée. Il ne tourna pas immédiatement son visage vers elle. Elle observait ses traits et sa mâchoire serrer, toujours impassibles. Elle aurait aimé savoir ce qu’il pensait à cet instant. Fut un temps il lui semblait que même s’il avait l’air impassible, elle pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert. C’était avant, quand il se retrouvait sous la surveillance de la gouvernante de la jeune russe dans le parc pour jouer ensemble, puis pour parler. Et puis il répondit tout en tournant son visage angélique mais froid vers elle :

« En effet, tu n’as pas l’air bien, mais, si ce n’est pas indiscret, j’aimerai bien savoir pourquoi ? Je sais que je ne l’ai pas vraiment montré ces derniers temps, mais je suis là pour toi... Xeny… Tu peux me parler librement…»

Elle l’observa, et fit un léger sourire. Elle était attendrit par ce qu’il venait de faire. En même temps il lui demandait pourquoi. Et cela n’était pas vraiment un sujet qu’elle voulait aborder. Pas maintenant. Elle réfléchit à toute vitesse. En même temps elle repensait au reste de ses paroles. Il disait être là pour elle, pourtant elle avait plus l’impression qu’il la fuyait. Elle se dit que pourtant il était bien là à cet instant, et que malgré sa tête à faire peur et son moral de chaussette sale il ne partait pas en courant. Elle avait toujours cette colère conte tenue de cet éloignement qu’ils avaient subit tous les deux. Pour Xenia cette éloignement était surtout dut à Ellianne qu’elle détestée aujourd’hui. A cause de cette jalousie qui la mangé. Elle avait aussi détesté Dorcas, déjà qu’à l’époque entre les deux rouges et or ce n’était pas le grand amour. Mais elle avait rompu avec Lucas, elle savait aujourd’hui à peut près pourquoi ce qui avait arranger en quelque sorte les choses avant qu’elle ne se rende compte que Dorcas était quelqu’un de bien finalement. Mais avec Ellianne elle n’arrivait pas, c’était trop difficile. Elle avait eut l’impression de s’être fait remplacé dans le cœur de Lucas. Blonde, au yeux bleus, et Gryffondor. Un stéréotype de ce qu’elle était elle même. Et comme si cela ne suffisait pas, une autre blonde avait aussi prit en quelque sorte sa place en la personne de Gabrielle. Elle c’était sentit trahit comme si, le bien être qu’elle avait essayait de lui apporter pendant ses années difficiles à l’orphelinat n’avaient jamais été retenues, qu’ils avaient été effacés des l’instant où il avait connu une nouvelle vie. Quand il avait eu une nouvelle vie, qu’il avait jeté son vieux mobilier, il avait jeté sa vieille amie en même temps. Le fait de se sentir rejetait n’été déjà pas agréable en soi, mais se faire jeté par son ami d’enfance de qui on est tombé amoureuse c’est pire. En pensant à tout cela, il était évident que ses cheveux sous le coup de l’émotion allait changé de couleur. Heureusement elle se contint un minimum et au lieu de se teinter d’un rouge explosif sa crinière gris souris devint d’un blond vénitien avec énormément de reflet roux. Elle réfléchissait toujours, il semblait attendre sa réponse. Xenia paniquait de nouveau. Elle se trouvait face a un dilemme de taille. Souffrir une bonne fois pour toute mais tournée la page ou rester encore dans l’ignorance et garder le secret de ses sentiments. Elle fit trainait l’affaire. Un papillon qui c’était posé sur la base du coup du Poufsouffle lui donna quelques instants de répit dans son être. Elle avait envie de le touché et cela aussi tant qu’elle ne lui aurait rien dire, sera interdit. Mais peut être le serait il aussi après l’aveu. En frôlant sa peau un frisson la parcouru sa colonne vertébrale. C’était tellement agréable et a la fois si étrange qu’elle ne savait pas s’il fallait qu’elle se réjouisse de ce contacte ou s’il fallait qu’elle en pleure au font d’elle car elle ne pouvait le refaire. Et puis finalement elle se lança, cela ne pouvait plus durer. Des années de sentiments devaient être dit à haute voix. Mais c’était dur. Le souffle lui manquait. Elle prit donc un grand bol d’air frais et se lança. Mais le résultat ne fut pas probant. Elle avait les yeux plongés dans ceux de Lucas et ses convictions, cette qu’elle disait, face à lui … Elle avait envie de remanger toutes ses paroles hachés car elle avait l’impression, le sentiment tellement mélancolique qu’elle allait se prendre un coup de bâton de Cupidon.

Elle l’avait dit, elle lui avait avoué qu’elle était amoureuse, mais elle était trop stressée, trop préoccupée par sa réaction pour poursuivre et avoué qui était cette personne qui la hanté jour et nuit. Xenia le trouva alors étrange, il semblait ailleurs pendant un moment. Il avait comme arrêté de respirer. Elle cligna des yeux observant la moindre parcelle de son visage, écoutant le moindre de ses souffles et de ses mots. Mais les mots tardaient à venir. Est ce qu’il était jaloux ? Xenia chassa cette pensée grotesque de sa tête. Il ne pouvait l’être. Il lui apparaissait que Lucas pouvait être jaloux de tout et à propos de tout mais surement pas d’elle. C’est alors qu’il détourna son regard. Elle fut troublée, elle avait envie de voir, de lire sur son visage, dans ses yeux puisqu’il ne répondait toujours rien. Sa peau devint pâle. Xenia cogiter toujours. Elle ne comprenait pas. Elle se mit alors à regardait l’herbe elle aussi. Nerveusement, elle commença à arracher des morceaux de pelouses, brin par brin. Plus le temps passait sans qu’il ne réponde plus elle s’énervait et plus elle se mettait à arracher la verdure poignet par poignet.

Finalement un léger son se fit entendre :

« Je… Tu…»

Xenia arrêta de tondre le gazon avec ses doigts et écouta sans relevé la tête, ses cheveux prenaient la teinte de l’angoisse. Il devenait légèrement vert, au fur et à mesure des secondes.
Lucas se gratta la gorge, son souffle semblait être aussi coupé que le sien quand elle lui avait avoué qu’elle était amoureuse. Xenia ne comprenait pas. Peut être était il gêné ? Elle aurait voulu lui injecter une partie de son don pour savoir ce qu’il ressentait. Car pour elle c’était difficile de ne pas le montrer étant donné que ses cheveux changer toujours de couleurs quand elle avait une émotion forte incontrôlé. Serait il aussi angoissé qu’elle à cette instant ? Finalement il poursuivit :

« Je pense que tu devrais aller voir ce garçon… je… Je ne vois pas comment quelqu’un ne pourrait pas… t’aimer… Tu devrais tenter… tenter le coup… »

Ce qu’elle entendait aurait du lui faire plaisir mais au contraire elle se sentit encore plus trahit, elle se remit alors à arracher les brins d’herbes un à un. « Comment quelqu’un ne pourrait pas … t’aimer » ? Pourquoi disait il ça alors que lui même ne l’aimait pas. Il ne l’aimait même plus comme une amie et la fuyait, l’évité et l’avait remplacé. Xenia était dans une détresse absolue à l’intérieur. Elle se battait pour ne pas partir et fuir finalement cette conversation. Elle se maudit d’avoir essayait de savoir et de tourner la page. Elle était trop fragile pour cela en se moment. Surtout elle n’était pas prête à tirer un trait sur l’une des personnes qu’elle avait aimé le plus dans sa courte existence. Elle continua machinalement à arracher l’herbe. Sa couleur de cheveux osciller entre la déception et la colère. Entre le rouge et le gris. Ses yeux fixés sur l’herbe changeaient aussi de couleur aux fils des secondes. La couleur devint rouge après avoir entendu Lucas lui demandait :

« Comment s’appelle l’heureux élu ? »

Elle avait sentit quelque chose d’étrange dans sa voie, il essayait d’imiter de la joie il semblait. Est ce qu’il se moquait d’elle ? La fierté de Xenia se réveilla alors. Sa crinière devint rouge pivoine. Elle arracha une énorme touffe d’herbe face à elle et la jeta dans le lac. Sans dire un mot elle se leva et ramassa son sac. Elle le mit sur une épaule et resta un moment debout, ruminant intérieurement le fait qu’il se moque autant d’elle alors qu’elle voulait lui dire qu’elle l’aimait. Peut être qu’il ne la mérité pas au final. Elle se sentait encore plus trahit. Elle se demandait pourquoi elle était tombée amoureuse de la seule personne qui semblait ne jamais vouloir l’aimait. Lorsqu'elle lui avait dit être amoureuse de quelqu’un, il avait immédiatement pensé à quelqu’un d’autre alors que pourtant, au yeux de Xenia, il lui semblait parfois que ses sentiments pour lui était trop évident. Le fait qu’elle soit jalouse de ses autres blondes d’amis ne lui aurait il pas mit la puce à l’oreille ? Elle voulait partir mais colérique et fière elle était décidée à en finir et à tourner la page. Elle resta alors debout mais regarda vers Lucas plus bas. Son regard, devenu littéralement noir de douleur et de tristesse lui envoya des éclaires. Elle prit alors une grande respiration et dit sur un ton sec :

« Figure toi que je viens de me rendre compte qu’effectivement “l’heureux élu” ne m’aime pas vraiment. Et sa gentillesse en tant qu’ami ne change rien au fait que je me sens ridiculisée … non même plus un faite totalement idiote, une vraie sotte ! »

Elle respira fortement, lui dire tous cela d’une seule traite lui avait fait du mal. Elle se sentait meurtrie comme si on venait de lui mettre un coup de poing dans le ventre et que son cœur, dans un réaction tout à fait normal, avait subis un choque telle qu’il bâtait la chamade. Elle sentait le sang battre dans ses tempes aussi fortement et rapidement qu’un métronome à 220. Ses cheveux former de boucles rouges qui descendirent en cascade dans son dos tout en ayant un volume impressionnant donnant l’impression d’avoir un lion face à soi. Après qu’elle est put reprendre son souffle elle lâcha encore dans ton cinglant :

« Comme si tu ne l’avais jamais remarqué ! »

Elle tourna alors les talons et aller se diriger vers le château, le cœur gros, le larmes ne demandant qu’à être dans l’intimité pour jaillir par flots afin de laisser sortir ce goût amer qu’elle avait dans la bouche : la déception amoureuse. Elle essaya de se convaincre qu’elle avait bien fait de lui dire… et puis finalement non elle n’avait pas dit de nom. Elle lui jeta alors dernier regard pris de douleur de regret :

« Bravo Lucas tu es l’heureux élu de mon idiot de cœur depuis notre enfance. »

Le dire à haute voix soulagé finalement mais la douleur revenait au galop et les larmes ne demandaient qu’à sortir. Par fierté elle s'enfuit, car elle tourna les talons, marchand d’un pas rapide vers la château. Elle n’avait même pas osé regarder la réaction de Lucas. Elle avait trop peur qu’il se foute d’elle. Elle n’avait pas comprit sa réaction. Pour elle se qu’il faisait c’était d’essayer de la consoler et de l’encourager de se jeter dans les bras de quelqu’un d’autre. Un larmes roula sur sa joue blanche et elle l’essuya d’un revers de manche rageusement…

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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Lucas Crawd le Lun 31 Oct - 15:51

Quand il releva les yeux, tout ce que Lucas put voir fut une touffe de cheveux dont la couleur était un mélange de rouge et de gris. Il savait que la couleur rouge, chez elle, représentait la colère. Par contre, il n’avait aucune idée de ce que pouvait représenter le gris. Il l’avait peut-être déjà su, mais l’avait oublié. Au lieu d’essayer de chercher à savoir ce qui pouvait lui arriver, il essayait de sourire. S’il avait réfléchi une minute, il aurait pu deviner que ce qu’il venait de dire ne plaisait pas à la jeune fille. Cependant, il était trop occupé à essayer de cacher son malheur. Il avait mal, mais au moins cela ne pouvait pas se voir s’il arrivait à se contrôler. Il fallait qu’il arrive à cacher toute sa douleur.

Elle, elle n’avait pas l’air d’avoir envie de cacher sa colère. Pourtant, elle n’avait aucune raison d’être en colère. Ah si, peut-être qu’il n’avait pas montré assez de joie ? Il sentit une poussée d’énervement monter en lui. Elle lui avait brisé le cœur et maintenant elle prenait le loisir de se mettre en colère. Comment osait-elle faire cela ? Et voilà que ses cheveux retournèrent dans leur version crinière de lion. C’était la deuxième fois de la journée s’il se souvenait bien et, pour ces deux fois, elle n’avait eu aucune raison de se métamorphoser comme cela. Il fallait l’avouer, ils ne s’étaient pas vus depuis bien longtemps. Mais elle voulait quoi, le voir heureux de loin ou être avec lui alors qu’il souffrait intérieurement ? D’après ce qu’il pouvait voir, c’était la deuxième solution, mais avec la bonne humeur en plus. En fait, elle voulait le beurre et l’argent du beurre, en quelque sorte. Il n’avait jamais pensé la voir comme cela. Il était surpris et peiné. En même temps, il aurait pu sans douter. Une jeune fille descendant de la famille royale de Russie. Cette famille avait sûrement toujours tout eu. Cela devait donc être frustrant de voir quelqu’un lui refuser quelque chose, même si ce n’était pas forcément voulu.

Elle ne lui était pas apparue comme cela pourtant. Elle avait toujours été très gentille avec lui. Peut-être avait-elle fait semblant. Mais il en doutait. Il savait que ses sentiments étaient dévoilés par son don. Elle n’aurait pas pu se contrôler chaque seconde lorsqu’elle avait été avec lui, dans le parc, si elle ne le supportait pas ou si elle se servait de lui. Il l’aurait deviné à un moment donné. Non, elle n’avait pas dû l’avoir trompé quand ils étaient petits. Elle n’était pas encore influencée par son milieu sûrement. Par contre, cela avait dû changer ses dernières années. Elle était devenue une belle jeune fille. Un autre battement de cœur disparu de la poitrine du jeune poufsouffle en repensant à cela et en se rendant réellement compte à quel point ses sentiments avaient grandis en la voyant mûrir. Malheureusement pour lui, le fait de mûrir avait dû faire des changements dans la façon de penser de la gryffondor. Celle-ci avait fini par être influencée par les façons de vivre des riches. Elle devenait comme les adolescents égoïstes qui faisaient une crise quand ils n’avaient pas ce qu’ils voulaient. Un peu comme les sang-pur, très pur.

Cette pensée le détruisait à l’intérieur. Comment avait-il pu ne pas voir le changement ? Comment pouvait-il aimer une personne avec cette attitude ? Il mit ses mains dans ses poches de jeans pour qu’elle ne puisse pas voir qu’il était en colère : ses mains se fermaient en poings sans qu’il puisse les contrôler. Il avait envie de hurler, de colère, de douleur, de désespoir. Sa baguette se retrouva coincée entre sa cuisse et sa main droite, ce qui n’était pas forcément une bonne chose. Il ne contrôlait plus sa magie. Des étincelles de magie s’échappèrent de sa baguette. Elles brûlèrent légèrement son pantalon et lui envoyèrent des piques de douleur. Sur le coup de la surprise, il fit un petit bon sur place tout en sortant sa baguette de sa poche. Cela ne réussit qu’à l’énerver un peu plus, mais il essaya tout de même de se contrôler. Il se concentra jusqu’au moment où sa baguette ne laissait plus d’étincelles s’échapper. Il fallait maintenant qu’il réussisse à garder cette concentration. S’il y arrivait, il pourrait contrôler sa colère et donc ses mots ou gestes.

En attendant, Xenia était toujours assise à ses côtés. C’était du moins ce qu’il croyait. Au moment même où il remettait sa baguette dans sa poche, toujours aussi concentré, il put entendre sa voix. Cependant, celle-ci ne venait pas du même niveau que lui, mais d’un niveau bien supérieur. Il s’était tellement laissé emporter par sa colère qu’il n’avait pas fait attention à elle ni à aucun de ses gestes. Elle aurait pu le laisser là, tout seul, il ne l’aurait pas remarqué…
Figure toi que je viens de me rendre compte qu’effectivement “l’heureux élu” ne m’aime pas vraiment. Et sa gentillesse en tant qu’ami ne change rien au fait que je me sens ridiculisée … non même plus un faite totalement idiote, une vraie sotte !

Luke ne comprit rien du tout de ce qu’elle venait de dire. Elle lui avait expliqué quelques minutes avant qu’elle ne savait pas si le garçon qu’elle aimait l’aimait aussi. Pourtant là, elle disait d’un ton sûr et sec qu’il ne l’aimait pas. Avait-il encore loupé un épisode pendant qu’il essayait de se calmer ? Peut-être l’avait-elle vu dans le parc en charmante compagnie. Cette pensée le mit directement en de meilleures conditions pour calmer sa colère. Il n’aurait pas dû, mais il était un peu plus « joyeux ». Cependant, il ne comprenait pas pourquoi elle s’en prenait à lui. Oui, elle l’avait peut-être vu avec une fille, oui c’était certain qu’elle devait se sentir mal et oui sur le coup on se sent idiot. Mais lui alors, comment devait-il se sentir ? Elle lui avait dis qu’elle aimait quelqu’un alors qu’il l’aimait. Il avait pensé un instant, par pur espoir, que ce quelqu’un pouvait être lui, mais dans ce cas-là, elle lui aurait dit directement, non ? Ce n’était pas plutôt à lui de se sentir humilié, idiot ? Il l’était, bien entendu, mais il n’allait pas le crier sur tous les toits et encore moins devant elle. Il se sentait encore plus stupide d’avoir cru un instant que ce pouvait être lui qu’elle voulait à ses côtés.

Il ne savait plus quoi ressentir. Il avait toujours de la colère en lui de la voir se défouler sur lui, mais il était également légèrement heureux de voir qu’elle ne pouvait pas aller vers la personne qu’elle aimait, même s’il n’aurait pas dû, et puis il se sentait mal de la voir penser à quelqu’un d’autre. Il n’arrivait pas à savoir lequel de ces sentiments était le plus fort en lui. Il était perdu dans ce mélange et il n’arrivait pas à en sortir. Il réussit tout de même à le faire, mais seulement grâce à la rouge et or :

Comme si tu ne l’avais jamais remarqué !

Comme s’il n’avait pas déjà remarqué quoi ? Qu’elle appréciait quelqu’un ? Cela aurait été un peu dur sachant qu’il ne l’avait pas vu depuis un moment et que quand il la voyait, ce n’était pas pour très longtemps. Surtout, dans ces moments-là, ils ne perdaient pas de temps à ce genre de sujets, mais profitaient plutôt de se retrouver comme ils avaient l’habitude de le faire lorsqu’ils étaient petits. Dans les autres instants, il avait plutôt essayé de l’éviter le plus possible. Il n’aimait pas la voir avec d’autres personnes, surtout si c’était des garçons.

Mais, maintenant qu’il y pensait, il avait remarqué un changement d’attitude de sa part avec un serpentard. Il l’avait vu se mettre en guerre contre ce garçon dès leur rentrée à Poudlard. Cela avait empiré après la répartition vu qu’ils avaient été répartis dans les maisons en guerre. Lucas n’avait jamais vraiment fait attention à cette relation. Il avait tout simplement été content de voir que ce serpentard ne serait pas dans les amis proches de Xenia. Cela faisait une personne de moins à surveiller, même si à ce moment-là il n’y avait pas encore trop de problème à ce niveau-là, vu que les deux adolescents étaient encore très proches l’un de l’autre. Cependant, cela avait changé quelques années plus tard. Durant leur quatrième année pour être plus précis. Alors que Luke sortait avec Dorcas, il avait remarqué que la russe regardait différemment le vert et argent. Cela lui avait fait un choc, mais il n’avait rien pu dire vu sa propre situation. Il avait tout de même eu du mal à digérer cette information. Il lui avait fallu quelques semaines, mais voilà que cela remontait à la surface. Le poufsouffle savait maintenant qu’il n’avait plus aucune chance. Il n’en avait déjà pas eu beaucoup auparavant, mais c’était terminé maintenant. Si elle avait commencé à l’année depuis la quatrième année, il ne voyait pas comment il pourrait la faire changer d’avis. Sans parler du fait que ce serpentard pourrait faire un très bon gendre pour la grande famille russe étant donné qu’il venait d’une famille de sang-pur.

Lucas sentait qu’une douleur immense montait en lui. S’il avait réussi à retrouver des couleurs depuis la révélation de la jeune fille, il les reperdit aussitôt. Les larmes montaient également. Il était tellement bouleversé par cette soudaine révélation qu’il ne fit même pas attention au ton qu’elle avait pris. Tout ce qu’il remarqua fut le léger mouvement qu’elle fit pour partir. Luke était en quelque sorte soulagé de voir qu’elle avait décidé de partir. Il voulait être seul. Il avait besoin d’être seul. Quand il la pensa retourner, il remonta ses genoux jusque son torse qu’il serra entre ses bras et posa sa tête dessus. Une minuscule larme coula le long de sa joue. Une autre allait suivre lorsqu’il entendit les paroles qu’il avait envie d’entendre depuis longtemps :
Bravo Lucas tu es l’heureux élu de mon idiot de cœur depuis notre enfance.

Il eut la respiration coupée. Son cœur battait tellement vite qu’on pouvait avoir l’impression qu’il s’était arrêté. Il était pétrifié. Même la larme ne bougeait plus comme si elle non plus ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer. Comme si elle aussi se demandait si tout cela existait vraiment et donc si elle existait. Le poufsouffle n’y croyait pas une seule seconde. Après tout, comment une jeune fille aussi belle, descendante d’une grande famille russe, pouvait aimer un pauvre orphelin comme lui ? Mais il ne pouvait tout de même pas rester là sans rien faire. La larme se remit à couler sur sa joue. L’adolescent ressentit la froideur de son corps liquide. Il sentit la trace humide qu’elle avait laissée. Il sentit également le goût salé qu’elle laissa au niveau de la commissure de ses lèvres. Tout cela ne pouvait pas être un rêve. Un rêve ne contenait pas autant de détail.

La larme finit sa vie sur le jean du jaune et noir. Il put encore une fois sentir la froideur qui l’avait accompagnée. Au moment même où il sentit la froideur sur sa cuisse, il se releva d’un coup. Xenia avait déjà bien avancé. Il se mit à courir pour la rattraper. Il mit sa main sur son épaule et la fit se retourner vers lui. Avant qu’il puisse y réfléchir et changer d’avis, il se mit à l’embrasser. Mais à peine l’avait-il embrassé qu’il arrêta. Il comprit pourquoi elle avait dit cela. Elle ne devait pas l’aimer. C’était juste une impression qu’elle avait parce qu’ils ne s’étaient pas vu depuis longtemps et qu’ils n’étaient plus aussi proches qu’avant. Elle ne ressentait qu’un manque, un manque de son ami…

Je… Je suis désolé… Je n’aurais… n’aurais pas du faire ça…

Il s’éloigna lentement d’elle. Il n’arrivait plus à mettre de l’ordre dans ses pensées. Il trébucha sur une touffe d’herbe et tomba. Il ne ressentit aucune douleur à part celle de sa révélation. Son cœur ne répondait plus à sa respiration. Il était comme mort. Il était tout simplement brisé. Lucas se releva rapidement. Il regarda Xenia une dernière fois et se retourna pour partir. Il n’arrivait plus à voir son si beau visage. Il avait l’impression que celui-ci le détruisait de l’intérieur. Il se mit à marcher. Il accéléra jusqu’à se mettre à courir. Il devait dire une dernière chose. Sûrement la seule et unique parole qu’il lui dirait avant longtemps, peut-être même pour toujours. Il s’arrêta et dit sans se retourner :

Oublis ce qu’il vient de se passer… Oublis…. Oublis moi…

Il avait fini dans un murmure. Mais le murmure était tellement clair et tellement douloureux que toutes les personnes présentes aux alentours auraient pu l’entendre. Mais qu’est-ce que cela pouvait lui faire ? Tout ce qu’il voyait ou ressentait, c’était sa douleur. Il se remit à courir. On aurait pu l’appeler, lui hurler dans les oreilles, il n’y aurait pas fait attention. Il ne pensait qu’à courir en espérant laisser sa peine loin derrière lui.

Il courut, courut et courut encore et encore. Il finit par revenir d’où il venait. Il n’arrivait plus à avancer. Ses jambes ne voulaient plus. Son esprit non plus d’ailleurs. Il tomba sur les genoux, exténué. Il avait la tête basse. Mais, d’un coup, il la releva et se mit à hurler de toutes ses forces. Il hurlait pour libérer sa colère, sa peine, sa stupidité, sa douleur ! Il hurla jusqu’à ne plus avoir de souffles, de forces. Il hurla jusqu’à n’en plus pouvoir. Et même quand il se tut, son hurlement continua à se propager sur le lac, ne demandant qu’à être entendu. Luke, lui, resta là, tête baissée, à écouter les échos. Il voulait disparaitre. Maintenant et définitivement…

[hj : je suis vraiment désolée pour tout ce retard... --"
Je ne sais pas non plus ce que le rp vaut, donc j'espère qu'il t'ira...]
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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Xenia P. Romanova le Mar 1 Nov - 13:59

Aveuglée par sa propre douleur elle n’avait pas vu avant de partir que Lucas était presque dans le même état qu’elle. Mais Xenia était fière, le choixpeau lui avait dit le jour de son arrivée à Poudlard. Elle pensait qu’avec les années sa fierté impériale c’était atténuée et voilà qu’elle revenait au galop face à la personne qu’elle aimait et désiré le plus dans ce bas monde. Ses larmes se déversaient en cascade sur ses joues et à chaque pas elle les essuyait d’un révère de manche désespéré et rageur. Elle repensa alors au jour de leur rencontre.

Ils étaient jeunes tous les deux. Mais elle s’en souviendrait toujours. Tour à tour elle maudissait et bénissait ce jour qui lui avait apporté un tel être : son meilleur ami, et celui qui faisait battre son cœur. Elle se souvenait de cette enfant meurtrie par la vie. Elle avait eut l’impression de lui redonner un peu de cette vie qui lui manquait. Peut être était ce le cas. Cette enfant qui ne savait pas ce qu’il était. Qui ne savait pas qu’il était exceptionnel. Elle repensa ensuite à ce qui venait de se passer. Il n’y avait rien à voir avec ses souvenirs. En voyant cette scène n’importe qui de lucide aurait dit qu’ils se faisaient du mal pour rien. Pour rien car ils s’aimaient tous les deux sincèrement. La jeune russe tourna son regarde vers le ciel pour empêcher ses larmes de couler, mais en vain. Elles déferlaient un peu plus à chaque pas et à chaque pensée qui contenait le nom, le visage, le sourire de Lucas. Elle sentait le gout salé de la tristesse, le goût salé du rejet et de la peine d’amour … Amour qui avait était tut pendant plus de huit ans. Xenia se maudit d’avoir ouvert son cœur. Elle ne savait pas ce qui faisait le plus mal au finale : être dans l’ignorance des sentiments de l’autre ou se retrouver au fond du gouffre. Il était bon de plus avoir de secret mais la peine qu’elle ressentait était plus grande que l’ignorance.

Elle avait envie de courir et de trouver un autre Luka, son frère. Cette être parfait qui pouvait la consolé de son malheur. Il était au courant des sentiments de sa « grande » sœur pour l’orphelin. Il l’avait vu dès leur plus tendre enfance. Son frère était venu quelque fois jouer pendant leur enfance avec eux. Mais quand ils étaient devenus plus âgée et que le lien de Xenia et Lucas avait grandit pour devenir un arbre porteur de fruit, il s’était retiré. Il avait sentit que l’amie de sa sœur l’aimé beaucoup. Aussi fut il surpris d’apprendre qu’il était sortie avec Dorcas. Il avait vu la peine de sa sœur, l’avait consolé et lui dit d’avancer. Il lui dirait encore cela. Il était sage. La peine rend l’homme meilleur. Ne pas souffrir c’était être mort à l’intérieur. Il lui avait dit de se tourner vers quelqu’un d’autre quelqu’un qui l’appréciait et qui la rendrait heureuse. Elle avait alors croisé la route d’un Serpentard : Sora. Au début, elle ne pouvait pas le supporter lui et son idiot de copain fêtard. Et puis au final, elle s’était rapprochée de lui. Peut être même avaient ils fleureté ? Mais quand le jeu devint plus sérieux elle prit la fuite. Lucas la hantait jour et nuit. Elle le revoyait avec Dorcas, Ellianne, Gabrielle. Toutes, sauf elle. Elle avait perdu sur les deux tranchées : son ami, et son amour.

Elle pensait encore et encore à cela quand elle sentit une main se poser sur son épaule. La main donna une légère pression pour qu’elle se retourne. Xenia vit alors le visage de Lucas : des larmes couraient aussi sur son visages. Ce visage frappa la jeune russe. Elle se sentit mal. Le voir ainsi lui rappelait des moments difficiles, des moments où elle l’avait vu souffrir et où elle n’avait pas pu faire grand chose. Elle se souvenait de la dernière fois où il avait eut des larmes dans les yeux. Des étoiles de puretés avaient filé lorsqu’il lui avait avoué l’affreux destin qu’était le sien à l’orphelinat. Ce qui arriva par la suite l’a surpris encore plus. Lucas l’embrassa. Lorsque les lèvres du jeune poufsouffle entrèrent en contacte avec celles de Xenia, la rouge et or ne s’en rendit pas réellement compte. Son corps comme dirigé par une envie grégaire se laissa faire et répliqua même … enfin il tenta car elle eut à peine le temps de l’embrasser à son tour qu’il c’était déjà reculé comme frapper par un révélation. Il était comme perdue : autant qu’elle. Elle le regarda hébété. Ses cheveux avaient reprit leur teinte naturelle lors du baisé : il y avait eu de la surprise mais aussi du contentement. Elle ne savait pas quoi penser. Elle était heureuse et en même temps elle sentait que cela n’allait pas durer. Elle se posait aussi beaucoup de question. Pourquoi l’avait il embrassé ? L’aimait-il lui aussi finalement ? Si oui pourquoi reculer aussi brutalement comme s’il avait vu un fantôme et pas n’importe lequel mais la Baron Sanglant ? Elle approcha sa main vers lui pour asseyait de prendre la sienne, mais il reculer déjà, encore un peu plus … La scène paraissait irréelle. Les couleurs oranger autour d’eux donner un côté mystique à l’instant. Le paysage prenait feu mais le rouge prononcé sembla être un pressage sanglant aux yeux de la jeune fille. Et puis finalement il parla :


Je… Je suis désolé… Je n’aurais… n’aurais pas du faire ça…

Il s’éloigna encore et encore. Xenia ne comprenait pas, des larmes roulaient encore sur ses joues. Son cerveau semblait manquer d’oxygène, elle raisonnait mal grâce au baisé. Elle était encore touchée par les endorphines, par ces petites molécules du bonheur qu’elle avait fabriqué lorsque ses lèvres avaient touchées celle du poufsouffle. Mais quelque chose en elle peut être l’instinct, allez savoir. Quelque chose en tout cas lui annonçait que le bonheur n’allait pas durer et ses larmes redoublèrent. Elle le voyait s’éloigner et elle, elle était paralysait face à cette scène. Il recula encore, et tomba. Ceci la réveilla elle tenta de se précipiter vers lui pour l’aider mais il s’était déjà relevé et continuait à s’éloigner. Plus il s’éloignait et plus les larmes coulaient sur ses joues. Son visage était littéralement noyait de larmes, ses cheveux redevinrent gris. Ils étaient toujours aussi longs. Mais Xenia franchit un nouveau palier de la tristesse. Ses cheveux virèrent petite à petit au noir corbeau, se raccourcir, devint plus rare sur le sommet de son crâne. C’était comme avoir le crâne d’une cancéreuse en chimiothérapie. Le malheur l’irradier de ses rayons colorés. Pour l’achever Lucas lança dans un murmure qui lui fut totalement perceptible cependant.

Oublis ce qu’il vient de se passer… Oublis…. Oublis moi…

Les mots pouvaient faire tellement mal. Pourquoi disait il ça ? Cela était tout simplement impossible. Elle le sentait troublé, elle sentait son malheur. Elle ne percuté pas. Elle était elle même installer dans son propre mutisme. Elle n’arrivait toujours pas à réfléchir. Les endorphines avaient cependant été remplacées par des molécules de la peur et du chagrin. La douleur dans sa voix lui donna la chair de poule. C’était comme ci tout à coup le froid c’était faufiler sous ses vêtements et qu’il lui caressaient le dos avec perversités. Il partit en courant. Elle ne l’avait jamais vu courir aussi vite. Sans savoir pourquoi, écoutant seulement son cœur elle l’appela. Cria son nom. Mais il ne se retourna pas. Xenia resta la encore un moment planté au milieu du parc ne sachant quoi faire. Elle sentait de la peine mais aussi de la joie. Ses pensées devenaient un peu plus claires. Et s’il ne l’avait pas embrassé en vain ? Et s’il l’avait fait par ce que lui aussi l’aimé ? A cette pensée elle déguerpit elle aussi, là où il avait disparut. Elle se mit à courir très vite, le plus vite possible. Elle n’était pas très sportive avant, mais depuis ses cours d’art martiaux elle était en meilleure forme physique. Son sac la gêné cependant trop pour pouvoir le rattraper, de plus il avait beaucoup trop d’avance sur elle. Cependant elle arriva non loin de lui, à environs deux cents mètres. Elle pouvait le voir s’arrêter à l’endroit où il était encore il y avait quelques minutes. Xenia s’arrêta à quelques mètres de lui et l'observa puis elle se décida à avancer. Elle continua vers lui, obnubilé par son amour, par cet être qui faisait battre son cœur. Elle avait fait à peine deux mètres quand elle le vit tomber à genoux, elle se mit alors à marcher plus vite. Quelques mètres plus loin elle entendit un cri s’échapper de l’endroit où il se tenait. Xenia s’arrêta. Elle était figée par ce cris déchirant qu’il venait de lancer : c’était comme ci … comme ci on venait de le poignarder. Toute cette peine déclencha de nouveau les chutes du Niagara sur les joues de Xenia. Cette peine, lui vrilla les tympan comme un contre-contre ut sur un violon mal accordé de surcroit. Elle n’avança pas plus vite mais elle avança néanmoins. Les quelques mètres qui la séparer de lui semblèrent être une traversé du désert. Ses torrents déversés encore et encore des mètres cubes de peines. Et puis elle arriva à la fin de son péril. On pouvait encore entendre le rebond du cri sur la paroi lisse du lac. Elle ne savait pas si Lucas l’avait entendu arrivée où pas. Elle ne savait pas s’il allait accepter ou pas ce qu’elle allait faire. Mais elle s’en fichait. Elle n’était plus guidé par la logique d’un cerveau qui décrypter mal des signent avant-coureurs. Elle laissa glisser son sac le long de son épaule puis de sa jambe deux mètres avant d’arriver près de lui. Quand elle fut à seulement quelques centimètres de lui, elle plongea sa main droite dans ses cheveux dorés et se mordit la lèvre. Être en contre lui rendait son cœur plus léger, lui rappelait à quelle point elle aimait être en contacte avec lui. Elle joua doucement dans sa toison d’or. Elle resta dans son dos, ne voulant pas voir son visage meurtri par la douleur. Puis elle se laissa glisser vers le sol. Elle se dressait aussi sur ses genoux. Pour être plus proche de lui elle glissa un des ses genou entres les siens pour éviter que ses pieds la gêne. Enfin elle fit glisser la main qui était dans ses cheveux le long de son dos. Finalement, elle colla alors sa poitrine contre son dos et enroula ses bras autour de lui. Elle ne pouvait pas voir son visage mais elle sentait ses larmes sur ses bras. Elle approcha alors son visage vers son oreille et caressa du bout de son nez le lobe de ce dernier. Elle respira alors son odeur. Une odeur qui malgré son after-shave lui rappelait les souvenirs de leur enfance : ces moments à jouer dans le parc puis à parler. Elle le serra un peu plus fort. Son cœur battait la chamade. Il accéléra encore plus quand elle ouvrit la bouche et lui dit tous doucement :

« Lucas … »

Puis elle se tut un moment, hésitante, revenant à la lucidité. Elle se posa encore de nombreuses questions mais elle trouvait des réponses et des consolations. Voir Lucas aussi triste, malheureux, déchiré lui avait fait prendre conscience qu’il tenait peut être à elle plus qu’elle ne le pensait.

« Lucas … Je t’aime … »

Elle lui avait murmuré ces paroles avec beaucoup de douceur. Elle sentait son cœur battre aussi vite que le sien. Elle avait le souffle court et il lui sembla que lui aussi. L’émotion, ce contacte physique lui fit perdre toute notion du temps. Elle ne savait pas si elle été là depuis juste quelques secondes où plusieurs minutes. Elle ne voulait pas se détacher de lui, elle voulait encore sentir la chaleur de son corps. Elle déposa ensuite un baiser au creux de son coup et murmura de nouveau :

« Je t’aime … »


Elle le lâcha finalement, et recula un peu. Elle ne savait pas comment il allait réagir à ses paroles, à ses gestes. Elle resta par terre mais bascula en arrière pour atterrir sur ses fesses. Elle regardait son dos. Allait il se retourner et lui dire qu’il l’aimait aussi ? Elle l’espéré tellement. Elle avait de l’espoir. Mais il lui restait encore une part d’incertitude qui devait être effacé par la réponse de Lucas. Tous se déliaient dans sa tête. Il pensait qu'elle aimait quelqu'un d'autre que lui, et pour ne pas la vexé il avait feint d'être heureux pour elle. Elle se remémora la scène sans éprouver de la colère. Elle avait vu des étincelles jaillir de sa baguette, il était aussi pâle qu'un linge. Il ne l'avait pas bien prit. Elle ajouta alors :

« Et ... je suis désolée, j'aurais du te le dire plus tôt... Je t'aime Lucas, depuis notre enfance. Au début ... Au début on était ami et puis je me suis rendue compte que je voulais passer encore plus de temps avec toi. Que ... que je voulais t'avoir près de moi chaque jour. Et puis, j'avais toujours ses envies étranges de te tenir la main, de rire avec toi. J'ai eu peur ... et je me suis éloignée de toi. J'avais peur que tu ne m'aimes pas...»

Elle se tut de nouveau. Elle n'avait cesser de le regarder espérant un signe de lui. Et puis elle baissa la tête et regarda ses mains impuissantes. Depuis son enfance on lui clamer qu'elle était une princesse qui aurait du guider un peuple, qu'elle venait d'une famille puissante qui lui permettrait de le faire. Mais à cette heure elle se rendit compte que tout cela n'était que de la poudre au yeux. Face au problème du cœur, elle était comme tout le monde : désemparer et impuissante. Pour aimer il fallait être deux. On se rend compte de son impuissance quand on doit confier son cœur à un autre, quand on se rend compte que finalement notre bonheur ne dépendant pas que de soit mais aussi de l'autre.

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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Lucas Crawd le Mar 14 Fév - 23:43

Son cri continuait à se répéter, inlassablement, avec la même force. Mais Lucas ne l’entendait plus. Il n’entendait plus rien. Il n’entendait plus son cri, il n’entendait plus les chants des oiseaux, des criquets, il n’entendait plus son propre souffle. Il restait là, sans rien dire, sans rien faire. Toutes ses forces étaient parties avec son cri. Il se sentait vide, complètement vide. Toute la colère, toute la tristesse, tous ses doutes, toutes ses pensées avaient disparu. Tout ce qui était en lui ou ce qui le définissait était parti. Il ne restait plus que la carcasse qui le maintenait debout. Des larmes coulaient encore et encore, mais il ne les sentait pas. Il ne se rendait même pas compte qu’elles existaient. A vrai dire, il ne ressentait plus rien, alors pourquoi verser des larmes ? Il ne se posait pas la question. Il en était incapable. Il était incapable de faire quoi que ce soit. Quelques instants plus tôt, alors qu’il courait, il était certain de broyer du noir pendant des mois. Il pensait qu’il allait déprimer et ne plus jamais ressentir de joie dans sa vie. Tout ce qu’il pouvait voir dans son futur était transformé par son désespoir, par sa colère. Un voile noir couvrait toutes ses pensées. Mais maintenant, il n’y avait plus rien. Le voile noir avait disparu. La colère et le désespoir aussi. Il n’existait plus de futur. Ni de passé ou de présent non plus d’ailleurs. Tout ce qu’il s’était passé quelques minutes ou heures auparavant avait disparu de son esprit. La « conversation » avec Xenia n’avait plus aucune conséquence sur lui. Même les incidents à l’orphelinat ne l’atteignaient plus. Les responsables ou les sales orphelins pouvaient apparaitre en cet instant devant lui qu’il ne ferait rien. Il resterait là, sans même les regarder. Que pouvaient-ils lui faire ? Le frapper ? L’humilier ? Qu’ils le fassent ! Il ne les en empêcherait pas. Pourquoi faire ? Il n’attendait plus rien de la vie à présent. Il n’attendait plus rien de personne, plus rien de tout ce qui existait ou n’existait pas.

Si quelqu’un passait par là, il pourrait se demander si Lucas n’était pas mort. Il était tellement immobile qu’on pourrait le confondre avec une statue. Peut-être était-il en train d’en devenir une. Peut-être n’arriverait-il plus à bouger s’il restait là. On pourrait alors le changer en pierre et faire de lui une vraie statue. Il n’y aurait sûrement personne pour venir la voir, mais il pourrait toujours servir comme objet de décoration dans le parc. Le regard dans le vide, le visage inexpressif, il désignerait la vie sans envie, sans sentiments, sans rien. Il pourrait peut-être convaincre les générations futures qu’il ne sert à rien de fuir ses sentiments, qu’il vaut mieux les affronter avant qu’il ne soit trop tard. Peut-être que Gabrielle ou Ellianne viendrait pleurer au pied de la statue ou Xenia, elle, viendrait se réjouir. Lui, il resterait de marbre. Ou de pierre plutôt. Il avait tellement reçu de choc ou de tristesse et de colère dans sa vie qu’il avait décidé d’abandonner. Il ne voulait plus se battre contre son destin. La vie avait décidé de lui donner que du malheur ? Très bien, il le prenait. Il l’attendait les bras ouvert. Il le laissait l’envahir sans résister. Il avait passé un cap dans son esprit, dans sa vie. Il ne savait pas s’il pourrait un jour ressentir quelque chose, quoi que ce soit…

Un électrochoc le parcouru de la pointe de ses cheveux jusqu’à ses pieds. Il n’avait reçu aucun courant, aucune électricité ne le traversait. Son choc était différent. C’était plus un choc émotionnel. Le genre de choc qui remonte en toi tout ton malheur. Il n’y avait qu’une seule chose qui pouvait provoquer ça en lui. Qu’une seule personne qui pouvait le faire revivre en cet instant. Il n’y avait qu’elle pour le faire réagir alors qu’il était vide, qu’une seule personne pour l’obliger à faire face à ses sentiments, à sa colère, à sa tristesse. Il n’y avait que Xenia qui, par son touché, pouvait remettre de la vie dans son corps, dans son cerveau. Petit à petit, ses muscles recommençaient à se contracter, la colère reprenait le contrôle de son corps et la douleur celui de son esprit. Son état second, celui qui ne se préoccupait plus de rien, disparu. Il eut soudain envie de se relever et de se défouler. Sur les orphelins de Londres, sur les responsables de son état actuel. Sur Xenia. Il avait envie de se tourner vers elle et lui hurler sa douleur, lui hurler à quel point elle lui faisait mal. Mais, en même temps que la douleur, son amour pour elle était revenu. Son envie d’être près d’elle, de lui donner du bonheur, de la serrer dans ses bras avec douceur. Pourquoi ? Pourquoi il fallait qu’elle soit là ? Pourquoi avait-il fallu qu’elle l’oblige à faire face à lui-même ? Pourquoi avait-il fallu que ce soit elle ? Ça aurait pu être n’importe qui d’autre. Quelqu’un avec qui il n’avait aucun problème. Quelqu’un avec qui il aurait pu parler. Quelqu’un avec qui il aurait pu se confier. Mais non, c’était elle et elle seule qui le mettait dans cet état de contradiction. Elle, qu’il aimait tant et qu’il haïssait en même temps. Il était attiré vers elle et en même temps repoussé.

Il sentit qu’elle se mettait à genoux derrière lui pour finalement le prendre dans ses bras. Il ne bougea pas d’un poil. Il n’arrivait pas à décider ce qu’il fallait faire. Il avait envie de la repousser, de l’éloigner de lui jusqu’à ce qu’elle comprenne qu’elle ne devait plus l’approcher. Mais il ne pouvait pas faire ça. Il n’y arrivait pas. Il ne pouvait même pas l’imaginer loin de lui.

Lucas …

Qu’est-ce qu’il aimait cette voix ! Elle était douce et pleine de promesses. Mais qu’est-ce qu’elle faisait mal. Pourquoi Xenia s’obstinait-elle à rester là, près de lui ? Ne comprenait-elle pas qu’elle lui faisait mal ? Ne comprenait-elle pas qu’elle ne l’aimait pas vraiment ? Pas comme lui en tout cas ?

Lucas … Je t’aime …


Elle avait l’air tellement sincère. Il ne sentait pas une once de mensonge dans sa voix. Pourquoi ne serait-ce pas vrai après tout ? Ne pouvait-elle pas vraiment l’aimer ? Lucas avait envie d’y croire. De tout corps, de tout son cœur. Il sentait la chaleur de son souffle dans son cou. Il avait la chair de poule. A vrai dire, tous ses poils étaient dirigés vers la demoiselle comme pour lui dire de craquer, d’aller vers elle et d’arrêter de se prendre la tête. Mais il ne pouvait pas craquer. Il ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’il allait peut-être la perdre à tout jamais. Peut-être qu’il n’allait pas la perdre ? Peut-être qu’il était en train de laisser filer une belle histoire avec sa belle gryffondor ? Peut-être qu’il était en train de tout gâcher ? Non… Non ! N’y crois pas. Ce ne sont que des mensonges. C’est juste impossible. Pourtant, en sentant ses lèvres se poser sur son cou pour lui donner un petit baiser, il n’était pas loin d’y croire…
Je t’aime …

Pourquoi le disait-elle encore une fois ? Pourquoi essayait-elle de l’en convaincre alors qu’elle ne le pensait pas vraiment ? Et pourquoi le lâchait-elle tout d’un coup ? Pourquoi partait-elle ? Avait-elle enfin compris qu’elle devait le laisser tranquille ? Qu’elle ne devait plus l’approcher ? Avait-elle finalement décidé de le laisser tomber ? De le laisser dans sa douleur ? L’abandonnait-elle ? Que devait-il faire maintenant ? L’empêcher de partir ou ne pas bouger ? Non, pas besoin de faire quoi que ce soit. Dans ce silence, il pouvait l’entendre respirer derrière lui. Elle s’était simplement éloignée légèrement. Mais, en attendant, la question se posait encore : Que devait-il faire ? Attendait-elle une réponse de sa part ? Si oui, que pouvait-il dire ? Qu’il ne voulait plus la voir ? C’était faux. Et il risquait de lui faire du mal. Qu’il la voulait près de lui ? C’était vrai mais il avait de grandes chances d’être blessé s’il disait cela. Il était bloqué : soit il la blessait, soit il se blessait lui-même. Il choisit donc la solution n°3 : il opta pour le silence. Il resta là, tirailler entre l’envie d’aller vers elle et l’envie de s’enfuir encore une fois en courant. Il resta là, à écouter sa respiration.

Et ... je suis désolée, j'aurais du te le dire plus tôt... Je t'aime Lucas, depuis notre enfance. Au début ... Au début on était ami et puis je me suis rendue compte que je voulais passer encore plus de temps avec toi. Que ... que je voulais t'avoir près de moi chaque jour. Et puis, j'avais toujours ses envies étranges de te tenir la main, de rire avec toi. J'ai eu peur ... et je me suis éloignée de toi. J'avais peur que tu ne m'aimes pas...

Comment peux-tu être sûre que c’est le même sentiment ? Comment peux-tu être sûre que c’est cet amour ? Tu es en manques, en manques de ton meilleur ami, c’est tout… Avant même l’entrée à Poudlard, on ne pouvait plus se voir autant qu’on le souhaitait à cause de ton rang… Tu ne m’aimes pas… Pas vraiment…


Il avait parlé d’une toute petite voix. Il n’y avait pas de colère dans cette voix. Non, c’était juste un constat. Il ne lui en voulait pas. Il l’acceptait, c’était tout. La fin de ses paroles était presque inaudible. Malgré l’absence de colère, il restait encore de la tristesse en lui. Il resta un moment sans bouger encore. Il avait besoin de récupérer encore un peu de courage avant de lui faire face. Ça lui prit un peu de temps. Cependant, quand il se retourna et regarda le visage de Xenia, il réussit à garder son sang froid. Certes, on pouvait voir à quel point il se sentait mal, mais il arrivait à la regarder sans craquer. Il s’accroupit et s’approcha d’elle.
Je t’aime Xenia, tu ne peux pas savoir comme je t’aime… Et je crois que ça dure depuis le premier jour, même si je ne m’en suis pas rendu compte. Tu es arrivée vers moi avec ton magnifique sourire. Tu étais la première depuis dans années à m’avoir rendu le sourire. Et les seuls moments de joie que j’ai pu avoir quand je vivais à l’orphelinat… c’était quand j’étais avec toi… Je pouvais passer des heures à te regarder sourire, te regarder danser dans le parc… à te regarder respirer la vie à grandes inspirations…

Il s’approcha un peu plus d’elle. Il hésita un instant puis leva son bras. Il l’approcha doucement de son visage pour soulever celui-ci. Il y alla avec douceur. Il ne voulait pas l’obliger à relever la tête. Si elle souhaitait garder la tête baissée, elle n’avait qu’à la décaler légèrement. Cependant, sa poussée devait être assez forte pour l’inciter à le laisser faire. Il put ainsi la regarder dans les yeux.

Je t’ai vu me laisser du temps pour te faire confiance. Je t’ai vu prendre soin de moi. Je t’ai vu y aller avec douceur avec moi pour apprendre à me connaître… Surtout, je t’ai vu grandir à mes côtés… je t’ai vu triste par moment, en colère, soucieuse, inquiète… Heureuse… J’ai réussi à savoir comment tu allais ou ce que tu pensais rien qu’en te regardant. Je t’ai vu te transformer sous mes yeux… Je t’ai vu embellir de jour en jour…


Il s’arrêta un instant, se rappelant de tous ces changements. Il enleva sa main de son menton. Il l’approcha de sa joue. Il la caressa doucement. Puis il prit une de ses mèches de cheveux qui tombaient sur son visage pour la remettre derrière son oreille. Il refit la même chose deux ou trois fois, adorant le contact de sa peau. Quand il eut fini, il laissa retomber sa main et baissa la tête.

Je me rapprochais de toi de plus en plus. Mais je savais que je devais arrêter, que rien n’était possible entre nous. On ne vient pas du même monde. Tu ne pouvais pas avoir envie d’être plus proche de moi. Pourtant, je continuais, encore et encore. Je m’attachais toujours plus à toi. Mais, plus la rentrée à Poudlard approchait et moins tu pouvais venir me voir… Je commençais déjà à voir que notre relation allait changer. La rencontre avec d’autres jeunes de notre âge allait tout changer. Et j’avais raison, malheureusement… On est devenu ami avec d’autres personnes, différentes. Et c’est là que j’ai vu qu’il ne pouvait définitivement rien avoir entre nous… je n’avais pas encore bien compris la différence entre nos deux vies. Mais en observant les relations à Poudlard, c’est très vite devenu clair pour moi… J’ai commencé à m’éloigner de toi. Pourtant, à chaque fois que je te voyais, je n’avais qu’une envie : courir vers toi et te serrer fort dans mes bras. Je manquais quelques battements de cœur. Et ça me rendait triste de devoir te fuir… ça me rend triste de te fuir…

Il s’arrêta un instant pour reprendre son souffle et contenance. Une ou deux larmes de plus coulèrent sur ses joues.

Et puis, un jour, j’ai rencontré Dorcas… Je me suis rapproché d’elle. Elle arrivait à me changer les idées. A t’oublier en quelque sorte. Elle me faisait rire, réellement rire, chose que j’avais du mal à faire sans toi… Du coup, quand l’occasion est venue de sortir avec elle, j’ai accepté… J’ai trouvé là le moyen d’essayer de t’oublier… Pourtant, quand je te voyais te rapprocher de d’autres garçons, je mourrais de jalousie. Surtout avec cette espèce de serpentard… Sora, je crois… Mais je ne pouvais rien dire… Je n’avais pas le droit de dire quoi que ce soit… je ne pouvais rien faire, j’étais impuissant… Et, alors que je commençais à avoir de vrais sentiments pour Dorcas, alors que j’essayais d’accepter la fin de mon amour pour toi, c’était fini. Elle était partie… Je me suis retrouvé seul, avec mon amour pour toi et mon début de sentiment pour elle…

Il leva la tête et la regarda dans les yeux.

Mais, j’ai compris que je ne pourrais jamais t’oublier… Tu es la première personne que j’ai jamais aimée et la seule jusqu’à présent… Tu fais battre mon cœur à la chamade dès que je te vois… Le sourire me monte aux lèvres… La jalousie me ronge quand je vois un autre près de toi… Il m’est même arrivé de ne pas être loin de louper ma potion en cours parce que je pensais à toi…


Il eut un petit sourire à cette pensée, mais il disparu très vite. Il fallait qu’il lui dise encore une chose. Et vite s’il ne voulait pas faire marche arrière… Il se leva et marcha jusqu’au bord du lac. Il s’accroupit et plongea sa main dans l’eau.

Mais je ne pense pas que tu m’aimes réellement. Ton amour n'est qu'un amour fraternel. Tout ce qui te manque c'est nos moments passés ensembles... Nos moments de rigolades... Le fait que je puisse te faire sourire sans avoir besoin de faire beaucoup d'effort... Mais ce que je ressens est différent.. tu ne comprends pas? Tu ne m'aimes pas vraiment ! Notre relation est impossible ! Je le sais… Alors laisse-moi… Laisse-moi le temps de digérer cette situation… Je ne peux pas te promettre de pouvoir agir avec toi comme avant… Tout sera différent maintenant… Mais laisse-moi pour l’instant… laisse… moi…

[hj : Surprise!!!!! Razz bon je ne sais pas si j'ai réussi à bien expliquer pourquoi elle ne l'aimait pas... je ne crois pas... Mais tant pis Wink Bonne lecture Very Happy]
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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Xenia P. Romanova le Dim 26 Fév - 16:53

Elle regardait toujours le sol, elle était impuissante. Que pouvait elle faire ? Elle ne contrôlait plus rien. La balle n'était pas dans son camp. C'était au tour de Lucas de jouer. Elle pensait qu'un long silence allait suivre ses derniers mots, mais Luca répondit finalement assez rapidement.

« Comment peux-tu être sûre que c'est le même sentiment ? Comment peux-tu être sûre que c'est cet amour ? »

Elle eut l'immédiate envie de lui répondre et elle ouvrit la bouche pour le faire, mais il continua, m'étant en doute son amour. Elle ferma la bouche et écouta abasourdit par ses paroles. Non tout ce qu'il avançait était faux, elle n'était pas en manque de son meilleur ami, elle avait eu d'autre ami et lui il était beaucoup plus que ça. C'était peut-être cruelle de le dire, mais s'il avait été qu'un ami, elle l'aurait remplacé par d'autre personne. Mais l'amour lui ne peut être remplacé ni oublier. Elle n'était pas en manque d'un ami, elle était en manque d'un amant. Il parla alors de leur vie avant Poudlard. C'était vrai leur entrée à l'école des sorciers avait changé beaucoup de choses et même avant. En effet, Xenia avait dû se préparer et elle le faisait toujours. Ses leçons de protocoles avaient été plus intenses, plus rapproché et plus prenante. Ses parents voulaient lui donner cette éducation aristocratique qui lui manquerait pendant 7 ans. Car, lorsqu'on est une princesse de sang sorcière, les leçons de la haute société s'apprennent dès le plus jeunes âges, après cela, il faut faire des études pour avoir une situation. Même si Xenia hériterait d'un empire et n'avait pas besoin de travailler, il fallait qu'elle montre sa valeur. Leur famille n'était pas du genre empoté en laissant un débil diriger la famille. Lucas savait tout cela, elle ne comprenait pas pourquoi, en quelque sort il le lui reprochait. Il y avait pas de colère dans sa voix et pourtant Xenia se sentait visé par des reproches. Elle ne dit rien là encore. Regardant toujours le sol en continua d'arracher l'herbe autour d'elle. C'était la seule activité qu'elle pouvait faire et la seule qui la calmait. Elle était tendue, amoureuse, meurtrie, en colère et triste. Même la tête penchée elle pouvait apercevoir son corps face à elle. Lorsqu'il avait parlé ilétait toujours face au lac et non face à elle. Il régna un nouveau silence après ses paroles. Xenia avait envie de lui répondre, mais elle sentait qu'il n'avait pas fini. Il fallait qu'elle le laisse parler, car la balle était toujours dans son camp. C'était à lui de décider si un « nous » pouvait exister. Elle avait avoué son amour et lui ? Qu'attendait il ?

Comme si une quelconque déesse de l'amour avait entendue son appel, la statue de pierre bougea. C'était le premier miracle que lui offrait la divinité. Le poufsouffle s'approcha alors d'elle et il s'accroupie. Xenia n'osa pas le regarder, mais elle arrêta d'arracher l'herbe autour d'elle. Elle avait le souffle coupé et ne savait quoi faire. Ce qui suivi eu l'effet d'un électrochoc sur son coeur, mais au lieu de le faire battre, elle eut l'impression qu'il s'arrêta. C'était une libération, un tel contentement qu'elle ne pouvait y croire et cela lui apparut comme un rêve, comme le second miracle. Lu aussi, l'aimait ... lui aussi l'aimait ... La première comme lui pour elle. Ce qu'il lui dit lui fit un tel bien et en même temps elle ne voulait pas respirer, pas encore. Elle avait peur de troubler ce moment même avec un souffle. Elle avait toujours crus qu'il avait était ingrat avec elle et que les moments qu'elle avait essayé de lui apporter n'avait eu aucun effet sur lui. Qu'elle avait été là une fois et qu'elle avait été remplacén car au final, il n'avait plus rien à faire d'elle. C'était pour ça qu'elle était jalouse de Elianne et de Gabrielle. Elles, elles avaient réussi à rester proche de lui.


« Je pouvais passer des heures à te regarder sourire, te regarder danser dans le parc... à te regarder respirer la vie à grandes inspirations... »

Comme si cela était une invitation elle osa enfin respirer. Elle prit un grand bol d'air dans ses poumons tout en ayant un léger sourire de bonheur. Elle ferma les yeux pour essayait de calmer son coeur qui avait recommencé à battre. Elle avait l'impression qu'il était lancé au galop dans sa poitrine, qu'il allait à tout moment surgir de sa poitrine. Elle le sentait battre partout dans son corps, ses tempes, ses joues rougis par le bonheur, ses membres tendus par la surprise. Le regard toujours baissé elle aperçue quand même un mouvement dans sa direction. Lucas semblait s'être rapproché et elle pouvait le sentir. Elle sentit sa main venir se placer sous son menton. Il voulait qu'elle le regarde. Elle ne rechigna pas et leva son visage vers lui. Elle lui adressa un petit sourire confus mais heureux. Elle plongea son regard céruléen dans le sien. Qu'est ce qu'elle aimait le regarder. Même si son visage était meurtri, elle était sous son charme. Ses grands yeux couleurs océan lui donnaient envie de se noyait à l'intérieur. Elle écouta le reste :

« Je t'ai vu me laisser du temps pour te faire confiance. Je t'ai vu prendre soin de moi. Je t'ai vu y aller avec douceur avec moi pour apprendre à me connaître... Surtout, je t'ai vu grandir à mes côtés... je t'ai vu triste par moment, en colère, soucieuse, inquiète... Heureuse... J'ai réussi à savoir comment tu allais ou ce que tu pensais rien qu'en te regardant. Je t'ai vu te transformer sous mes yeux... Je t'ai vu embellir de jour en jour... »

Elle sentit sa main grimper vers sa joue. Elle ferma les yeux pour apprécier son contact. En même temps elle avança sa main vers celle libre de Lucas. Elle caressa doucement ses doigts. Elle sentit alors sa main se déplacer vers ses cheveux. Alors qu'il replacer des mèches derrière ses cheveux ces derniers devint brillant. Il était rare que les cheveux de Xenia prennent eu tel couleur. Sa mère avait l'habitude d'avoir des cheveux roses quand elle était heureuse. Xenia elle avait les cheveux qui prenaient une couleur argentée. C'était en quelque sorte son blond presque blanc naturel mais plus brillant. Elle rouvrit ses yeux qui étaient plus bleu que bleu. Il reproduit encore deux fois son geste puis s'arrêta et il poursuivit. Xenia continua de caressait doucement le dos de la main de Lucas.

Ce qu'il dit par la suite la heurta. Il disait qu'ils n'étaient pas du même monde. Xenia avait envie de lui rétorquer que non. Mais il avait raison. Xenia était sang pure, une princesse et ses parents devaient déjà la voir marier à un prince voire à son cousin éloigné Alexeï. Mais il avait raison que sur ce point, car pour tout le reste il se trompait. Malgré son rang aristocratique elle avait envie d'être avec lui. Elle avait justement envie d'être proche de lui, tous les jours, tout le temps.. Elle comprit que plus il s'était attaché à elle, plus elle s'était attachée à lui et il avait bien résumé leur arrivé à Poudlard. Elle savait tout cela et elle dut avouer que ce qu'il disait à propos de ça était aussi vrai. Il reparlait encore de leur vie différente. Pour la première fois de sa vie Xenia maudit son rang. Elle comprenait aujourd'hui pourquoi son frère détesté cela. Elle détesta çela aussi. Est-ce qu'être une Romanov était une malédiction. Finirait elle seule comme sa grand-tante Anastasia ? Allait-elle vivre avec des remords comme sa tante Alexandra qui s'était marier avec le pire sang pur du monde ? Elle arrêta alors de caressait la main de Lucas. La vérité venait de lui éclater au visage. Elle baissa le visage et eu envie de pleurer. Finit les beaux cheveux argenté et brillant du bonheur, ils redevinrent gris et ternes, sans volume et court. Ses yeux devinrent eux aussi gris comme son âme. Elle le sentit reprendre son souffle après sa tirade. Mais il n'avait pas fini. Elle avait l'impression qu'il lui faisait payait de ne pas être « normal », d'être cette princesse qu'elle haïssait aujourd'hui. Non, elle ne voulait plus elle non plus. Tout comme son frère elle voulait être normale car elle voulait être avec Lucas. Mais comme devenir normal. Sa nature même l'en empêchait. Elle vivait dans une prison dorée finalement...
Il continua et parla de son histoire avec Dorcas. Xenia sentit une pointe de jalousie. Mais elle connaissait l'histoire de Lucas et de sa prof d'arts martiaux. Elle lui avait un peu parlé de ce professeur quand il était en quatrième année. Il avait essayé de l'oublier comme elle l'avait fait un peu chaque soir près de ce lac même. Les moments qu'elle avait passés avec Sora. D'ailleurs il l'évoqua. Elle releva son regard délavé vers lui, elle ouvrit la bouche pour lui dire que Sora, elle l'aimait bien mais qu'elle ne l'aimerait jamais autant que lui. Mais il continua. Il avait encore et toujours raison. S'il s'était interposé Xenia l'aurait mal pris, car elle n'aurait pas pu comprendre. Il évoqua des sentiments pour Dorcas là encore elle eut une pointe de jalousie. Mais là, il plongea son regard dans le sien. Elle avait tellement de douleur à cet instant qu'elle détourna le regard et lâche quelques larmes rageuses.


]b]« Mais, j’ai compris que je ne pourrais jamais t’oublier… Tu es la première personne que j’ai jamais aimée et la seule jusqu’à présent… Tu fais battre mon cœur à la chamade dès que je te vois… Le sourire me monte aux lèvres… La jalousie me ronge quand je vois un autre près de toi… Il m’est même arrivé de ne pas être loin de louper ma potion en cours parce que je pensais à toi… »[/b]

A ce mot elle le regarda de nouveau et le vit sourire. Mais son sourire se dissipa rapidement pour laisser place à ce visage de chagrin. Puis il se leva. Xenia le suivit du regard, elle voulut attraper sa main et le retenir mais elle n'eue pas le temps, pas la force ... elle entendait encore cette petite voix lui dire qu'il avait raison. Il était né dans deux mondes différents. Elle avait grandi avec une cuillère en or et lui avait grandi sans. Ce qui suivit lui fit mal :

« Mais je ne pense pas que tu m’aimes réellement. Ton amour n'est qu'un amour fraternel. Tout ce qui te manque c'est nos moments passés ensembles... »

Elle le regarda outré. Lui ne pouvait pas voir, mais elle le fusilla du regard. Il remettait ça. Xenia était triste mais elle était en colère contre lui. Après tout ce temps est ce qu'il décidait d'abandonner tout cela ? Elle fut en colère contre elle même également. Elle aussi avait perdu l'espoir un moment.

]b]« Notre relation est impossible ! Je le sais… Alors laisse-moi… Laisse-moi le temps de digérer cette situation… Je ne peux pas te promettre de pouvoir agir avec toi comme avant… Tout sera différent maintenant… Mais laisse-moi pour l’instant… laisse… moi… »
[/b]


« Tais-toi !!! »

Cria-t-elle. Elle se leva alors. Ses cheveux avaient viré au rouge feu. Bouclé et volumineuse comme la crinière d'un lion. Elle avança vers Lucas et le poussa dans l'eau. Celui-ci perdit l'équilibre et se retrouva trempé. Il n'était pas tombé bien loin et proche de la berge l'eau n'était pas trop profonde. Elle porta ses mains à sa bouche en prononçant un « Oups » !. En voyant cela elle fut gênée et puis au final elle rigola. Elle explosa littéralement de rire. Elle s'accroupie alors face près de Lucas proche de l'eau. Ses cheveux avaient perdu de leurs teinte rouge mais ils n'en restaient pas moins orange. Elle toucha aussi l'eau. Elle était fraiche. Elle enleva ses chaussures et entra dans l'eau et avança un peu jusqu'à Lucas qui était mouillé. Elle s'accroupie de nouveau et ce qui mouilla sa jupe d'uniforme. Elle prit le visage de Lucas entre ses mains. Elle rapprocha doucement ses lèvres des siennes. Elle ne l'embrassa pas tout de suite. Elle posa son front contre le sien et ferma les yeux tout en reniflant l'odeur de sa peau. Elle pouvait sentir son souffle et cela l'enivrait. Elle ferma les yeux et le bout de son nez vint frôler celui de Lucas. Elle murmura alors :

« Tais-toi ... Je suis là comme je l'ai était dans notre enfance ... Que tu le veuille où non d'ailleurs ! Je t'aime et je t'aimerai même si j'étais Reine d'Angleterre. Je veux te voir sourire comme quand on était dans le parc. S'il n'y a vraiment que moi qui puisse te faire sourire sans avoir à faire beaucoup d'effort. Alors sourit, là, maintenant... »

Elle approcha de nouveau ses lèvres et frôla les siennes et continua :

« Je t'aime réellement et ce n'est pas fraternelle... j'ai un frère et il me suffit. Par contre, je n'ai personne pour me faire ressentir autant de bonheur... Nos moments passés ensemble me manquent, mais j'ai envie qu'il y en ait bien d'autres ... Maintenant je sais... Je suis prête à me battre pour l'amour que tu ressens pour moi, car je ressens la même chose. Je veux créer un « nous » même si mon rang ne me le permet pas ... »

Elle finit par approcher totalement ses lèvres et les posa sur ceux de Lucas. Elle lui donna un baiser doux et tendre. Il dura quelques secondes. Elle éloigna alors ses lèvres et ouvrit les yeux pour plongés son regard dans celui de Lucas. Elle se mit à caresser sa joue comme lui tout à l'heure. Elle ne voulait plus s'éloigner de lui, même si tout le deux était accroupie dans l'eau du bord du Lac. Elle se laissa alors tomber sur ses genoux pour être plus « confortable ». Elle vint longer sa tête au creux de son cou et finit de caresser sa joue pour venir l'entourait de ses bras. Ses cheveux avaient reprit une teinte neutre, leur blond d'origine. Elle était en paix. Elle ne pouvait pas dire pourquoi mais elle se sentait forte pour deux. Elle était prête à se battre pour un amour qu'elle avait trop longtemps fuit. Comme quand il était au bord du lac, elle lui fit un bisou dans le cou. Sa peau était sucrée. Puis elle décida de parler :

« Pour Sora ... je ne l'ai jamais aimé comme toi. En faite je ne sais pas si je l'ai jamais aimé. J'ai toujours eu des sentiments pour toi en faite. Te voir avec Dorcas m'a beaucoup ... touché et c'est à ce moment là que je me suis rapproché de Sora. Bizarrement c'est aussi ici qu'il m'a avoué son amour. Mais je me suis enfuie. Je ne savais pas quoi répondre, car j'espérais toujours pour nous deux... et j'ai bien fait non. Je sais que tu as l'impression que c'est impossible. Pour la première fois de ma vie j'ai envie de fuir mon rôle, ma famille. Je crois que j'ai toujours eu peur de le faire mais ... je veux tellement qu'on essaie, qu'il y ait enfin quelque chose entre nous que ... je suis prête à renoncer à ce monde qui nous sépare... »

Elle arrêta un moment respira fort son odeur pour lui donner encore plus de courage et poursuivit :

« Je ne te laisserai pas... je ne te laisserai plus tout seul ... Jamais. Je serais toujours là. Je te le promet. »

Elle redressa alors son visage et desserra un peu ses bras autour de lui. Elle sourit, un de ses sourires franc et heureux, plein d'espoir et amusé de la situation. Elle attrapa alors sa main et enlaça ses doigts avec les siennes et se redressa en et entraînât dans son sillage. Une fois debout tous les deux, les pieds dans l'eau, Xenia rigola. Elle attrapa l'autre main de Lucas. Ainsi lié, elle le regarda dans les yeux malicieux et prit un ton « aristocratique » :

« Monsieur Lucas Crawd,... Je vous aime. Si vous m'aimez vous aussi... Approchez donc votre ravissant petit minoie ici ... »

Elle lui sourit. Enfant, elle avait l'habitude de rigolait avec lui de cette manière. Elle prenait cette voix pour imiter les gens qui lui parlait quand elle était au Manoir de son Grand-Père. Cela leur faisait rire à l'époque. Elle avait peur d'allait trop vite avec lui. Mais elle avait envie que leur souffrance cesse. Qu'ils prennent un nouveau départ. Un nouveau départ ensemble. Les yeux remplient d'espoir, le coeur léger elle avança de nouveau ses lèvres vers lui afin d'avoir vrai baisé d'amoureux ...

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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Lucas Crawd le Dim 18 Mar - 21:23

Tais-toi !!!

Tais-toi ? Comment ça tais-toi ? Qu’est-ce qu’il lui prenait ? N’avait-elle pas compris ce qu’il venait de dire ? Pourquoi s’obstinait-elle à rester là ? Pourquoi s’obstinait-elle à lui parler ? Ou à l’empêcher de parler plutôt ? Pourquoi ne pouvait-elle pas voir la vérité en face ? Pourquoi ne pouvait-elle pas comprendre ? Ça lui faisait déjà assez mal comme ça. Pas besoin de l’obliger à répéter ce qu’il venait de dire. Ou peut-être partait-elle ? Peut-être avait-elle hurlé ça parce qu’elle avait enfin compris ? Elle avait hurlé parce qu’elle avait compris et que ça lui faisait mal. Non, elle n’avait peut-être pas compris, mais elle le ferait dans quelques jours. Elle, Xenia Rostislavna, grande princesse russe dans le monde sorcier, magnifique jeune fille, grande musicienne ayant comme instrument son cœur, ne pouvait s’être aguichée de lui. Il n’avait rien de spécial. Il était comme tous les garçons de son âge, avec des pouvoirs en plus. Mais des garçons comme ça, il n’y en avait pas qu’un, il y en avait des centaines rien que dans ce domaine. Sans parler qu’elle en avait aussi. Il n’avait donc absolument rien d’extraordinaire. Certains diraient qu’il manquait simplement de confiance en soi pour penser ça. Mais non, c’était simplement la vérité. Il a vécu une vie normale, peut-être dure, mais normale. Il n’était qu’un adolescent aux humeurs changeantes et pas forcément très joyeuses ou ouvertes. Alors comment pouvait-elle l’aimer lui ? Il ne pouvait rivaliser avec un de ces grands princes ou nobles de la société sorcière. Il ne pouvait se battre avec le monde dans laquelle elle vivait. Et même si c’était le cas aujourd’hui, cela changerait bien vite. Dans quelques mois tout au plus, elle trouverait quelqu’un d’autre et adieu le petit poufsouffle ordinaire. Il ne pourrait le supporter. Il devait mettre le plus de distance possible entre eux. Maintenant !

Il enfonça un peu plus sa main dans l’eau pour la transformer en poing. Il sentait l’eau froide lui chatouiller la main. Cette froideur que son corps fuyait d’habitude, il avait l’impression qu’elle rentrait petit à petit en lui. Il la sentait onduler sur ses doigts, s’infiltrer dans sa peau, dans ses nerfs, dans ses cellules. Elle remontait petit à petit dans son bras. Elle atteignait son cœur. Elle gelait son cœur. Elle le gelait comme ce cri l’avait fait. Elle gelait son corps comme pour atteindre ses sentiments. Il devait les détruire, les transformer en poussière. Les geler et les enfermer très loin au fond de lui. Il était seul maintenant, seul… Et il ne pouvait pas se laisser atteindre. Il ne pouvait pas perdre cette guerre. Les risques étaient trop grands. Il ne ferait que souffrir sinon. Il était seul contre ses sentiments. Seul contre lui-même.

Mais, malgré la froideur de l’eau qui l’aidait, il n’y arrivait pas. Ses sentiments étaient toujours là. Encore plus forts qu’avant. Une force mystérieuse l’empêchait de faire quoi que ce soit contre eux. Elle les attirait dans son esprit, les mettait en évidence dans sa tête, l’empêchait de les cacher au loin en lui. Une force qui remettait de la chaleur en lui ? Qui le poussait violemment ? Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah… Blurp… blurp… Blurp ?! Pourquoi n’arrivait-il plus à respirer ? Pourquoi n’était-il plus accroupi ? Pourquoi flottait-il à moitié ? Pourquoi n’arrivait-il pas à ouvrir les yeux ou seulement à voir une masse rouge floue ? Sa tête refit surface dans l’air et il comprit. Il comprit qu’il était tombé dans l’eau, pas profonde certes mais assez pour couvrir d’eau sa tête. Il comprit à la tête de Xenia que c’était elle la responsable. Elle n’était pas partie… Les yeux de Lucas n’étaient pas loin de lancer des éclairs. Ses poings se contractèrent sous l’eau. Mais pourquoi s’obstinait-elle à lui faire du mal ? A le faire souffrir ? Fallait-il vraiment qu’il la martyrise, qu’il envoie une pique au bon endroit ? Fallait-il qu’il lui fasse du mal à son tour pour être seul ? Mais comment ?! Comment faire du mal à celle qu’on aime ? Comment lui faire du mal à elle ? En plus, elle avait l’air tellement gênée. Ses traits marquaient la surprise face à son geste. Il ne se rappelait plus de l’avoir déjà vu comme cela. Ces traits-là ne lui disaient rien. Cela lui donnait une nouvelle expression, une nouvelle tête, un nouveau visage. Mais ça lui allait tellement bien. Elle était tellement belle comme ça. Ça lui donnait un nouveau charme, très destructeur en lui. Il détruisit sa colère en un rien de temps. Il réduisit en poussière les éclairs de ses yeux. Luke savait toujours dans sa tête qu’il fallait qu’il s’éloigne, mais ses actes ne suivaient plus. Il restait là à se battre contre lui-même pour arrêter de l’admirer. Et puis, elle se mit à éclater de rire joyeusement et s’en était fini de lui. Il avait perdu la première bataille. Il n’aurait plus le courage de la faire partir. Il ne pouvait plus lui faire du mal ou même y penser. Il savait qu’il pouvait encore se battre contre ses sentiments en essayant de faire comprendre à la gryffondor que ce n’était pas possible. Mais il n’était pas sûr d’y arriver. Il n’était pas sûr de réussir à la repousser. Elle était tellement belle. Son sourire était éblouissant, ses traits gracieux. La lumière qui émanait d’elle était en train de rentrer en lui. Elle réchauffait son cœur. Elle attrapait ses sentiments et les faisait ressortir. Il n’arrivait maintenant plus à se battre contre ses sentiments. Il était en train de perdre sa guerre contre lui-même. Trois de ses batailles pour ne pas souffrir étaient déjà perdues. Mais il en restait encore au moins une. Tout n’était pas perdu ! N’abandonne pas Lucas ! N’oublie pas les risques ! Tu as déjà assez souffert ! Ne l’accepte plus !

Mais comment faire quand on sentait ses mains sur son visage ? Comment faire quand ses lèvres se rapprochaient des siennes ? Comment faire quand celles-ci l’attiraient comme un aimant ? Comment résister ? Comment lui résister ? Il n’y arrivait pas. Il utilisait toute sa force mentale, toutes les forces qu’il avait, mais il sentait qu’il ne faudrait pas grand-chose pour qu’il craque… Eh ! Mais ! Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Comment était-elle arrivée près de lui ? Comment avait-elle réussi à s’approcher autant de lui sans qu’il ne s’en rende compte ? Avait-elle autant de contrôle sur son esprit, sur lui ? Au point de lui faire oublier une partie des évènements ? Bien entendu. Elle avait ce pouvoir. Elle avait une capacité de contrôle immense sur lui. Elle pourrait sans doute lui faire faire pas mal d’actions. Sans en avoir forcément conscience. Enfin heureusement qu’elle n’en avait pas conscience. Sinon, elle pourrait obtenir tout ce qu’elle voudrait de lui. Il deviendrait son jouet, sa marionnette en quelque sorte. Non ! Non… Elle ne réagirait pas comme ça, pas avec lui… Non ? Enfin, en attendant, elle en avait déjà une d’influence sur lui. Il faudrait qu’il rectifie cela au plus vite. Avant que ça n’empire. Mais qu’est-ce qu’il racontait ? Bien entendu ça allait changer, il ne la reverrait plus. Il ne pourrait plus l’approcher. Eh oh ! Réveille-toi petit poufsouffle, c’est fini ! Votre relation est foutue ! Mais… Peut-être pas après tout… peut-être qu’au final c’était encore possible. Peut-être se trompait-il…Peut-être… Peut-être… Non, il faut arrêter de rêver ! On se concentre et on essaye de trouver un moyen de l’éloigner avant d’être détruit. Et, en attendant, on se concentre sur ses paroles. Qu’est-ce qu’elle a dit ? D’avoir fait un sourire à la Reine d’Angleterre au parc pendant leur enfance ? Mais de quoi parlait-elle ? Avait-elle perdu la tête ? Serait-elle victime d’un sortilège ? L’aurait-on ensorcelé avant qu’il arrive pour qu’il avoue ses sentiments et donc pour l’humilier ensuite ? Au moins, ça expliquerait pas mal de choses. Dont les paroles de Xenia… Mais pourquoi approcherait-elle ses lèvres vers les siennes alors ? Quel était le rapport ? Et puis, ça n’allait pas avec ce qu’elle disait ensuite… Non, il avait dû mal comprendre… Surtout que, même s’il n’y croyait pas, ses propos étaient cohérents depuis le début. Elle ne devait pas être sous un sort. Mais était-ce un bon signe ? Si elle l’avait été, elle aurait peut-être pu tout oublier. Mais là, elle n’oublierait rien. Elle se souviendrait à jamais du ridicule poufsouffle qui lui avait tout avoué. Elle pourra bien rigoler dans quelques années.

Je suis prête à me battre pour l'amour que tu ressens pour moi, car je ressens la même chose. Je veux créer un « nous » même si mon rang ne me le permet pas ...

Hein ? Mais ça ne correspondait pas à ce qu’il pensait ! Se trompait-il ? Aurait-elle vraiment des sentiments pour lui ? Y aurait-il une toute petite chance ? Non… Non ! Ne pas y croire ! Il savait que c’était possible, mais il savait aussi que ça allait vite changer. Ce n’était que des sentiments d’une adolescente. Ce genre de sentiments qui changeait toutes les semaines, si ce n’était tous les deux jours. Ne pas se faire avoir ! Ne surtout pas se faire avoir… Ne pas craquer ! Ne pas faire attention à ses lèvres.. Ses lèvres qui ont l’air si douces… qui se rapprochaient… tout doucement… qui lui donnaient un baiser enveloppant ses lèvres de douceur et de tendresse… ne pas y répondre…. Ne pas y rép... ondre… ne pas y… Trop tard… Voilà, répondu…

Ouf ! Elle s’éloignait. Avait-elle remarqué ? Avait-elle remarqué qu’il avait répondu ? Il ne savait pas. Il ne le saura sans doute jamais. Il sentit seulement qu’elle bougeait. Il crut un court instant qu’elle partait, qu’elle le laissait seul et une envie intense de la retenir l’envahit. Mais il sentit son souffle contre son cou avant que sa tête ne suive. Il pouvait sentir sa merveilleuse odeur. Il ne pourrait expliquer de quoi elle était constituée, mais il ne pouvait s’en détacher. Maintenant qu’il la sentait, elle était comme une sorte de lien indestructible entre eux. Il ne savait pas s’il pourrait faire le moindre geste de recul. Il était son prisonnier. Un prisonnier torturé par ses propres sentiments pour son bourreau. Qui elle-même utilisait ses propres tortures de la plus haute gravité. Ne laissant pas de marque physique bien entendu. Elle savait quoi faire pour le faire craquer. Elle était d’une cruauté sans pareil. Mais il aimait tellement cela. Il aimait tellement sentir ses lèvres sur son cou. Il espérait de tout son cœur en avoir d’autres. Et c’était bien ça le piège ! Il se sentit tout d’un coup attiré par ses lèvres. Avant aussi, bien sûr, mais là l’envie était plus forte. Il n’arrivait plus à la contrôler. Il sentait son cou se reculer sans pouvoir l’en empêcher. Il sentait que ses mains étaient prêtes à venir jusqu’au visage de Xenia pour l’empêcher de partir. Il était prêt à…

Pour Sora ...

Sora. Pourquoi parlait-elle de Sora ? Qu’est-ce qu’il venait faire là lui ? Il lui en avait parlé, mais ce n’était pas une raison d’en remettre une couche. Déjà qu’il n’aimait pas en parler, mais entendre prononcer son nom par elle, il ne le supportait pas. Le pire était que c’était ce serpentard qui lui permit de se reprendre. C’était d’entendre ce nom qui lui permit de reprendre le contrôle de lui-même. Le fait de pouvoir résister à la gryffondor grâce à ce serpentard était loin de l’aider à l’apprécier un minimum. A vrai dire, il le supportait de moins en moins. Grâce à lui, l’exquise odeur qui parvenait jusque ses narines ne le maitrisait plus. Il n’était plus attiré par ses douces lèvres. Il arrivait à se concentrer sur ses paroles. Ce nom l’avait tellement remis sur Terre qu’il arrivait même à faire la part des choses, à prendre du recul sur ce qu’elle disait ou ce qu’il se passait. Et au final, il comprit que l’intégration de cet énergumène dans la conversation n’était pas forcément une mauvaise chose. Après tout, n’était-elle pas en train de dire qu’elle ne l’aimait pas ? Qu’il n’avait rien à craindre de lui ? Et puis, ce qu’elle disait, n’était-ce pas un bon signe pour lui ? Il pensait depuis le début qu’elle ne pouvait pas vouloir être avec lui à cause de son rang, de sa famille, parce qu’il n’était pas assez… qu’il était banal. Pourtant, c’était la deuxième ou peut-être troisième fois qu’elle disait qu’elle pouvait renoncer à son rang. Qu’elle voulait renoncer à son rang pour lui. Et elle savait ce que ça voulait dire, non ? Elle savait ce que ses parents allaient en penser. Elle savait quelles pouvaient être les conséquences. Alors, elle savait ce qu’elle faisait ? Elle ne dirait pas ça si elle ne le pensait pas ? Elle ne pouvait qu’être sincère ? Non ?

Le doute s’insérait en lui, accompagné de l’espoir et de la peur. Elle avait l’air tellement sûre d’elle, avec son immense sourire. Ses cheveux étaient de leur couleur d’origine, couleur qu’elle avait quand elle se sentait bien. Mais cela voulait-il dire qu’elle pensait tout ce qu’elle disait ? Cela voulait-il dire qu’elle ressentait quelque chose ? Rien n’en était moins sûr. Avait-elle une couleur spéciale pour quand elle mentait ou manipulait quelqu’un ? Il en doutait fortement. Etait-elle seulement capable de faire ça ? Ça aussi il en doutait. Mais il ne la connaissait peut-être plus. Pourquoi n’était-il plus capable de reconnaitre ses sentiments ? Pourquoi n’était-il plus capable de lire en elle comme dans un livre ? Pourquoi un mur se dressait-il entre eux ? Tout aurait été beaucoup plus facile sinon. Beaucoup plus facile… Pourtant, ça n’avait l’air compliqué que pour lui en ce moment, vu comment elle le prit par les mains et le remit debout.

Monsieur Lucas Crawd,... Je vous aime. Si vous m'aimez vous aussi... Approchez donc votre ravissant petit minoie ici …

Ce ton aristocratique… Un sourire commença à naitre sur ses lèvres. Il ne l’avait pas entendu depuis tellement longtemps. C’était leur langage à eux en quelque sorte. Qu’ils utilisaient assez régulièrement quand ils étaient petits. Mais qu’est-ce que cela voulait dire ? Pourquoi l’utilisait-elle aujourd’hui ? Etait-ce une façon de le mettre en confiance ? Et voilà, le doute revenait. Pourquoi fallait-il toujours qu’il arrive ? Pourquoi fallait-il toujours qu’il se pose pleins de questions ? Ne pouvait-il pas savoir ce qu’il voulait une bonne fois pour toutes et foncer ? Il savait ce qu’il voulait, mais ces questions le torturaient, l’empêchaient de franchir le cap, l’empêchaient de prendre des risques. Pourtant, en l’entendant parler de cette façon, il ressentit son âme de petit garçon remontée en lui. Il avait l’impression de retourner dans ce parc à Londres, de revoir la petite fille qu’elle était. Il avait l’impression de n’avoir plus aucune responsabilité, de retourner dans ce monde où rien n’avait d’importance et où l’on pouvait faire ce qu’on voulait. Son envie la plus profonde en profita pour surpasser ses doutes et il avança sa tête vers Xenia pour lui donner le baiser qu’elle attendait. Il y alla avec beaucoup de retenu au début, mais bientôt, il ne fit même plus attention à ses pensées. Il l’embrassa avec douceur et tendresse. Il attrapa son visage dans ses mains. Il put ainsi mettre plus de volonté dans son baiser, tout en restant doux. Il finit par décoller ses lèvres des siennes, mais il plongea son visage dans ses cheveux blonds. Il la prit dans ses bras. Il avait attendu ça tellement longtemps. Il en profita. Mais le temps de l’enfance était déjà fini et les doutes revenaient avec encore plus d’intensité. Il murmura avec tristesse :

Xenia… J’aimerais tellement y croire… te croire… Tout ce que tu dis, je rêve de l’entendre depuis longtemps. Très longtemps. Pas mal de personne me dirait d’en profiter, d’arrêter de me poser des questions. Mais je ne peux pas m’en empêcher… Elles tournent dans mon esprit sans s’arrêter… Elles jouent avec mon cerveau, mes sentiments…

Il se sentait mal de dire ça. Il ne voulait pas qu’elle le prenne mal. Il voulait simplement être sincère. Surtout que ça pouvait lui retomber dessus si jamais elle, elle n’était pas sincère. Mais, si jamais elle l’était, ces mots pouvaient être destructeurs… Il le savait. Pourtant, elle devrait comprendre non ? Il approcha un peu plus sa tête de son cou, respirant son odeur doucement, la serrant un peu plus fort dans ses bras mais avec délicatesse tout de même.

J’ai peur Xenia… J’ai peur que tout ça ne soit que rêve ou pire, mensonge. Je ne veux pas te blesser, surtout pas… Mais je ne veux pas non plus être blessé. Comprend-moi… S’il te plait…

Il ne fallait pas qu’il craque… Pas maintenant… Il n’avait pas fini. Il sentait que sa décision était proche. Il sentait au fond de lui que son choix était fait. Mais rien n’était encore dis… Il releva sa tête et regarda la jeune fille dans les yeux. C’était maintenant ou jamais…

Je crois que j’aurais toujours ce doute en moi. Je ne suis pas sûr, mais je pense qu’aucune de tes paroles, aucun de tes gestes, aucune de tes promesses ne pourra changer ça. Ce n’est pas de ta faute… C’est moi… Mais je crois que… je crois que… que…

Il desserra son emprise, leva une de ses mains et se mit à caresser sa joue. Il était loin d’être sûr de ce qu’il allait faire. Son hésitation atteignait les sommets en ce moment-même. Faisait-il le bon choix ? Ne le regretterait-il pas ? Allait-il faire demi-tour au dernier moment ? Non… NON ! Il ne laisserait pas ses doutes prendre le dessus. Il était le maitre de sa vie. De ses décisions ! Il savait ce qu’il avait à faire ! Pourtant, les secondes passaient… Pourtant il ne disait toujours rien… Pourtant…

Je te… je te fais… Je te fais confiance Xenia ! Je te fais confiance...

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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Xenia P. Romanova le Ven 4 Mai - 9:49

Lorsque ses lèvres s’étaient posées sur celle du poufsouffle elle avait sentie une réponse ce qui lui donna la force de lui dire qu’elle serait forte pour deux. Quand elle parla avec son ton aristocratique elle vit naître un sourire sur ses lèvres et elle sourit également. Avec ses doigts elle caressait le dos de ses mains. Ce langage était le moyen de créer leur monde, juste a eux deux, ce monde où ils étaient seuls et où ils pouvaient se moquer du monde entier comme disait la chanson l’Hymne à l’Amour d’Edit Piaf. Elle ne se posait plus aucune question elle était sûr maintenant et elle avait cette chanson dans ça tête. Le ciel bleu-orangé du crépuscule pouvait s’effondrer sur eux, la terre sous leurs pieds pouvait se dérober, peut importer tout cela s’il l’aimait, elle se foutait de tout et de tous, de ses parents, des autres élèves, des mangemorts, de tout. Elle s’en foutait des problèmes que cela causerait, elle fuirait avec lui s’il fallait, mais lui semblait toujours en proie en doute. Elle ne se laissa pas démonter et elle caressa doucement son visage avec le bout de ses doigts en lui souriant. Il avança alors sa tête vers elle et elle sentie tout son être frissonnait d’envie et d’allégresse. Ce qu’elle attendait depuis tellement longtemps se produisit alors. Il l’embrassa avec tendresse et passion et elle répondit à son baiser. Lui entourait son visage avec ses mains, elle caressait doucement son buste des siennes puis remonta vers son torse. Elle attrapa sa chemise et le tira plus vers elle. Si une once de doute avait réussit à ce cacher en elle, cette once avait était détruite tel un vampire qui brûle face au soleil, elle avait était irradié par le bonheur et la puissance des sentiments qu’elle ressentait pendant ce baisé. Quand il décolla ses lèvres des siennes elle rouvrit les yeux, c’était comme si elle se réveiller d’un rêve radieux pour être transporter dans un rêve plein d’espoir pour l’avenir. Il plongea son visage dans ses cheveux et elle le serra contre elle, sentant son cœur battre contre sa poitrine. Ses bras l’entourèrent et elle caressa son dos doucement, dessinant au hasard des cercles et des courbes. Elle respirait son odeur à plein poumon, elle s’enivrait de toutes les molécules qui s’échappaient de son être. Elle entendit alors sa voix au creux de son oreille. Sa voix était triste et pendant tout le temps où il parla elle ne cessa pas de lui caresser le dos.

Xenia… J’aimerais tellement y croire… te croire… Tout ce que tu dis, je rêve de l’entendre depuis longtemps. Très longtemps. Pas mal de personne me dirait d’en profiter, d’arrêter de me poser des questions. Mais je ne peux pas m’en empêcher… Elles tournent dans mon esprit sans s’arrêter… Elles jouent avec mon cerveau, mes sentiments…

Disait-il alors. Xenia se taisait, ne disait rien. Elle préférait ne rien dire. Il avait du mal à y croire, mais elle y croyait déjà dure comme fer. Elle savait que Lucas avait traversé des moments difficiles depuis son enfance, elle ne pouvait pas lui reprocher d’avoir peur. Il avait perdue les deux êtres qui étaient censés l’aimer le plus au monde quand il était enfant. Comme elle ne dit rien il poursuivit et cela confirma ce qu’elle pensait déjà.

J’ai peur Xenia… J’ai peur que tout ça ne soit que rêve ou pire, mensonge. Je ne veux pas te blesser, surtout pas… Mais je ne veux pas non plus être blessé. Comprend-moi… S’il te plait…

Elle caressait toujours son dos le pressant un peu plus contre elle, comme si elle voulait fusionner avec lui afin de lui dire qu’elle serait toujours là car elle faisait partie de lui et lui d’elle. Elle ne bougeait toujours pas, et écouter, laissant seulement la quintessence de son amour vibrer en elle. Elle murmura alors qu’il lui demander de le comprendre :

« Ne t’en fait pas, je comprends. »

Puis elle avait refermé la bouche, car elle sentait qu’il n’avait pas finit de parler. C’est à ce moment là qu’il redressa sa tête et plongea son regard dans le sien. Il lui dit qu’il aurait toujours des doutes peut importe ce qu’elle dirait. Elle fit alors une petite moue boudeuse, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas lui demander de lui faire entièrement confiance comme ça, d’un coup. Il bafouilla un peu lui disant que ce n’était pas de sa faute puis il bloqua. S’en suivit un moment de silence où il la lâcha pour caresser une de ses joues. Elle lui sourit tendrement en glissant ses doigts dans ses cheveux blonds. Ses yeux semblaient encore troublés, elle le voyait bien et puis il prononça quelque chose à laquelle elle ne s’attendait pas

Je te… je te fais… Je te fais confiance Xenia ! Je te fais confiance...

Ses yeux se remplir alors de conviction et elle eut un sourire plus grand. Elle alla directement nicher sa tête au creux de son coup tout en le serrant le plus fort possible dans ses bras. Elle donna un baisé dans ce cou aux senteurs sucrés, aux parfums sirupeux. Elle remonta jusqu’à ses lèvres qu’elle embrassa avec douceur. Avant de lui dire :

« Tu sais, je ne sais pas si tu connais cette chanson. Mon père me la fait écouter quand il m’apprenait le français. C’est une chanson d’Edit Piaf, une moldue, qui s’appelle l’Hymne à l’amour. Pendant tout le temps où tu parlais, je n’avais aucun doute et j’avais les paroles de cette chanson dans la tête. ».

Elle se tut un moment puis reprit et prononça les mots suivant :

« Cette chanson elle dit à un moment : J’irais jusqu’au bout du monde, je me ferais teindre en blonde si tu me le demandais. J’irais décrocher la lune, j’irais voler la fortune, si tu me le demandais. Je renierais ma patrie, je renierais mes amis si tu me le demandais. On peut bien rire de moi, je ferais n’importe quoi si tu me le demandais.»

Elle se tut de nouveau puis se délogea de son cou pour plongé son regard céruléens dans le sien. Elle sourit et poursuivit :

« Elle dit aussi qu’elle se fout du monde entier tant que lui l’aime. Et je me fous de ma famille, je me fous de mon rang, je m’en fou de tout si tu restes avec moi et si tu me promet que tant qu’on s’aime, tant que quand je te vois et que je suis heureuse, tant que quand toi tu me vois je te donne le sourire …. On restera ensemble contre tous ceux qui veulent nous séparer. Les seuls qui peuvent nous ébranler, c’est nous n’est ce pas ? Et tant qu’on s’aime on sera fort. Et si tu n’y arrives pas pour le moment. Si tu as besoin de temps pour ne plus douter, je pense que je serais assez forte pour nous deux. Je tiendrais jusqu’à ce que tu sois totalement près toi aussi et que tu n’es plus aucun doute. J’ai aussi confiance en toi, je sais … »

Elle était elle même émue par sa tirade, et elle eu un énorme soupire qui vint du fond du cœur. Toutes les particules de son corps, toutes les cellules de sa matrice étaient plongées dans une béatitude extrême. Elle eut une petite larme qui se forma au coin de son œil. Une petite larme de contentement et d’émotion intense. Elle l’essuya avec conviction et finit sa phrase après un soupire d’agrément :

« Je sais que je t’aime et … je sens que tu m’aimes et … Cela me suffit. »

Elle attrapa alors ses mains et le tira hors de l’eau qui commencer à être glacé. Le soleil était totalement couché maintenant et il ne restait plus que des couleurs qui enflammés le ciel. Quand il fut sur la terre ferme elle sortie sa baguette de sa poche ensorcelée et jeta un sort pour les sécher tout les deux.

« Il ne faudrait pas que tu attrapes froid par ma faute » dit elle en rigolant.

Elle remit ses chaussures en ne le quittant pas des yeux. Ca seule peur était que tout ça n’était pas réelle et que ce soit juste une illusion, où un rêve éveiller qu’elle avait inventé dans sa trop grande peine près de ce lac. Et même si c’était un rêve, qu’elle avait tout imaginé, elle se sentait quand même la force de se lever se dirigeait vers le château pour trouver Lucas et lui dire qu’elle l’aimait. Mais ce n’était pas un rêve et après avoir remit ses chaussures elle glissa de nouveau sa main dans la sienne et demanda avec ce ton aristocratique qui détendait tout et qui était propre à leur monde :

« Dites moi Monsieur Lucas Crawd, pensez vous que vous pourriez me donner un de ces baisers dont vous avez le secret ? J’en meurs d’envie. C’est un mets tellement délicat, un mets royales dignes de mon rang je pense. Alors ? J’attends ! »

Elle lui fit un clin d’œil et ferma les yeux pour attendre le fameux mets. Il se faisait tard et ils devraient bientôt rentrer pour le repas. Xenia n’avait pas faim et elle comprit pour la première fois le proverbe qui disait : vivre d’amour et d’eau fraiche.

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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Lucas Crawd le Mer 30 Mai - 21:22

Lucas l’avait dis. Il avait prononcé ces mots. Il ne les disait pas souvent. Jamais presque. Mais là, ils étaient sortis tout seul. Malgré tous les doutes qu’il ressentait, malgré la peur immense qui se propageait en lui, il lui avait donné cette particularité très rare chez lui. Elle l’avait déjà auparavant, mais pas la même. Elle avait celle de l’amitié, de l’amie d’enfance, de la confidente. Elle ne l’avait jamais déçu avant, elle ne l’avait jamais trahi. Elle avait toujours fait très attention à cette confiance, à ce lien magique qu’il y avait entre eux. Au point de garder pour elle ses péripéties de l’orphelinat. Elle aurait pu en parler pour le sortir de là, mais elle avait préféré protéger leur amitié. Il l’en remerciait de tout cœur d’ailleurs. Mais là, la situation était totalement différente. Cette confiance changeait du tout au tout. Les sentiments se mêlaient dans l’histoire. Cela pouvait les briser tous les deux. Il avait vu tellement de personne détruite à cause d’une confiance mal donnée. Les causes étaient multiples. Que ce soit de la manipulation, de prendre quelqu’un comme un lot de consolation ou simplement de se tromper sur ses sentiments. Ces simples petites choses étaient de véritables bombes pour un humain. On pouvait mettre des années pour s’en remettre. Et il savait que si Xenia lui faisait cela, il ne s’en remettrait pas. Il le sentait. Il avait eu des doutes il y avait quelques instants, au moment même où elle avouait ses propres sentiments, mais là, il commençait à être sûr de lui. C’était d’elle qu’il avait un peu peur. Elle était la seule personne à vraiment pouvoir le connaître et le consumer de l’intérieur. Pourquoi était-on obliger d’avoir peur des personnes avec qui on voulait se rapprocher le plus ? Pourquoi fallait-il absolument se méfier d’elles alors que son envie première était de ne mettre aucun mur entre eux ? Pourquoi continuer à se torturer alors que l’amour est si proche de nous ? Pourquoi ce cerveau nous oblige à avoir des doutes, sans nous laisser un seul moment de repos ? Pourquoi fait-il tout son possible pour qu’on doute le plus sur la personne qu’on apprécie le plus ? Comment peut-il être aussi diabolique ?

Luke devait sûrement avoir perdu son cerveau. Ses sentiments avaient été plus forts que lui. Il eut soudain peur des conséquences de ces mots. Sur lui. Sur elle. Il avait peur de les regretter, de lui faire croire quelque chose qui s’avérait faux en réalité. Il ne se rendait peut-être pas compte de ce qu’il disait. Pourtant, une joie immense commençait à naître au plus profond de lui. A peine avait-il commencé à les prononcer qu’une volonté se forgeait. S’il voulait créer quelque chose avec la beauté placée en face de lui, il ne pouvait faire autrement qu’abandonner ses doutes. Les relâcher avec ses simples phrases démolissait toute la pression qu’il ressentait. Une force nouvelle montait en lui. La joie et le bonheur effaçaient tout en lui. Voir en plus de cela un sourire grandir sur le visage de Xenia éliminait toute trace d’ombre dans ses pensées. Plus rien ne pourrait le chambouler sur ses sentiments en cet instant. Il y réfléchirait sûrement plus tard. Mais plus tard c’était plus tard non ?

Il sentit tout d’un coup sa tête dans son cou et ses petits bras le serrer contre elle. Il plongea sa tête dans se cheveux et la serra également. Il profita enfin pleinement de sa présence contre lui. Ses battements de cœur s’accélérèrent. Mais il se sentait tellement bien là. Il pourrait y rester des heures et des heures. Ne jamais bouger. La garder contre lui à tout jamais. Cependant, elle en décida autrement. Il sentit ses doux cheveux lui chatouiller le cou avant de ressentir le toucher de ses lèvres dessus. Un petit frisson parcourut son dos. Un frisson de bonheur. Qui s’intensifia quand il répondit à son baiser. Petit, court mais tellement puissant pour lui.
Tu sais, je ne sais pas si tu connais cette chanson. Mon père me la fait écouter quand il m’apprenait le français. C’est une chanson d’Edit Piaf, une moldue, qui s’appelle l’Hymne à l’amour.

Non, il ne connaissait pas. Mais il fallait dire qu’il ne connaissait pas grand-chose au niveau musique. Il n’avait pas pris le temps d’en apprendre plus là-dessus. Il connaissait encore moins la culture française. C’était tellement loin de ses préoccupations. Mais il n’allait pas refuser d’en savoir plus. Surtout qu’il pourrait ainsi entendre le son de sa voix. Il écouta attentivement les paroles. Elles étaient intenses. Cette chanson montrait tout l’amour que pouvait ressentir l’auteur. Peu de personnes seraient capables de faire toutes ces choses pour quelqu’un. Cependant, elle en serait capable apparemment. Hein ? Elle serait capable de tout renier pour lui ? Elle oserait défier sa famille pour lui ? Abandonnerait-elle tout, absolument tout pour lui ? Non… Non, ce n’était pas possible. Si, c’était possible mais que pouvait-il dire ? Que pouvait-il faire ? Ses doutes revenaient en courant. Il se sentait de nouveau démuni. Il n’était pas sûr de pouvoir le faire. Il n’était pas sûr de lui et de ses pensées à ce point. Il n’avait rien à abandonner et pourtant il n’était pas sûr de pouvoir réussir un jour à le faire. Comment pouvait-elle être aussi sûre ? Comment pouvait-elle penser cela dès maintenant ?

Les seuls qui peuvent nous ébranler, c’est nous n’est ce pas ?

Elle visa son point sensible en une phrase. Une simple petite phrase. Lucas doutait. Encore. Mais ses doutes avaient complètement changé de bord. Il ne doutait plus d’elle, de ce qu’elle pourrait lui faire. Il doutait de lui-même. Si elle pensait réellement ce qu’elle pensait, que se passerait-il s’il se trompait ? Comment pourrait-il encore se supporter ? Il ne pouvait pas la détruire. Il ne pourrait pas vivre avec ça sur la conscience. Il ne pouvait pas lui infliger une seule douleur. Mais n’était-ce pas déjà trop tard ? Ne venait-il pas d’avouer ce qu’il avait sur le cœur ? Les risques n’étaient-ils pas déjà pris ?

J’ai aussi confiance en toi

Devait-elle ? Il n’en savait rien. Il était perdu. Pourtant, quand il la regardait, il sentait qu’il ne devait pas. Il sentait qu’il devrait laisser faire les choses. Sur ses sentiments à elle, il ne pensait plus devoir être méfiant. A part si c’était une excellente menteuse, mais ça il savait qu’elle ne l’était pas. Elle était à chaque fois trahie par son don. Quant à lui, cela ne faisait pas des années qu’il rêvait de ce moment par hasard ? Pourquoi fallait-il qu’il réfléchisse à tous les moments les plus importants de sa vie ? Ne pouvait-il pas simplement en profiter ? Non, c’était trop important… Il se sentit d’un coup tiré hors de l’eau. Il se laissa faire, marchant derrière elle. Une fois sur terre et sécher, elle expliqua ce mouvement :

Il ne faudrait pas que tu attrapes froid par ma faute

Il ne put que sourire. Comment pouvait-elle effacer ses pensées aussi facilement ? Une simple phrase toute en décontraction et en bonne humeur et il l’était également. Comme si elle-même était contagieuse. Sa volonté, sa sûreté émanait d’elle pour l’atteindre. Il se laissa faire. Il ne pouvait gâcher ce moment. D’ailleurs, pourquoi le ferait-il ? Il n’avait aucune raison. Il serra les doigts qu’il sentit se mêler aux siens. Ce lien entre eux l’apaisait. Il le rassurait.

Dites moi Monsieur Lucas Crawd, pensez vous que vous pourriez me donner un de ces baisers dont vous avez le secret ? J’en meurs d’envie. C’est un mets tellement délicat, un mets royal digne de mon rang je pense. Alors ? J’attends !

Un petit rire monta dans sa gorge. Elle avait décidément un drôle de pouvoir sur lui. Sa princesse avait déjà de grands pouvoirs à sa disposition. Qu’est-ce que cela deviendra quand elle sera reine ? Il ne valait mieux pas le savoir de suite. Il deviendrait sûrement son esclave. Sauf s’il se révoltait avant ? Il se pencha en avant. Ses lèvres approchèrent doucement vers les siennes. Elles le tentaient. Elles l’attiraient. Elles l’hypnotisaient. Mais, en digne enquiquineur qu’il était, il dévia au dernier moment, les frôla et vint finalement poser ses lèvres jute à côté des siennes. Assez proche pour donner envie mais trop loin pour être atteint. Puis, d’un sourire malicieux, il s’exclama :

Jeune demoiselle, je crois que vous avez oublié ce qu’était la patience. Surtout, une belle princesse telle que vous ne devrait-elle pas se rappeler que ce genre de mets se dégustent ? Ils doivent être goûtés de façon rare et précieuse. Il va falloir vous reprendre !

Puis il l’attrapa d’un coup. Il plaça un bras sous ses jambes et une autre sur sa taille, puis la souleva. Il la tenait dans ses bras de façon à ce qu’elle ne puisse pas s’échapper tout en restant doux. Il marcha lentement tout en la regardant. Son sourire malicieux plus présent que jamais. Il sentit le froid s’insinuer dans ses jambes, mais n’y fit pas attention. Il s’y habituerait rapidement. Il continuait de marcher, s’enfonçant de plus en plus dans le lac. Quand l’eau atteignit sa taille, il s’arrêta. Xenia n’avait toujours pas touché l’eau. Avec un grand sourire, il déclara :

Je crois que vous avez oublié de prendre votre bain. Je ne voudrais pas être responsable de cet oubli, pour rien au monde. Vous me remercierez plus tard !


Puis doucement, tout doucement, il commença par lâcher ses jambes. Il avançait son bras de façon à ce qu’elle tombe dans l’eau progressivement. Il ne voulait pas qu’elle est un choc. Son bras arriva finalement dans son dos. L’autre tenait toujours sa taille. La tenant ainsi dans ses bras, à sa merci, il se pencha de nouveau. Une fois de plus, il ne l’embrassa pas. Il lui fit un petit bisou sur le nez.

Vous ne trouvez pas votre bain trop gelé ?

Non non, il ne la provoquait pas du tout. C’était loin d’être son but. Il lui fit un grand sourire. Puis il finit par s’approcher d’elle pour lui donner son baiser tant désiré. Il la tenait fermement pour qu’elle ne tombe pas. Il fit durer un petit moment ce baiser. Puis, délicatement, il remonta sur son visage avec d’autres baisers, pour atteindre son oreille et murmurer légèrement :

Je ne sais pas si je suis prêt à tous ces sacrifices, mais je sais que je le suis pour construire cette relation. Tu m’as tellement manqué Xeny…

Il la serra dans ses bras en plongeant sa tête dans son cou. Il en profita. Il n’allait pas pouvoir rester là longtemps sûrement…
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Re: Doux rêves d'un crépuscule. (pv Lucas) [Terminé]

Message  Xenia P. Romanova le Mer 1 Aoû - 14:30

Comme disait Edit Piaf, peut importé les problèmes « mon amour puisque tu m’aimes ». Xenia avait la chanson qui tournée en boucle dans la tête. Tous sont être était dans l’euphorie. Alors que le Poufsouffle se penchait vers elle, son cœur battait la chamade. Ses yeux pétillaient, elle était perdue dans ses yeux bleus immenses. Elle pensaient que leurs lèvres allaient s’unir, mais Lucas était bien taquin et au dernier moment, alors qu’elle commençait à fermer les yeux les lèvres du poufsouffle se posèrent juste à la commissure de sa bouche. Xenia rouvrit les yeux et fit une moue boudeuse, cependant ses yeux étaient rieur et ses cheveux d’un blond argenté n’avait pas changer. Elle était toujours heureuse que toute leur péripétie finisse bien au final. Entre ses mots doux, même s’il doutait toujours un peu la touchée et lui donné confiance en elle même. Il lui dit alors : `

Jeune demoiselle, je crois que vous avez oublié ce qu’était la patience. Surtout, une belle princesse telle que vous ne devrait-elle pas se rappeler que ce genre de mets se dégustent ? Ils doivent être goûtés de façon rare et précieuse. Il va falloir vous reprendre !

Elle fit de nouveau une moue, et elle fit une pichenette sur le bout de son nez pour faire croire qu’elle était vexée. Sans crier gare elle se sentit ensuite soulevé de terre. Elle se dit qu’il allait se faire mal en la portant, mais elle oublié souvent qu’elle était aussi maigre qu’un clou et que le Lucas de son enfance était presque un homme aujourd’hui. Ils avaient tous les deux à peu près la même taille mais Lucas était bien plus carré, bien plus musclé qu’elle. Il la portait comme si c’était une poupée de porcelaine ce qui lui fit plaisir. Elle se sentait précieuse comme ça et elle en était heureuse, car pour elle il était tout aussi précieux. Quand elle le vit se diriger droit dans le lac elle commença à faire les gros yeux. Elle savait que l’eau était froide, voire glacé mais cela ne semblait pas l’arrêter. Lui était mouillé jusqu’à la terre et elle restait pour le moment au dessus de la surface de l’eau. Il déclara alors avec un sourire taquin :

Je crois que vous avez oublié de prendre votre bain. Je ne voudrais pas être responsable de cet oubli, pour rien au monde. Vous me remercierez plus tard !

Xenia rigola et en même temps elle était anxieuse face ç l’eau froid. Lucas fut cependant délicat et la mit progressivement. Il lâche d’abord ses jambes. Il la tenait toujours pas la taille. Xenia ne pouvait détacher son regard de lui. Son cœur battait tour à tour la chamade puis semblait cesser de fonctionné comme s’il était paralysé par le bonheur qu’elle ressentait. Elle se disait qu’elle aurait toujours assez de sourire pour effacer le passé. Son visage s’approcha encore du sien elle s’attendait toujours à avoir le baiser qu’elle avait demandé, mais sentant que Lucas voulait encore jouait elle sentie qu’il n’allait pas le faire maintenant. Les lèvres du poufsouffle touchèrent le bout de son nez glacé et elle ferma les yeux pour apprécier le contact de ses lèvres de velours. Il continua ensuite le son cinéma et lui demanda :

Vous ne trouvez pas votre bain trop gelé ?

Xenia rigola et délcara alors au tac-au-tac :

« Je la trouve un peu froid, mais j’ai décidé de voler la chaleur de votre corps pour me réchauffer »

Elle passa ses bras autours de lui et se colla encore plus à lui. Finalement il se décida à enfin l’embrasser. Elle sentie son cœur exploser de bonheur. Elle se sentait tellement bien. Elle oublia l’eau froide autour d’elle. Il n’y avait plus rien qui comptait. Plus rien. Lorsque les lèvres de Lucas s’éloignèrent d’elle, elle en fut presque triste. Elle bougea son nez de droit à gauche en pensant qu’elle aurait pu rester là encore et encore. Elle aurait voulu arrêter le temps.

Je ne sais pas si je suis prêt à tous ces sacrifices, mais je sais que je le suis pour construire cette relation. Tu m’as tellement manqué Xeny…


Elle était prête à tout pour lui. Elle savait que cela serait difficile. C’est pour cela qu’elle voulait que le temps s’arrête. Elle allait maintenant devoir se mesurer à ses parents, surtout sa mère et son grand père. Elle allait devoir, se rebeller pour la deuxième fois de sa vie. Elle avait peur, mais elle savait que si Lucas était là, s’il était près d’elle … Et bien, cela irait. Il la serra contre lui et plongea son visage dans son cou. Elle caressa ses cheveux en y déposant un baiser. Elle murmura alors.

« Ce n’est pas des sacrifices mon amour … C’est tout le contraire… Tu m’as manqué aussi Lulu … Je t’aime. »

Elle se décolla de lui, lui fit un sourire amoureux qui petit à petit devint mutin. Elle allait faire une bêtise sa se voyait sur son visage. Elle attrapa son visage et l’embrassa à pleine bouche sans ménagement, et alors qu’elle l’embrassait l’entourant de ses bras elle l’entra avec elle dans l’eau. La tête sous l’eau elle continua à lui faire un baiser plus que mouillé puis décolla les lèvres et rigola, ce qui fit des bulles avant de remonter à la surface. Quand Lucas fut remonté aussi elle attrapa sa main et l’entra sur le bord. Elle fit passer le bras du Poufsouffle sur ses épaules et passa le sien autour de la taille de Lucas. Elle lui dit alors :

« Rentrons maintenant, si on tombe malade vous ne pourrez plus me servir les délicieux mets dont vous avez le secret. Je sais qu’il faut être patiente pour les avoir, mais j’ai besoin de rattraper tous le temps perdu. »

Elle commença alors à marcher avec lui jusqu’au château. Elle se serait à lui afin de se réchauffer, mais pas seulement. Elle voulait resté coller à lui. Il lui avait horriblement manqué. Elle n’avait pas peur qu’il ne l’aime pas. Elle se disait que c’était peut-être le doux rêve fait au crépuscule et qu’elle allait se réveillée. Elle ne dit rien pendant qu’ils marchaient. Elle le regardait parfois et lui souriait tendre. « Je ne peux pas dire l’effet qu’tu me fais … Y’a qu’un remède pour calmer ça c’est que tu me prennes dans tes bras » pensa Xenia. Encore une chanson française d’amour. Elle voyait a la vie en rose comme on dit.

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On termine là, où tu veux quand même répondre un truc avant ?

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